Saturday, June 02, 2007

Lulu's Back in Town


Thelonious Monk quartet, 1966
Vidéo envoyée par mrdantefontana

Bird and Diz


Charlie Parker & Dizzy
Vidéo envoyée par trombone-usa

Petits rappels

Il est raisonnable de faire, de temps en temps, quelques rappels sur le communisme, qui fut une entreprise de mort sans précédent (Je n'oublie pas le nazisme.). On a peut-être oublié ou, ce qui est plus probable, la majorité ne sait pas, que ceux qu'on appelle des grands hommes ont été de véritables artistes de la sentence pro-communiste. Prenons l'exemple de ce faux grand écrivain que fut le poseur André Malraux qui disait que "les procès de Moscou n'ont pas diminué la dignité fondamentale du communisme." Oui, la dignité fondamentale du communisme de cet homme exceptionnel qu'était Staline, "un homme de genie, génial par ses dimensions, sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins", pour reprendre les termes exacts de Léon Blum. Un homme exceptionnel qui inspirait le grand poète (C'est de l'ironie.) Paul Eluard qui a su peut-être mieux que tout le monde qui était le boucher de Moscou: "Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour." (La deuxième phrase est d'une lourdeur pathétique.). On en tremble d'émotion. En réalité, ce sont surtout les opposants au communisme qui tremblaient. Louons donc Staline.
Mais n'oublions pas non plus le lumineux Mao Tsé-Toung, dont Valéry Giscard-d'Estaing, disait, au moment de sa mort: "Un phare de la pensée s'est éteint." Il n'est que de lire le petit livre rouge pour s'en convaincre une bonne fois pour toutes. Le communisme fut, n'en déplaise aux fascistes, une utopie merveilleuse. Le goulag n'est qu'une invention des impérialistes capitalistes. Comme le disait le révisionniste inculte Georges Marchais: "Le goulag? A supposer qu'il existe..." Ou la pauvre Jeannette (Thorez): "85 millions morts à cause du communisme, c'est un terrible mensonge." Soyons honnêtes, comme Robert Hue. Lui sait qu'on ne peut réduire le communisme a une comptabilité macabre. Lui sait, comme Marchais, que le bilan est globalement positif, que l'on peut toujours rêver, rêver à la dictature, mais attention, la dictature du prolétariat, c'est tout de même autre chose! Marie-Georges Buffet y croit encore à la démocratie populaire. J'arrête parce que je vais devenir grossier.
Je finirai par cette magnifique phrase de Michel Rocard: "Le drapeau rouge est porteur d'une grande espérance. "







Linguam latinam amo

C'est la grande émotion à Niaflles, un petit village de Mayenne, à 35 kilomètres de Laval. Des habitants de ce village de 300 âmes occupent leur église pour exiger le maintien de la messe en latin, que l'évêque de Laval a suspendue. Il est vrai que le latin est tombé en désuétude. C'est normal, non? C'est une langue morte. C'est le passé. C'est peut-être élitiste, fasciste, qui sait? Il faudrait peut-être poser la question à un gauchiste. L'évêque doit avoir raison. Il pense au rapprochement avec les autres sensibilités, lui. Il n'est pas comme ces protestaires latinisants fauteurs de troubles dans le village.
Je ne suis pas spécialement pour la messe en latin. Bien que catholique apostolique romain, je fréquente très peu les églises. Je me suis recueillli quelques fois à la cathédrale Saint-Jean, à Lyon. J'en suis toujours ressorti rasséréné, un peu ivre même. Très curieuse sensation. Sensation que je ne suis pas prêt d'oublier! Et puis, les cathédrales sont peut-être la plus grande création du génie humain. Je parlais de celle de Saint-Jean, mais la magnificence des cathédrales de Strasbourg et de Reims m'émeut à un point que vous ne sauriez imaginer. Elles me réconcilient avec les êtres humains. Mais je m'écarte du sujet, comme disent les niais. Le latin, c'est la langue que j'aime. Ce que j'aurais aimé, c'est que l'enseignement du latin fût obligatoire. Il n'est plus qu'optionnel. Peut-être bientôt va-t-il disparaître, le nouveau président de la République étant, paraît-il, scandalisé à l'idée que l'enseignement des langues anciennes soit payé par les contribuables. Est-ce vrai? J'ai lu cela dans un quotidien gratuit. Je demande confirmation.
La culture doit être assassinée. C'est un fait qu'on ne peut plus contester.

