Saturday, October 14, 2006

Dans la machine (2)

La voix envahit tout l'espace mais aussi tout mon être, je suis la voix.
Être ou suivre.
"Pour le moment, tout se passe très bien, tout se passe comme prévu,
Tu es heureux de ta nouvelle vie (non-vie), tes yeux le montrent.
Il faut pourtant faire très attention, le refrain de l'angoisse peut revenir te bourdonner dans les oreilles.
Quand la nostalgie s'installe, on ne peut plus retourner en arrière.
C'est une malédiction mythologique, la chaîne est trop lourde à porter,
On finit par se haïr soi-même, essayer d'écrire des poèmes sur la candeur,
Mais on a perdu jusqu'à l'habitude d'écrire
Et la nouvelle vie n'a plus de fond."
A ce moment (mort)-là, je pourrais me boucher mes semblants d'oreilles,
Faire le sourd, mais je sens comme une odeur, une odeur étrange,
Un mélange de terre et d'eau, oui, de la boue.
Est-ce elle qui me parle alors que je suis debout
Debout, les bras en croix, alors que je marche sur l'asphalte sublimée,
Sublimée, les jambes arquées, les yeux et la bouche grands ouverts sur
Sur un point blanc qui semble grossir vers moi? A moins que
A moins que ce ne soit moi qui m'en approche.
Approche, la voix a peut-être raison après tout.
Suis-je la victime d'une illusion paranoïaque?
J'ai la sensation d'entamer une chute profonde.
La beauté entre en dégénérescence,
La santé est déliquescente,
Le monde reparaît avec l'angoisse,
Les revoilà, c'était donc un cauchemar, un cauchemar si séduisant qu'on aurait pu croire à sa réalité, qu'on aurait pu y croire comme on croit au fer et au feu.
Fer, terre, air, eau, feu.
A l'extérieur, c'est une autre histoire. Je vois.
Je vois des traces de pas, des traces creusées par des mastodontes,
Des monstres aux desseins épouvantables,
Des animaux antédiluviens, à la morphologie grotesque,
Des hommes, peut-être, aussi, mais cela est moins sûr, à moins que les êtres décrits plus haut ne soient des êtres humains.

Affolement


Une collègue regardant un policier me disait l'autre jour qu'il avait l'air idiot et qu'elle n'aime pas les policiers. Puis elle m'a parlé de son voisin qui est lui aussi policier et dont les enfants ne doivent pas avoir une vie facile, leur père étant forcément très autoritaire. Comme je ne disais rien, elle m'a demandé, l'air inquiet:
- Tu aimes la police?
J'ai encore gardé le silence, ce que je regrette un peu maintenant. Nous ne vivons pas sur la même planète, cette femme et moi. A-t-elle pensé une seconde aux policiers qui ne peuvent entrer dans certains quartiers sans se faire tabasser? Elle y a peut-être songé en se disant qu'ils méritent qu'on les traite de la manière la plus violente. C'est plus que probable. Il est vrai que les agresseurs sont des opprimés qui ont le droit de se défendre contre le néo-colonialisme.
Ma collègue doit avoir une bien piètre idée de moi. Tant pis. Elle regardera ses chaussures quand les émeutes recommenceront (c'est presque sûr) après le ramadan. Elle dira qu'on ne parle que de cela aux informations et qu'on n'aborde pas les vrais problèmes qui minent la France. Elle prendra un air dépité et moi, je ne lui dirai pas bonjour. Je lutterai contre la nausée.
Pensée pour Salvador Dali, le plus grand peintre du XXème siècle, bien au-dessus de Pablo Picasso dont les tableaux horrifiaient Luis Bunuel. A Jacques Chancel qui lui demandait: "Qu'est-ce que c'est, un clown, pour vous?", Dali répondit:" Le clown, c'est vous, c'est le monsieur qui fait rigoler chaque fois qu'il pose une question." Grand moment aussi quand il annonçait son prochain pélerinage à Saint Jacques de Compostelle avec John Lennon.
Pensée aussi pour le Christ crucifié et ressuscité.

