Tuesday, November 04, 2008

Note de lecture



J'ai hésité à l'acheter, je l'ai acheté, j'ai pensé que je le regretterais, je ne l'ai pas regretté. La correspondance entre Houellebecq et Lévy, ces ennemis publis, ces sortes de Mesrine et de Spaggiari de la littérature, ne m'a pas ennuyé. Il est vrai que les soucis familiaux de Houellebecq avec la mère Ceccaldi, ce débris dégueulasse du baba-coolisme, m'indiffèrent complètement. Dans toutes les familles, il y a des histoires écoeurantes. Je pourrais rédiger un livre épais sur ma famille ahurissante. Je l'intitulerais: "Dictionnaire de l'infâmie." Mais parfois, on lit des passages tout de même drôles, comme lorsque Houellebecq dit qu'il ne retrouve sa lucidité qu'en faisant ses comptes ou sa valise. Il doit considérer comme une grande force que Bernard-Henri Lévy n'ait pas d'humour. Pour moi, c'est la preuve flagrante d'un égo qui sent mauvais.
Par contre, Houellebecq n'est plus drôle quand il considère la littérature de L.F. Céline comme surfaite et que, trente lignes plus tard, il fait l'éloge des Chants de Malodoror, monument de littérature surfaite. Non, ce n'est plus drôle, c'est même sinistre. Je n'ose conclure que Michel Houellebecq est un imbécile.

Des larmes en direct



Tout est prétexte, pour les hommes politique de merde, à se montrer sous leur meilleur jour. Nous savions déjà que Barack Obama était un homme d'une générosité exemplaire, un exemple planétaire de compassion pour les plus démunis, une sorte de saint, au fond, que ces connards de Républicains insultent de socialiste. La Mère Térésa du hamburger frites. A propos de hamburger, si on examine attentivement Obama, avec objectivité (Je sais, c'est dur, cet homme est si bon, d'une bonté presque émouvante), si on examine bien sa tête, on conviendra qu'il y a une perfection dans sa tête de noeud. J'avoue avoir rarement vu une tête de con aussi saisissante. Mais peut-être a-t-il un programme, je ne sais pas, il faudrait peut-être demander à Michel Denisot.
Mais je m'égare, ce que j'écris n'a pas grand chose à voir avec le titre de ce message. Tout est bon pour paraître un homme bon, même les larmes. En effet, n'avez-vous pas été bouleversé en apprenant qu'Obama a pleuré en direct en évoquant la mort de sa grand-mère, qui, suprême injustice de la vie, est morte sans savoir si son chéri serait président. La conclusion s'impose d'elle-même: Barack Obama est un grand homme.

La panique de Sarkozy


Nous ne savons pas tout de nos célébrités mais, parfois, on en apprend de belles sur les terreurs intimes, datant de l'enfance, probablement, de certaines autorités et surtout de notre chef suprême, le roi de l'Europe, Nicolau Sarkozyu. Il semble que sa plus grande angoisse soit d'être victime d'un envoûtement. Sarkozyu ensorcelé, ce n'est pas drôle. Oui, il semble que certains de ses ennemis acharnés en appelle maintenant aux puissances occultes pour faire disparaître cette incarnation du diable. Il semble que même les forces du mal se révoltent contre le Satan de l'Elysée. On imagine Sarkolescu tremblant, secoué de tics nerveux, se prenant le cou à deux mains, tenaillé par l'angoisse et Carla, cette mauvaise berceuse, essayer de le rassurer. Il ne doit toujours pas bien dormir, n'ayant pu interdire la vente de la statue vaudou à son effigie. Qui sait, Sarkolescu disparaîtra peut-être un jour de manière inexplicable. Inexplicable, dis-je, mais on saura bien comment. Sarkozy anéanti par un envoûtement. Ou transformé en zombie.
Quant à Ségolène Royal, dont l'effigie est en vente également, il n'y a rien à faire. On ne peut imaginer qu'un contre-envoûtement soit efficace pour elle, tant son cas est désespéré. Nico, tu peux essayer, toi. On ne sait jamais. Tu es peut-être même plus fort que les puissances infernales.