Love Will Tear Us Apart


Joy Division - Love will Tear us Apart -
Vidéo envoyée par Sunskynet

War in the Ninety-Three

Je n'ai jamais été très bon en chiffres. Pour donner un exemple, je préférerais entendre Seine-Saint-Denis plutôt que 93, Rhône plutôt que 69. Si l'on était honnête, on dirait qu'en Seine-Saint-Denis, c'est la guerre pure et simple. Il ne faut pas avoir peur des mots ni de la vérité. D'après un rapport, on parle d'une césure entre la population et la police. Césure! L'emploi de ce mot est vraiment drôle. Quand je lis ce mot, je pense tout de suite à la césure poétique, celle qui sépare les deux hémistiches d'un alexandrin, pas au conflit qui oppose la population de la Seine-saint-Denis et les fascistes. La population! Ce mot, également, est très beau. De qui parle-t-on, exactement? De tous les habitants du département? C'est ce qu'on tente de nous faire croire, semble-t-il. Or, rien n'est moins vrai. Il n'y pas de césure mais une véritable guerre entre les délinquants et les trafiquants d'un côté et les forces de l'ordre, de l'autre côté. Ou plutôt, une véritable guerrilla visant la police. Sans compter la violence, les agressions que subissent les habitants de cette contrée qui, autrefois, fut probablement habitable. On parle de "climat d'insécurité permanente." Je déteste les euphémismes. Je préfère employer les mots qui conviennent. Ici, 'terreur' serait un terme bien approprié.
Oui, un climat de terreur s'est abattu sur ce no-man's-land honteux, où on enregistre un très faible taux de dépôts de plainte. Quelle surprise! Comment porter plainte contre des barbares, dont on sait très bien qu'ils ont la vengeance facile? Il ne faut pas juger ceux qui ont peur. Il vaut mieux s'en prendre à toute les merdouilles politiques qui se sont succédé depuis plus de vingt-cinq ans, qui ont fait de la France une poubelle et qui ont le front encore de se montrer devant les caméras de télévision -et d'être au pouvoir! On m'a dit un jour que le pessimisme, c'est trop facile. Mais le pessimisme est l'autre nom de la vérité. Je n'ai aucune confiance en un homme comme Sarkozy. Qui sait? Peut-être va-t-il me devenir aussi antipathique que Ségolène Royal...Non, je plaisante. A moitié.

This is not a love song


pil this is not a love song
Vidéo envoyée par dj-T-goth

Malaise dans la nuit

Les réveils nous plongent parfois dans des gouffres sans fond. Il faut être patient, attendre que les forces vous reviennent pour pouvoir escalader, remonter. Je sais, c'est dur; le froid envahit votre corps; la pluie oblique vient inonder votre visage: les larmes viennent d'ailleurs, on ne sait d'où. On ne peut plus chercher; on a peur de l'anéantissement. On se demande si la nuit va durer une éternité et une demi-heure après, le malaise perd de sa vigueur. Il devient presque un souvenir, une histoire ancienne. Ensuite, on sombre dans le trou noir; le corps pèse des tonnes; le temps ne passe plus: on devient éternel, c'est ça. Mais le passé est bel et bien révolu et c'est bien cela la plus important, non? Le matin revient comme un mauvais goût dans la bouche. On frise la panique; les instincts sont lâchés; difficile de les brider, ces salauds; la nuit est toujours vivante: le jour n'est plus qu'une illusion, une illusion parmi d'autres. Puis les mots commencent à prendre forme, ils s'accumulent; la grimace, au fond, se transforme en sourire. La sérénité pointe sa nez; c'est un être un peu ridicule, certes mais on ne va pas la bouder, cette conne. Les phrases se succèdent à un rythme fou. Le monde change d'âme. Les horreurs finissent par se coucher. Elles ont honte d'elles-mêmes.