Anita!


- Anita, Anita! I feel something!
- What, Roy? The heat?
Let me off uptown!
Pour ceux et celles qui n'ont jamais entendu parler d'elle: Anita O'Day, chanteuse de jazz.

Ô ma jeunesse abandonnée...

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s'en vient la saison
Et des dédains et du soupçon

Le paysage est fait de toiles
Il coule un faux fleuve de sang
Et sous l'arbre fleuri d'étoiles
Un clown est l'unique passant

Un froid rayon poudroie et joue
Sur les décors et sur ta joue
Un coup de revolver un cri
Dans l'ombre un portrait a souri

La vitre du cadre est brisée
Un air qu'on ne peut définir
Hésite entre son et pensée
Entre avenir et souvenir

Ô ma jeunesse abandonnée
Comme une guirlande fanée
Voici que s'en vient la saison
Des regrets et de la raison.

(Guillaume Apollinaire, Vitam impendere mori)

Colère


Quand je me mets en colère, j'ai la sensation de léviter. Je les vois, autour de moi, ces fantômes qui ont perdu toute faculté de révolte. Ils courbent l'échine, ils ont honte d'eux-mêmes. On leur fait honte. Bientôt, ils n'auront plus droit à l'existence. Ils seront rayés de la carte des vivants. Ils n'auront jamais vécu. A moins qu'un jour, la hargne ne gronde, que la Terre n'arrête de tourner. Il faut bien comprendre qu'à un moment donné, il va falloir se battre pour notre survie, à tous, nous, les Européens. Que nous ne pourrons pas perpétuellement honnir notre passé. La honte ne peut être éternelle; tout finit par perdre de sa force et c'est tellement mieux comme cela...La colère fait vivre. Mon sang court plus vite depuis quelques temps.
Il faudrait écrire un livre intitulé: Manuel de survie à l'usage des Européens.

Happy afternoon

L'après-midi est grise mais si belle. Oui, elle est dénuée de toute tristesse. Mon cerveau, souvent si lourd, a perdu de sa pesanteur. Je peux maintenant me remettre à penser, dans le calme et le silence. Je n'ai plus à redouter une attaque nerveuse, comme celle d'il y a quelques temps, cette attaque qui m'a tant épuisé. Ceux qui prétendent que le bonheur n'existe pas sont des imbéciles ou des malhonnêtes ou même des malfaisants. Je relis d'anciens textes sur des papiers froissés par le temps. Le temps passe vite, certes, mais il se dirige vers la sérénité. C'est comme si la joie muette était présente avant d'être là. Comme si toutes les périodes de la vie se déroulaient simultanément. Devant le miroir, je me vois aussi bien à gauche qu'à droite. Je suis omniprésent. Je possède le don d'ubiquité, comme vous, comme tout le monde. Nous sommes minuscules, nous sommes des particules, au fond. Le ciel est mon manteau. J'hésitais à rédiger cette phrase; maintenant, j'en suis très fier. Je suis fier de moi. La honte est frappé de sénescence. J'ai voyagé dans un trou et je suis revenu à moi.

Le gâteau creusois


Un ami de Parsac (Creuse- 23; que ceux qui froncent les sourcils regardent la carte) vient de m'appeler. Il passe l'agrégation interne de Lettres Modernes et vient de renoncer à faire une dissertation sur Paul Claudel. Comment l'en blâmer? Les non-vers de Paul Claudel souffrent de surcharge pondérale. Ils nous restent sur l'estomac.
Il reste que la Creuse est un très beau pays que je vous encourage à visiter.