Conclusions un peu trop hâtives (74)

- Il paraît que Carla Bruni, si figée d'habitude, a bougé une oreille.
- On ne peut imaginer Ségolène Royal à la tête d'une secte apocalyptique.
- Il parait que les textes de Houellebecq chantés par Carla Bruni sont des chefs-d'oeuvre.
- Il paraît que Barack Obama est plus intelligent que Bush.
- Il paraîtrait même que Christine Lagarde s'est aperçue qu'elle est une courge.
- Une rumeur court, selon laquelle Besancenot n'est pas un étudiant attardé.
- L'air est de plus en plus respirable en France.
- Il paraît que Sarkozy ne veut pas être à vie le maître de l'Europe.
- Eric Woerth ne peut attirer que la sympathie.
- Julien Dray est toujours candidat, cette nouvelle cosmique n'aura échappé à personne.
- On va continuer de toucher notre salaire, la récession va être neutralisée.
- Il paraît que le 4 novembre sera une journée révolutionnaire aux Etats-Unis. Pourquoi pas une fête nationale?

Victoire de la connerie




Il paraît que si Obama perd les élections, il sera une victime du racisme. Y aurait-il une autre explication? D'après les médias, surtout français, bien sûr, les Etats-Unis se divisent en deux: les Démocrates et les racistes. Les partisans de Mc Cain dans les états du sud des USA ont beau dire qu'ils n'ont rien contre la couleur de peau d'Obama, rien n'y fait, ils sont racistes. La proportion de gens qui voient plus loin que leur nez, en France, est très réduite -et se réduit de plus en plus. A tel point qu'on éprouve une sorte de honte à appartenir à cette peuplade qu'on nomme les Français, et qui pratique une connerie abominable. De toutes façons, ce qui compte, mettez-vous bien ça dans la tête, ce n'est pas le programme de Mc Cain ou d'Obama, c'est leur appartenance ethnique. Comme, naguère, ce qui comptait en 2007, ce n'était pas les idées (avoisinant le néant) de Ségolène Royal, la Déesse de la Fraternité, c'était son appartenance au sexe féminin. Gageons que si Delanoë se présente à la Présidentielle en 2012 et qu'il est battu, c'est parce que la plupart des Français sont homophobes. Ceux qui doutent de cette vérité sont des fascistes ou, pire, des fascistes qui s'ignorent. Oui, il y a des nazis qui ne savent même pas qu'ils le sont. Demandez à n'importe quel énergumène de Canal+, pour donner un exemple caricatural, il vous confirmera cette évidence. De même que Le Canard Enchaîné, cet organe de vérité.
La France est devenue une abomination.

Saturday, May 31, 2008

Les phénomènes de foire



Non, je n'en finirai jamais avec le blog. J'ai encore la liberté de le poursuivre et j'en profiterai, de ma liberté. Je ne sais pas encore jusqu'à quand. Mais je ne vais pas me plaindre; j'ai plutôt envie de rire ce matin. Il y a des têtes de noeud qui engendrent l'hilarité. Pour donner un exemple saisissant, un exemple frappant de perfection dans la tête de noeud, j'évoquerai Jean-François Copé, dont l'infatuation peut, j'en conviens avec vous, parfois donner la nausée. Non, je vous en prie, ne le comparons pas à une fouine, respectons la faune qui, elle, n'a jamais l'air de se foutre du monde. Regardez-la, admirez la tête de Copé, une sorte de cible de fête foraine sur laquelle on lancerait des fléchettes. Bingo pour celui qui la frapperait entre les deux yeux! Oui, il faut voir Copé comme un phénomène de foire. Un phénomène dont l'odeur nauséabonde n'aura échappé à personne, je l'espère. Ce connard n'a aucune espèce de culture. Du reste, je suis persuadé qu'il ne sait même pas qu'il a un homonyme. C'était un poète de la fin du XIXème siècle, un certain François Coppée que cette époque de slammers merdiques a complètement oublié et qui écrivait "Volupté des parfums!-Oui, tout odeur est fée." Il s'y connaissait en parfums. Par contre, il n'est pas du tout sûr que Copé (avec un p et sans e à la fin) se rende compte de sa puanteur.
C'était la rubrique: "Florilège de têtes de noeud". La prochaine fois, nous évoquerons le splendide Henri Weber.