Conclusions un peu trop hâtives (56)

- Je suis lassé par mes conclusions un peu trop hâtives.
- Les musulmans du moyen-âge ont apporté la lumière à l'Occident barbare.
-Le concept de littérature-monde créé par Michel Le Bris et Jean Rouaud, écrivain inoubliable, est d'une portée considérable.
- Ceux qui utilisent souvent le mot 'culte' ne sont pas des étrons.
- Ceux qui mettent le tréma sur le o de Sarkozy sont des gens fréquentables.
- Les ecclésiastiques sont respectables, ils ne sont pas devenus mes ennemis.
- Cette salope d'Oriana Fallaci a mérité de crever comme une merde.
- Le faux politiquement incorrect du Festival de Cannes ne me donne pas la nausée.
- Le portrait officiel de Nicolas Sarkozy fait très authentique. La bibliothèque, derrière lui, ne me fait pas rire.
- La cloche de Sartrouville va finir par sonner.
- Ségolène Royal n'a pas eu peur d'être battue aux législatives dans les Deux-Sèvres.
- La théorie selon laquelle la commission européenne veut instaurer une sorte de communisme est de la pure paranoïa.







Rugens leo

Les kangourous me sont fort peu sympathiques, vous devez le savoir maintenant. Je le avais insultés un jour, dans un message. Vais-je finir par haïr les Australiens? Non, il ne le faut pas. Il ne faut pas généraliser, comme on dit. "Toute généralisation est paresseuse", comme le dit si bien Alain Finkielkraut. Il a probablement raison. Mais l'Australie reste une île étrange, de par sa faune, bien sûr, de par ses habitants, également. Je viens d'apprendre, par exemple, que la cour civile de Victoria a autorisé le ou les patrons d'un bar homosexuel à refuser l'entrée aux hétérosexuels. J'ai cru tout d'abord à une farce. Non, le tribunal a bien été discriminatoire. Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais il faut comprendre les tantes (Mot interdit? Je devrais m'informer. Je suis un peu inconscient.) qui ne pouvaient plus supporter que leur bar soit envahi par les ennemis hétéros. Ils ne pouvaient plus draguer sans tomber sur des adeptes de la motte. Ils étaient scandalisés, ces pauvres gens. Le tribunal australien a rétabli la justice. Remercions-la.
Il y a tout de même un problème. Comment les videurs vont-ils reconnaître un homosexuel d'un hétérosexuel? Bien sûr, certains homos sont repérables à cent mètres. Mais les autres? Comment faire? Nous leur conseillons fortement de s'habiller en femmes pour qu'il n'y ait pas de problèmes, de bagarres à l'entrée. Question de délicatesse. Mais un autre problème surgit: que se passerait-il si le patron hétérosexuel d'un café demandait l'autorisation à un tribunal de refuser l'entrée aux gros pédés (Là, je deviens choquant!)? On le traiterait de tous les noms. Des manifestations carnavalesques auraient lieu contre la discrimination.on parlerait de fascisme, de nazisme, on évoquerait les droits de l'homme, la citoyenneté. Il faut être fier de son hétérosexualité.







No more brain

Je sais, j'évoque souvent les destins cérébraux, je me répète. Mais il faut tout de même dire que le cerveau est une partie du corps extrèmement fragile, qui peut très vite branler dans le manche. Si, toutefois, tout le monde en possède un. En effet, il semble bien que l'existence du cerveau soit sujette à caution, chez certains. J'avoue que je me pose beaucoup de questions sur quelques individus de mon entourage professionnel. Mais surtout, sur les hommes politiques, et en particulier l'inévitable Jean-Marie Le Pen, qui est en campagne pour les élections législatives. On pourrait croire tout d'abord que cet individu s'amuse à choquer ses ennemis politiques et les médias, à épater le bourgeois, comme on disait jadis. Non, ce n'est pas vrai. La théorie de la raréfaction des neurones lepéniens semble bien tenir debout. Il faut dire que son score à la présidentielle a eu des incidences graves sur son cerveau. Peut-être même celui-ci est-il réduit à la taille d'un petit pois. Seule l'autopsie pourra lever nos doutes sur ce sujet.
Il semble bien que pour Le Pen, presque tout les monde soit étranger. Vu son état, il se peut même qu'il se considère comme le seul Français de France. Que pense-t-il, au fond de lui-même, de Bruno Gollnisch? Le saura-t-on un jour? Par contre, on connaît très bien la question qu'il veut poser à Rachida Dati, à savoir si elle a la double nationalité. Peut-être souhaiterait-il également interroger Sarkozy là-dessus. En fait, si j'ai bien compris, les étrangers ont pris le pouvoir et il faut à tout prix récupérer l'électorat qui l'a déserté pour mettre au pouvoir les occupants.
Je parle de Rachida Dati mais j'avoue que je suis totalement indifférent à elle.
Je lui tire tout de même mon chapeau. Elle a le bon goût de ne pas être de gauche.