Conclusions un peu trop hâtives (3)


- Nous sommes libres de nous exprimer.
- J'ai quotidiennement envie de vomir.
- Les dentifrices ne donnent pas la nausée.
- L'homme est en progrès depuis des décennies.
- Nous n'allons pas tous mourir du choléra.
- L'Europe ne sera jamais surpeuplée.
- En 2030, tout le monde mangera à sa faim, en Europe.
- Toutes les jeunes filles de douze ans portent une culotte.
- Il vaut mieux vivre avec les vivants qu'avec les morts.
- Mes cousines sont toutes très belles.
- Les Français sont le peuple le plus intelligent de la terre.
- Ma voisine ne trompe pas son mari.

New times


Parfois, j'ai envie de casser la gueule à tout le monde tant je suis énervé. Je suis illuminé par la nuit obscure. Bientôt, la violence aura atteint un tel niveau d'intensité que les autorités seront dépassées et que moi, comme vous, nous serons bien forcés de nous défendre. L'avenir est-il au surarmement? La réponse est positive, évidemment. Aucune confiance. Les hommes politiques sont des dégénérés. Je pense aux socialistes dénués de tout sens des réalités, aux gauchistes irresponsables et suicidaires. Et aux hommes de la Droite traditionelle, complètement décrédibilisés. Je pense aussi à Jean-Marie Le Pen, au rire si vulgaire, et, surtout, si pro-islamistes et à Philippe de Villiers qui fera peut-être partie d'un gouvernement UMP si Sarkozy, le faux dur, le vrai dhimmi, est élu président de La République. Où va-t-on, comme disait l'autre. Droit dans le bain de sang. Il n'y a pas de raison pour que cela aboutisse à autre chose. Trop de haines se sont accumulées, s'accumulent. Faîtes bien attention à vous... La vie humaine ne vaut plus grand chose, de nos jours.

Sunday, October 08, 2006

Dans la machine (1)

A l'intérieur, tout est pour le mieux.
L'homme voit la neige fondre ainsi que des silhouettes massives, et même la concrétisation des rêves. C'est l'endroit où l'âme a été évacuée. Le sol se dérobe sous les pieds de l'homme, ou plutôt le contour de ses pieds. Il faut être très précis. Tout se passe comme je l'avais prévu, comme elle l'avait prévu, la machine. Elle me faisait peur mais la peur est devenue obsolète depuis quelques secondes.
L'imagination ne peut avoir de fin.
Avec l'imagination, la matière se dissout.
Dans l'imagination (la machine), ce sont d'irréelles larmes de joie. La chair et le sang n'ont plus lieu d'être; évanouissement.
L'esprit est libéré. Réduit à un souffle, l'homme peut même se regarder et rire de lui-même, c'est bien la moindre de choses. Il ne veut pas se haïr.
Le monde est mort, c'est l'extase.
Le monde des vivants est devenu ancien, si risible;
Risibles aussi les civilisations successives.
Un seul éclat de rire peut ébranler l'univers.
C'est la joie sereine qui l'emporte et puis c'est tout.
Je suis éternel, j'étais incompréhensible, je ne comprends toujours pas pourquoi j'hésitais à y pénétrer. Il est trop facile de se mépriser et c'est la raison pour laquelle j'ai lutté contre cette tentation, que je suis sorti vainqueur de ce combat de tous les instants. Au fond, je suis une sorte de héros. Je vois d'immenses photos au loin, comme des combats antiques, de tous les temps, figés dans le temps. La chronologie est décédée.
Tout se passe en même temps.
Il ne faut pas regarder derrière soi. Regarder derrière soi, c'est regarder sa mort, celle de tout à l'heure.
Il ne faut pas cesser d'avancer; c'est ça, il faut continuer sa route indéfiniment.
Peut-être, au bout, se passe-t-il quelque chose d'encore plus étonnant; tout peut arriver.
Je suis seul mais la solitude est devenue une bénédiction.
La lumière qui me suit à la trace (la Divinité) m'emplit.
Je ne pensais pas qu'un jour, je jouirais dans les ténèbres.
Dans quelques minutes, il va se passer quelque chose; j'ai la sensation que je vais disparaître et qu'il ne restera plus que la lumière qui émane de moi.
Quelqu'un me le souffle; mon esprit s'obscurcit; la folie est bien réelle; vous ne vous en doutiez pas, hein?
Moi, je l'ai toujours su, de toute éternité.