Saturday, April 12, 2008

Soyons justes



On va me peut-être me dire (pas mes collègues bien sûr; l'un d'eux me disait hier, d'ailleurs: "J'ai toujours été à gauche.") que je suis injuste, que la mère Ségolène est bien pire que Sarkozy, que je ferais mieux d'arrêter d'ironiser. Comment faire autrement? Tout à l'heure, j'évoquais l'aigle impérial mais, je sais, il faut parler, et c'est très urgent, de sa compagne, de la candidate de l'amour, du vautour deux-sévriens qui, lui aussi, va très prochainement atteindre le Nirvana. En effet, comment en douter quand on sait que la pauvre Ségolène est une femme d'une profonde sagesse? Ne le montre-t-elle pas en refusant d'envisager un recours contre ses deux anciennes employées qui ont déposé plainte contre elle? Des menteuses, bien sûr, qui assurent qu'elles n'ont pas été rémunérées par Jeanne d'Arc qui, elle, affirme, qu'elles les a licenciées en 1997. Comment ne pas la croire? Elle est au-dessus de la mêlée. La tranquillité de sa force ne doit pas faire de doute. De même que son honnêteté. L'honnêteté de Mitterand en tailleur. On n'en sort pas. Heureusement que je ne suis pas dépressif...

L'aigle royal

Certains latinistes modernes préfèrent dire que Sarkozy a vécu. Entendons-nous, l'ancien Sarkozy, le remuant, le type bourré de tics qui s'amusait à choquer les bonnes consciences de gauche, ces moralistes de profession, dont le torse recommence à gonfler depuis les municipales. Il faut dire que Sarkozy a eu, et c'est tellement mieux pour la France, un moment de lucidité et, lors de ce moment de lucidité, il s'est dit: "Mitterand, c'est ici le chemin." Et c'est pourquoi, ses conseillers et ses ministres s'en sont tout de suite aperçus, il a décidé de prendre de la hauteur. Nicolas Sarkozy, cet individu sans aucune espèce de culture, a changé. Même Brice Hortefeux s'en est rendu compte, c'est vous dire. Nicolas, une sorte d'aigle impérial, comme l'était le non-regretté Mitterand. Du reste, on le dit clairement:"Nicolas fait du Mitterand." Il prend son temps, il cultive la force tranquille, il pense sereinement à la présidence de l'Union Européenne. Nico est bien conscient que c'est en prenant son envol qu'on peut développer une vision de l'avenir. Il doit bien connaître ses classiques de merde. Soyons sûrs qu'il a toujours en tête et même en se rasant cette sentence inoubliable de Mitterand: "Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l'avenir." Un vrai styliste le chef pourri de l'état faisandé, un styliste qui avait dépassé Baudelaire, un styliste maniant l'art de la répétition. Un styliste qui gouverne depuis 27 ans, maintenant.

Saturday, March 01, 2008

Qu'est-ce qu'on va devenir?