Friday, June 01, 2007

I Wanna Be Sedated


Ramones - I Wanna Be Sedated
Vidéo envoyée par hushhush112

Monday, May 28, 2007

La déroute de Bayrou

Je parlais de Francis Lalanne hier, fervent partisan poétique et romantique de la nature qui se présente à Strasbourg. Moi, je n'aurais jamais accepté que ce type se présente sous ma bannière. Mais il y a pire. Cela se passe en Seine-Saint-Denis, ou dans le 9-3, comme disent les jeunes, comme dit tout le monde, maintenant. Un certain Bouras, pas Messaoud, Djamel, l'ex-judoka, qui se présente aux législatives, sous la bannière du MoDem, puisque c'est comme ça que les ridicules l'appellent, le Mouvement Démocrate. Un homme fréquentable, Djamel Bouras, un vrai défenseur de ses frères opprimés. Lors de caricatures de Mahomet, il trouvait qu'on faisait deux poids et deux mesures, qu'il était mieux vu de rire de l'islam que des autres religions. Un vrai justicier. Du reste, pour s'en rendre compte, il faut se rappeller qu'il a justifié le lynchage de trois Israëliens, qui ne l'avaient que trop mérité, soi dit en passant, proposé de remplacer les églises qui ne sont plus fréquentées, par des mosquées. Ah, Bouras est un homme réaliste, pragmatique! Un peu idéaliste, certes: son rêve d'un Islam mondial ne se réalisera peut-être jamais. Son rêve d'un monde sans Juifs, qui, comme il le dit, ne devraient pas avoir la nationalité française, se concrétisera, semble-t-il, difficilement. Non, pas les Juifs, il ne dit pas: les Juifs, il préfère dire: les gens. Cela passait mieux dans les émissions crapuleuses comme celle de Thierry Ardisson.
Que ne ferait-on pas pour gagner des sièges aux législatives...Je me doutais bien que Bayrou n'avait pas de cerveau. Maintenant, il a perdu son âme. La politique me dégoûte.

In girum imus nocte et consumimur igni


In girum imus nocte et consumimur igni
Vidéo envoyée par antinoos1

Sunday, May 27, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (55)

- Ceux qui écoutent attentivement Edwy Plenel plus de deux minutes ne sont pas des merdes.
- Gérard Mordillat est convaincant quand il compare les nouveaux militants de l'UMP aux nouveaux chrétiens, au temps de Constantin. C'est une véritable autorité.
- Philippe Val ne perd pas souvent l'occasion de fermer sa gueule.
- Les journalistes de Marianne ne sont pas tous des ratés.
- A Bourgoin-Jailleu, ville magnifique, ce n'est pas un nouvel épisode de la guérilla urbaine.
- Il paraît que Jean-Marie Le Pen ne croit pas au Père Noël.
- Jean-Marie Cavada n'est pas de plus en plus abruti.
- Je ne peux imaginer Nicolas Sarkozy faisant du full-contact.
- Il paraît que Jean-Marie Le Pen s'est rendu compte qu'il n'est plus qu'un mort-vivant.
- Il paraît que les acteurs et metteurs en scène du Festival de Cannes prononcent des phrases cultes.
- L'opposition à Sarkozy est évidemment une opposition démocratique.
- Nicolas Sarkozy n'a pas rêvé parfois de devenir le maître du monde.