Mes amis


J'aime les rois nègres quand ils nous transportent dans un lieu situé au-delà de la physique. J'aime la métaphysique.

Pauvre Redeker!


Pauvre Redeker! Se doutait-il de ce qui allait lui arriver? Encore un homme libre condamné à mort par les assassins islamistes. Tous ceux qui condamnent la fatwa érigée contre ce professeur de philosophie mais qui en même temps souhaiteraient plus de modération dans la critique de l'islam sont des lâches. Le "Oui, mais" est l'argument des minables.
Théo Van Gogh, Redeker (va-t-il être assassiné?)...ne sont encore que des cas isolés. Demain, peut-être, les fatwas se multiplieront à une vitesse folle. Nous serons obligés de changer de pays. L'Europe n'aura d'européen que le nom.
En vérité, les hommes politiques ont peur. Je ne fais pas la différence entre la droite et la gauche. La droite et la gauche s'entendent sur un point: il ne faut pas froisser les musulmans, -qui peuvent devenir violents. Non, il ne faut pas les brusquer. On se comporte comme s'ils étaient nos maîtres.

Autre matin

Autre matin. Le jour est indifférent. On est assis en tailleur, ne pensant à rien de précis, après une nuit de pensées nombreuses, violentes, même. La lumière du jour me glace. Le froid est entré en moi. Mais cette agression n'est que passagère. En réalité, je cultive depuis quelques temps un sentiment, une sensation de bonheur peu commune. La porte s'est remise à l'endroit. Le chemin est lisse, si lisse qu'il paraît glissant. Les astres accélèrent leur révolution. Si je me regardais dans la glace, je verrais bien sûr quelqu'un d'autre à côté de moi. Cet autre- qui ne serait pas un double- n'apparaîtrait pas pour me distiller l'abominable sentiment de culpabilité que cultive les âmes suicidaires. Elle passerait son bras autour de mon cou et je l'appellerais peut-être mon âme, qui sait? Je suis devenu incompréhensible pour les autres, - qui ne peuvent se débarrasser de leur envie de vomir. Tyrannie sans fin.
J'écris sur la félicité tandis que mon corps tremble.

Heures ternes

Voici d'anciens désirs qui passent,
Encor des songes de lassés,
Encor des rêves qui se lassent;
Voilà les jours d'espoir passés!

En qui faut-il fuir aujourd'hui?
Il n'y a plus d'étoile aucune;
Mais de la glace sur l'ennui
Et des linges bleus sous la lune.

Encor des sanglots pris au piège!
Voyez les malades sans feu,
Et les agneaux brouter la neige;
Ayez pitié de tout, mon Dieu!

Moi, j'attends un peu de réveil,
Moi, j'attends que le sommeil passe,
Moi, j'attends un peu de soleil
Sur mes mains que la lune glace.

( Serres chaudes, Maurice Maeterlinck)