Un jour, j'avais dit à des cinéphiles hautains que le Festival de Cannes puait (et pue toujours) la merde. Les têtes de mes interlocuteurs s'allongeaient, surtout la tête d'une admiratrice d'Antonioni et Claude Sautet (les artistes de l'ennui), qui me dit qu'il n'y avait pas assez de films chinois à Cannes, voulant me faire comprendre que les Asiatiques étaient victimes de discrimination. Les organisateurs du Festival sinophobes? Je rirais si je n'étais pas de mauvaise humeur. Oui, de mauvaise humeur. Ce n'est pas l'Oscar attribué à Marion Cotillard qui me fait grimacer. Ce n'est même pas Edith Piaf, ce génie français de la chanson (qui a conduit l'art du cri à sa perfection) qui me met dans cet état. C'est cette prétention qui consiste à s'imaginer qu'on a quelque chose à dire. La palme d'or du vide, je la donnerais sans hésiter à cette abrutie de Marion Cotillard, une fervente adepte de la théorie du complot (Ce sont ses mots) qui sait pertinemment que les attentats du 11 septembre n'ont jamais eu lieu. Ne parlons même pas du voyage sur la lune. Ceux qui n'ont pas encore compris que les Américains jouaient les astronautes sur un plateau de télévision sont des idiots. D'ailleurs, nous avons une nouvelle preuve que les chambres à gaz n'ont jamais existé. Vous rendez-vous compte? Une fausse juive qui a fait croire au monde entier qu'elle avait survécu avec les loups! Nous venons d'apprendre que Misha Defonseca s'appelle en réalité Monique De Wael. Mais Faurisson qui sait tout, qui a tout compris le savait, cela. Encore une fausse rescapée de la shoah, encore une preuve que les chambres à gaz ne sont que de la propagande. Que pense le maître à penser des antisémites du débarquement en Normandie? Une nouvelle théorie semble voir le jour, la théorie selon laquelle le débarquement allié n'a jamais eu lieu. Il faudrait poser aussi la question à Michel Bounan.

Sunday, February 17, 2008

Non-regrets éternels



Je sais, on va dire (Si j'ai quelques lecteurs; j'en ai au moins un.): "Enfin, il reprend son blog! Qu'est-ce qu'il lui était arrivé?" Pas grand chose, un peu de flemme, et surtout, je crois, beaucoup de lassitude. Me revoilà donc! Me revoilà pour évoquer la mort du plus grand chanteur à la con de tous les temps, Henri Salvador. Il a tiré sa révérence, comme disent les types négligeables, à 90 ans. Il faut croire que ce sont les pires énergumènes qui vivent le plus longtemps. Il a été enterré hier, ce faux sympa répugnant, dont on se demande comment il n'attrapait pas des crampes d'estomac, tant il se forçait à rire. Un vrai philosophe, ce mauvais chanteur, un philosophe du rire. N'oublions pas son inoubliable aphorisme de merde: "Faut rigoler!" Seulement, moi, il ne me faisait pas rire. Chaque fois que je le voyais, je sentais une grimace se dessiner sur mon visage. L'homme du rire, l'homme des bons sentiments, le type de "la chanson douce" et du lion qui était mort ce soir.
On ne peut pas regretter un individu de cet acabit. On ne peut même pas se réjouir qu'il ait fait le grand saut. Non, je suis complètement indifférent à la mort de Henri Salvador. On devrait graver sur du marbre: "Non regrets éternels". Ou bien, mieux encore: "Indifférence éternelle." Il paraît qu'il y avait foule hier pour l'enterrement du dernier grand poète du rire.

Saturday, January 26, 2008

Conclusions un peu trop hâtives (73)

- Il paraît que Mélanchon a arrêté de dire:"J'ai tout compris.", quand il se regarde dans la glace.
- Il paraît même que Delanoë va arrêter de se croire profond.
- C'est vraiment une magnifique idée d'inviter des anciens résistants déportés dans les collèges de banlieue.
- Il paraît que le boucher des Minguettes qui sert des longes de porc va continuer de survivre.
- Jacques Attali ne se dit pas tous les matins: "Je vais changer la face du monde."
-Il est faux de dire que Rachida Dati porte un masque de cire.
- Georges Frèche, cet homme qui pue la merde, ne mérite pas le poteau d'exécution.
- Une rumeur court, selon laquelle Delanoë est un homme charmant. La rumeur semble bien fondée.
- Une rumeur court, selon laquelle Besancenot est un vrai homme du peuple. Encore une rumeur fondée!
- Hugo Chavez, à la prochaine élection présidentielle, n'a aucune chance d'être le chef de l'état français.
- La nuit n'est pas tombée sur nous, définitivement.
- S'abstenir de voter n'est pas un acte citoyen. Les abstentionnistes sont des adeptes d'un pouvoir fort.