Retour à la vie

J'étais presque mort, il y a quelques jours; mes heures étaient comptées; la lumière du matin n'en finissait pas d'agoniser: je maudissais la destinée de tous les hommes. Demain, je ne me souviendrai plus de tout cela. Demain, je me loverai dans un nouveau rêve, rêve qui, bien évidemment, tourne sur lui-même. Je tourne; le vertige s'accélère; je pousse un cri: une image prend forme en face, là-bas, comme une image neuve du retour à la vie. Je tends la main vers l'inédit, vers la nouvelle science, qui sait, vers l'aurore de toujours. Des bribes de poèmes se balancent dans tous les espaces en même temps. Les poèmes fondent dans mes mains. Les poèmes ne sont plus que de la poussière. Je les ai tant aimés. Ils datent de l'autre vie, de l'autre espoir. Je sens l'orgueil gonfler ma poitrine. Je vais annoncer à tout le monde la bonne nouvelle. Mais je m'endors tout de suite. Sommeil noir. Je n'ai plus aucun souvenir. Il y a quelques jours, je n'existais peut-être pas. Il y a quelques jours, le monde n'avait peut-être pas été encore créé. Je vais mieux, maintenant. Si, je me souviens tout de même que j'ai été roué de coups par des ombres sans corps, les spectres du passé et de l'avenir. Au fond, c'est ça, il faut détester les hommes. C'est beaucoup mieux comme ça. Endors-toi, toi la fleur damnée qui es enfin revenue à la vie. Le non-sens perd de sa vigueur, depuis quelques minutes.

Défense des barbares



Il parait que Bertrand Cantat (nom que je ne connaissais pas avant la tragédie), le chanteur splendide de Noir désir (La chanson française, à part quelques exceptions, ne semble avoir que des défauts, cela dit en toute objectivité), est l'homme qui a fait l'expérience des limites, si l'on en croit le titre du livre qu'il vient de faire paraître. Je serais bien curieux de savoir de quelles limites il s'agit. Par contre, ce que je sais, c'est qu'être battue à mort, comme Marie Trintignant, ça, c'est une véritable expérience des limites. Celle-là, le pauvre Bertrand ne la connaît pas. Il s'est acharné comme un sauvage sur une femme. C'est tout ce qu'on peut dire de lui. Pourtant, dans certains forums socialistes (Surfer sur le web, comme on dit, peut parfois être instructif!), on prend la défense du barbare. C'est tout à fait normal. Un homme de gauche ne peut être foncièrement mauvais.
On est vraiment mal venu de condamner un homme qui a tué sa femme. D'ailleurs, comme le dit un forumiste (C'est comme ça qu'on dit?): "Qui n'a jamais eu envie de tuer quelqu'un? Franchement?" Au fond, si j'ai bien compris, c'est de l'hypocrisie: on n'est pas mieux que Bertrand Cantat et on se permet de le juger. C'est vraiment scandaleux. Oui, scandaleux de le considérer comme un homme dangereux qui ne devrait pas bénéficier de remise de peine. Du reste, il faut ramener les choses à ce qu'elles sont. Ce n'était qu'une bagarre, c'est tout.Un malheureux événement. Et puis, il y a une chose dont on ne parle jamais et nous remercions le forumiste de nous avoir livré cette information importante, qui fait réfléchir: "D'un autre côté, tous les mecs que Marie Trintignant a eus ont levé la main dessus." Comme dit un autre: "Il y a des choses à redire sur Marie Trintignant." Arguments très intéressants qui démontrent, comme souvent à notre époque, que la victime n'est pas celle que l'on croit. Au fond, on est responsable de sa mort.