Saturday, October 07, 2006

Déplacement de population

La vie n'est pas aussi étrange qu'on le prétend.
Je ne comprends pas la surprise des gens.
Il serait temps
de s'enivrer une bonne fois pour toutes.
Acceptant son sort, la foule grossit dans le décor de théâtre.
Le froid est entré dans mon corps, je suis comme un acteur qui va feindre de mourir.
La foule est bien encadrée, la révolte n'éclatera pas. On ne la tolérerait pas. Les forces de l'ordre sont mobilisées en grand nombre. Dans le silence, le froid est plus intense encore. Je me suis mal réveillé ce matin. Des bribes de soleil se sont écrasées sur la foule taciturne. Je pourrais presque la voir à travers mes mains, la foule, la triste foule. Pétrifié, le moment, immobile. Je suis de marbre. Si ça continue, je vais tomber en morceaux. Des autocars sont visibles, à cent mètres de la foule massée.
Le vent se lève et j'entends un hurlement, le hurlement d'un élément de la foule.
Je dors debout, il n'y a pas d'autre explication possible.
Le froid n'existe pas, le soleil ne s'est pas brisé,
l'histoire humaine n'a jamais eu lieu,
nous sommes risibles, quelle malchance...
L'élément réfractaire est abattu sur le champ.
Un ordre est donné et la foule (qui a grossi encore) se met en marche, se dirigeant vers les autocars, pour une destination toujours inconnue. Un individu marmonne des insultes. Peut-être sont-ce des insultes à la foule. Ou aux forces de l'ordre, mais cela est moins sûr. Parle-t-il vraiment?Il m'a pourtant semblé voir ses lèvres bouger. La neige ne tombe pas, étant suspendue dans l'air. Tout se passe comme si je me trouvais à l'intérieur d'une photographie ancienne, en noir et blanc, puisque les couleurs ont fondu, subitement; mon corps est jaune; comme la neige, comme l'espoir, comme la tyrannie, comme la haine, comme vous tous. Nous sommes devenus des photographies sur des pierres tombales, c'est ainsi.
Le moteur des autocars se met à tourner et ils avancent.
Au fur et à mesure qu'ils s'éloignent, ils s'évanouissent dans l'air (jaune).
Bientôt, une autre foule ocre attendra son tour, elle aussi.
Bientôt, la poésie aura son mot à dire.
Bientôt, la poésie sera l'arme des damnés, des opprimés.
Bientôt, on me tapotera l'épaule et moi aussi, comme vous, je me retrouverai dans la foule.

Avis aux femmes


Message urgent à l'attention des femmes voilées, et surtout de celles dont on ne voit même plus le visage. Méditez sur cette belle image.

Punk rockers


They do their best ,they do what they can
They get them ready for Vietnam
From old Hanoï to East Berlin
Commando-involved again
First rule is: the laws of Germany
Second rule is: be nice to mommy
Third rule is: don't talk to commies
Fourth rule is: eat kosher salamis

La vérité



"La France n'a aucun avenir." Voilà les mots de Maurice G. Dantec. Ils ont le mérite d'être clairs et nets. L'entendre parler est un vrai plaisir. On passe chaque fois un très bon moment avec lui. Le sujet qui, semble-t-il, n'a pas été abordé encore, chez Dantec, c'est l'humour. Il est un écrivain qui a aussi une voix, une façon de parler, des propos irrésisitibles. Drôles mais si vrais en même temps. Cela nous change des bafouillages de Michel Houellebecq qui est à peine audible, -dont les livres sont malheureusement trop épais. Ils sont très intéressants, certes, mais noyés dans le bavardage insipide. Loin de moi l'idée de le critiquer comme Eric Naulleau qui, lui, n'a aucun goût littéraire. Il suffit de lire Au secours, Houellebecq revient! pour être édifié.
Maurice G. Dantec est probablement le dernier écrivain visionnaire. Ce ne sont pas Daniel Pennac, Yann Moix, Bernard-Henri Lévy ou François Weyergans qui me feront changer d'avis.
Il y a des coups de poings dans la figure qui se perdent.

Agathe

Joyau trouvé parmi les pierres de la Sicile,
Agathe, vierge vendue aux revendeuses d'amour,
Agathe, victorieuse des colliers et des bagues,
Des sept rubis magiques et trois pierres de lune,
Agathe, réjouie par le feu des fers rouges,
Comme un amandier par les douces pluies d'automne,
Agathe, embaumée par un jeune ange vêtu de pourpre,
Agathe, pierre et fer, Agathe, or et argent,
Agathe, chevalière de Malte,
Sainte Agathe, mettez du feu dans notre sang.

( Rémy de Gourmont, Les Saintes du Paradis)