Le monstre de la lande



Il y en a qui voient loin. Il y en a même, autour de moi, qui ont des objectifs chiffrés pour 2011. Oui, pour 2011, alors que peut-être, il y aura belle lurette que la troisième guerre mondiale aura éclaté. Je remarque, d'ailleurs, que, depuis un certain temps, ceux qui attendent avec impatience 2011 contemplent l'horizon. Mais ils ne sont même pas drôles. Ils me font grimacer. A ce propos, j'ai commencé, il y a quelques temps, un poème intitulé "La Grimace". Il serait temps que je le mette en ligne.
Non, il faut arrêter de regarder l'avenir (qui sent de plus en plus fort la pisse de chat; que les chats me pardonnent; je les respecte). Le présent est accablant. Sarkozy est président; Carla Bruni est la première dame de France; Dominique Perben se présente à la mairie de Lyon; Jacques Attali est encore vivant; les chevilles de Julien Dray gonflent de plus en plus; Delanoë me donne toujours envie de vomir; les voitures crament toujours; Mélanchon sent toujours la merde; la vie est devenue invivable. Coincé entre les émeutiers et le sarkozysme, le pays est devenu un vrai cauchemar. La grimace se dessine à nouveau sur mon visage. On ne peut rien contre la grimace. Elle vous tombe dessus et on ne peut pas s'en débarasser. C'est ainsi.

Sunday, December 09, 2007

Mon ennemi personnel



Disons-le clairement. Il y a des bonheurs répugnants, surtout ceux vécus par notre cher président de la république (qui n'est pas fou, comme on le dit, surtout ce mauvais de Jean-François Kahn; c'est un vrai cynique, dans la lignée de François Mittérand). Hé oui, mesdames et messieurs, Sarkozy est heureux d'accueillir Mouhamar Kadhafi, le défenseur des opprimés terroristes, et il le dit: "Je suis très heureux de vous recevoir à Paris. " Encore un effort, Nico, et tu arriveras à tutoyer le pantin sinistre à lunettes. (Entre parenthèses, j'imagine très bien Kadhafi avec un sifflet et un canotier danser sur du Laurent Garnier, ce Dj de génie; c'est un paradoxe, oui.)
Le défenseur des faibles humiliés par l'ONU exige qu'on dédommage les peuples asservis par les colonialistes, dont on ne répétera jamais assez que tous leurs problèmes actuels proviennent de la période coloniale. C'est une évidence que, bien sûr, les racistes ne peuvent accepter. Ces racistes qui méprisent les plus faibles, les plus faibles qui deviennent terroristes. Mais le terrorisme n'est-il pas l'expression du désespoir? Le désespoir des hommes écrasés par les Américains et la juiverie internationale. Nicolas Sarkozy est un salaud.
Même ses ennemis (risibles; j'ai encore vu la pauvre Ségolène jeudi soir à la télévision; elle débitait sans se fatiguer des pages et des pages apprises par coeur) lui trouvent des qualités. Non. Ils se trompent. Il semble bien que certains êtres n'aient aucune qualité. Et en premier lieu Sarkozy (dont la tête d'abruti, parfois, est remarquable).

Saturday, December 01, 2007

Ils sont vraiment mignons

On n'en finira donc jamais. La susceptibilité des musulmans est renversante. Je crois déjà avoir évoqué l'extrême sensibilité de ces vrais croyants. Encore une histoire qui prouve que l'on doit faire preuve de délicatesse avec les fidèles de la divinité. Une institutrice britannique (dont on peut se demander ce qu'elle fait dans un pays de merde comme le Soudan) a eu la bonne idée de demander à ses élèves, des enfants d'environ sept ans, de donner un nom à un nounours. L'unanimité s'est tout de suite faite autour du nom Mohamed. Elle ne se doutait pas qu'elle commettait une grave offense, un crime. Ne savait-elle pas qu'il est interdit de représenter le prophète? On le lui a vite fait comprendre. Elle est détenue par la police à Khartoum et risque la flagellation. On a manifesté contre elle, contre cette blasphématrice, on a demandé, hurlé sa mort. Les fous d'Allah n'en pouvaient plus. Ils ne supportaient pas qu'un être inférieur, une femme par-dessus le marché, les insulte. Mais il faut tout de même dire une chose.
N'est-ce pas une faute de goût d'appeler Mohamed un être aussi attendrissant qu'un nounours? Gillians Gibbons ne sera plus en sécurité maintenant, et même en Angleterre, où la proportion de barbus extrêmement pointilleux est alarmante.

Cessons de haïr les charretiers



Depuis sa création en 1984, la chaîne Canal + a changé le paysage audiovisuel français, il faut bien le reconnaître. Depuis 1984, l'impertinence s'est installée en France, dont le visage a changé. Plus rien ne sera comme avant, comme on dit. Avant, on subissait Roger Gicquel; maintenant, (depuis des décennies, en réalité), on peut profiter de la présence quotidienne du maître incontesté de la télévision rebelle, de la connerie sur pattes qu'est Michel Denisot. Ne le boudons pas. Ses invités sont de marque; rendez-vous compte: Charlotte Gainsbourg, Yves Jégo ou Joey Starr. Et même Fadela Amara, dont le vocabulaire ne semble pas s'être enrichi depuis son plan anti-glandouille; mais ne la critiquons pas. Elle a son franc-parler, comme disent les révolutionnaires cathodiques. Hier ou avant hier (Je ne sais plus; j'ai appris cela par hasard; j'ai la faiblesse d'être dégoûté par Le Grand Journal, de ne pas regarder ce grand moment quotidien.), elle a lancé cette formule qui a dû faire frémir les amateurs de sentences, de La Rochefoucauld ou Chamfort. Peut-être passera-t-elle à la postérité. Jugez-en par vous mêmes. Elle a eu ces mots savoureux: "J'en ai rien à foutre, foutre la merde, je m'en fous." Certains stylisticiens appelleront cela un polyptote. D'autres, un langage de charretier. Ce qui est une vraie injustice.
Cessons donc de haïr les charretiers. Comme s'ils étaient les seuls à user d'un langage de merde... Elle parle comme un charretier! On peut à bon droit casser la figure de celui qui use d'une expression pareille. N'oublions pas que les amateurs de formules toutes faites ont une activité cérébrale extrêmement lente. C'est la mort cérébrale.

Sunday, November 25, 2007

Question d'honneur



Je le sais et je le déplore moi aussi: l'honneur est une vertu qui a vécu, comme disait les Latins. Mais certains cultivent encore cette vertu devenue rare. Prenez l'exemple d'Alain Delon (qui, pour moi, est tout sauf un acteur, qui est plutôt une sorte de petit con ayant bénéficié de son physique avantageux, surtout au début de sa carrière). Il se rebelle contre l'entourage de Nicolas Sarkozyescu. Admirez un peu la fulgurance de sa pensée quand il traite les collaborateurs du président de "charlots de l'Elysée." Ah, il ne se laisse pas faire, celui qui n'a jamais joué mais plutôt surjoué ses rôles! Il se console tout de même en pensant que si finalement, il n'est plus du voyage présidentiel en Chine, son cher Nicolas n'a rien à voir avec les combinards qui gravitent autour de lui. Il se console aussi en pensant que Sarkozysescu va tancer d'importance ceux qui ont osé méprisé le plus grand acteur français de tous les temps. Il sait que "oreilles vont chauffer." Il ne se fait pas de souci là-dessus.
Un phénomène, Delon. Je ne saurais trop conseiller les oeuvres complètes d'Alain Delon (qui était déjà consternant dans "Mélodie en sous-sol"; il faut dire que l'art de Henri Verneuil a souvent atteint les bas-fonds), surtout la période José Pinheiro dont le talent immense ne pourra échapper qu'à ceux qui jalousent lé génie delonien, tout en nuance, tout en finesse. Je suis sûr que le champion du pouvoir d'achat de l'Elysée est de mon avis.

Saturday, November 24, 2007

Ti amo ou la divinité pourrissant



J'avoue que c'est très dur d'entendre Umberto Tozzi dans un bus bondé de femmes voilées et occupé par quelques barbus lourdauds en basket qui semblent prêts à en découdre et tout de suite. C'est ce qui m'est arrivé jeudi dans le bus, que j'avais attendu un quart d'heure, sous la pluie. (A ce propos, on se sent plus humble à l'arrêt de bus qu'au volant de sa voiture.) A un moment donné, je chantonnais Ti amo ti amo, la tête contre la vitre où coulait la pluie. J'étais triste. Mais pas la colonie d'islamistes silencieux semblant dissimuler ou comploter quelque chose. J'étais le seul specimen d'infidélité dans le bus, je tiens à le noter, le seul à ne pas observer les prescriptions de la vraie, de la seule religion, les prescriptions de l'islam. J'étais minoritaire et je fermais ma grande gueule. Du reste, il vaut mieux serrer les fesses. On prend des risques avec les fanatiques de la divinité pourrissant.
Regardez ce qui arrive en Inde à Taslima Nasreen dont le seul crime est d'avoir porté atteinte à l'islam. Elle a dû fuir Calcutta où on s'apprêtait à la massacrer, à l'envoyer en enfer. Tant qu'elle sera en vie, on la persécutera. Elle sait ce qu'on prépare pour elle. Une bonne décapitation. Elle le sait depuis mars de cette année. La fatwa contre elle ne sera jamais levée. Son cauchemar se terminera à sa mort, qu'on espère naturelle. On nous dit que les islamistes sont minoritaires en France, en Europe, qu'on surestime leur capacité à nuire. Malek (Ilitch!) Chebel, le surdiplômé mérpisable, nous répète à longueur de journée que les islamistes ne sont pas des musulmans. Je termine par une maxime: Ceux qu'on prend pour des cons sont parfois moins cons que les ordures le croient.

Conclusions un peu trop hâtives (72)

- Il paraît que Nicolas Sarkozy ne va pas aller libérer Ingrid Bettancourt en treillis militaire.
- Quand il dit que la France va devenir le pays le plus compétitif du monde, Sarkozy est plus fou que cynique (d'un cynisme à la Laurent Fabius).
- Il paraît qu'Alain Duhamel est profond quand il dit que Besancenot, c'est le José Bové des villes et José Bové, le Besancenot des campagnes.
- Chavez se serait aperçu qu'il est ridicule quand il bombe le torse. Information pas du tout douteuse, bien sûr.
- Il paraît que dans quelques temps, le pouvoir d'achat sera bon.
- Nul doute que les réflexions sur le nation que livrera le fantôme de François Hollande (sans les éléphants, comme disent les journalistes) lors du débat qui se tient aujourd"hui à Avignon va faire trembler Sarkolecu.
- Saviez-vous que Françoise a crée la Panaf'Télé? Grande nouvelle! Je parle de Françoise de Panafieu qui à elle seule prouve que l'humanité est en progrès.
- Une rumeur court, selon laquelle Bernard-Henri Lévy est d'une honnêteté intellectuelle sans faille. Nous ne pouvons pas émettre de doute sur cette information. Surtout quand il traite ses ennemis d'antisémites et qu'il cite Godard quand il bave sur Sarkozy.
- Le porte-parole du président de la République n'a pas l'air de plus en plus niais.
- Saviez-vous que j'ai de plus en plus envie de rester en France?
- Il est juste que Mesrine se soit pris dix-huit balles dans le corps et pas Tapie.
- Ségolène Royal a dit: "Quand on a perdu un match, on ne s'incruste pas sur le terrain." Ségolène en short, ça doit être pas mal, non?

La France risible



J'ai fini par mépriser le football. La semaine dernière, j'ai regardé du coin de l'oeil une partie du match qui opposait les Français aux Marocains. J'avais l'impression que les nord-Africains jouaient bien. Ils se créaient même des occasions, comme diraient Hervé Mathoux, ou Jean-Michel Larqué, ces types antipathiques, pour ne pas dire infréquentables. Bixente Lizarazu était probablement du même avis. Mais quel est leur avis concernant l'attitude des milliers de Marocains s'étant déplacés au stade de France pour encourager leur équipe nationale, mais aussi pour siffler la Marseillaise, qui semble être tombée en désuétude depuis des décennies. (Je n'ai pas de goût particulier pour cette chanson patriotique mais il faut noter que la France est devenue un objet de risée et de haine, surtout de haine.)? Pour siffler les joueurs aussi (qui devaient se demander s'ils jouaient vraiment en France tant la colonie marocaine était importante). Non, pas tous les joueurs. Les supporters ont su reconnaître leurs frères islamiques. Pas de moqueries à l'encontre de Karim Benzema, pas de sifflets haineux contre Frank Ribéry et Nicolas Anelka, ces deux djihadistes du gazon. On le sait, tout ça.
Par contre, ce qu'on ne saura jamais, c'est le nombre de Marocains de France qui ont craché sur la France ce soir-là dans les tribunes et devant leur téléviseur. Il a bien dû y en avoir. Aucun doute là-dessus. Et ils furent nombreux. Aucun doute là-dessus non plus. Il serait temps que l'équipe de France de football soit complètement islamisée. On aurait enfin la paix. On serait soulagé. Les Chrétiens, les Occidentaux n'ont que trop vécu. Ils devraient avoir honte d'eux quand ils se regardent dans la glace.

Les mots

J'a longtemps cru aux mots qu'on me disait derrière le mur de fer. Je croyais que j'aurais la capacité de détuire ce mur. J'étais un peu présomptueux. Je croyais avoir avalé l'angoisse. Mais je n'avais pas encore perdu l'esprit; il me restait une trace de conscience; je me posais des questions; on riait derrière le mur: on savait ce qui allait m'arriver. Je rêvais beaucoup au corps qui pourrissait derrière le rideau. Des fleurs poussaient autour de moi; je les regardais comme des beautés inconnues; j'étais prêt à les manger: j'étais assis en tailleur. Les mots s'accumulaient, trop de mots. Les mots finissent toujours par se moquer de vous. C'est ainsi, on n'y peut pas grand chose. Mais le mur ne s'est pas abattu. Il est toujours là; peut-être avance-t-il; je ne peux pas savoir; je suis devenu si vite myope: la fatigue m'accable. Je n'ai même plus la force de grimacer. Il n'y avait rien derrière le mur de fer; seulement un rêve qui sentait la merde. Je commençais à puer, à infecter l'atmosphère. Je me disais des tas de choses, je me disais que j'étais au bord de la mort, que j'allais mourir emmuré, que j'allais éteindre le soleil, que la foule des mots me redonnerait la vie. J'étais floué, moqué. L'avenir se dissolvait dans l'acide sulfurique. J'étais devenu le mur. La voix encombrait mon esprit. La voix de l'entité inexistante. La voix du passé maudit.