Culi caput

Je sais, je ne taris pas d'éloges sur Claude Allègre, sa compétence, la profondeur de ses vues. Il a raison, et cela, je le dis, pour une fois, sans ironie, de traiter de nuls les dirigeants du Parti Socialiste, le parti de la rose fanée. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère, ou plutôt de la louche, quand il considère que François Hollande a pris ses partisans pour des imbéciles, a mené le parti à la catastrophe, qu'il a "préféré s'entourer de magouilleurs incompétents." Mais ce qu'il y a de profondément drôle, c'est ce que Monsieur Science Infuse préconise: la résistance face à une direction du PS en pleine déliquescence; la résistance avec Bertrand Delanoë. J'avoue que je suis resté sans voix quand j'ai appris la grande nouvelle. Un affrontement entre Delanoë et Royal serait fort désopilant. J'attends qu'il ait lieu, et rapidement. Il y en aurait des foules de messages à écrire sur ce sujet burlesque.
Rien de mieux que la poésie. Celle de Ronsard, le sourd sublime, est vraiment d'actualité. Jugez un peu! Ô vraiment marâtre Nature,/Puisqu'une telle fleur ne dure/Que du matin jusques au soir! Pauvre rose! Pauvre fleur: Las! Voyez comme en peu d'espace,/Mignonne, elle a dessus la place/Las, las, ses beautés laisser choir. C'est d'une beauté preque surhumaine. La rose ronsardienne n'est pas près de faner. La rose socialiste, elle, sent le cadavre décomposée. Mais le cadavre bouge encore, pour reprendre l'expression de certains, à propos de la littérature.

That's enough

L'Angleterre, toujours l'Angleterre. Il se passe toujours quelque chose chez Shakespeare. Encore un nouvel imam hargneux, bien haineux, bien merdique. Un certain Abdullah El-Faisal en plein djihad contre la dégénérescence de l'Occident (qui l'est, dégénéré, mais que dire des pays musulmans? On me disait hier qu'ils sont destinés à disparaître.), contre le christianisme, contre toutes les autres religions. Tous les adeptes des autres religions sont de la vermine, des cafards, pour reprendre le terme employé par El-Faisal. Oui, des cafards. Il y en a trop, ils pullulent, les Infidèles, comme on le disait des Juifs autrefois. Autrefois! Non, ce n'est pas le bon terme. Ce n'est pas si vieux que ça. C'est toujours actuel. El-Faisal doit vouer un amour sans borne pour les singes et les rats, les Juifs, je veux dire. Rats, singes, cafards à exterminer. Exterminer, oui, le mot a été lâché par l'énergumène barbu. L'extermination pure et simple des non-musulmans qui, par définition, sont les ennemis jurés de l'islam. L'anéantissement des racistes anti-arabes. Mais l'abruti se trompe lourdement. Non, tous les Occidentaux ne sont pas les ennemis des musulmans, loin de là. Beaucoup, même, collaborent avec l'islam, qui représente le salut face aux démoniques Israëliens et Américains enjuivés. Les collaborateurs n'ont pas fini de se multiplier.
Les Anglais, qui ont parfois de bonnes idées, viennent d'expulser le sinistre individu qui a passé quatre ans de prison. Il était soupçonné d'avoir influencé l'un des auteurs des attentats de Londres. On en a viré un mais combien reste-t-il encore d'ennemis de l'intérieur? Des milliers, probablement. En France, un grand nombre de guerriers n'attend qu'un signal pour se manifester.
On va tous crever d'un excès d'humanisme.

Brèves (36)

621) L'état mental de Ségolène Royal semble avoir subi une brusque dégradation depuis sa défaite aux Présidentielles. (Voir photos récentes.)
622) Un neuropsychiatre, évoquant le cas de Nicolas Sarkozy, affirmait hier que plus la tête augmente de volume, plus le cerveau diminue.
623) On ne va pas assez loin. On devrait également filmer Sarkozy mangeant avec sa famille. L'étiquette ultra-moderne! Tout le monde applaudirait.
624) Il semble bien que Jean-Louis Debré soit très attristé à l'idée de ne pouvoir assouvir sa vengeance contre Sarkozy.
625) Il semble bien que pour Michel Polac, les anti-pédophiles sont des fascistes.
626) Vous les anciens soixante-huitards (et les nouveaux!), soyez assurés de mon plus profond mépris.
627) Jean-Marie Le Pen compte peut-être devenir président de la République à cent ans.
628) Doc Gynéco a découvert la lune: le rap, bras armé du djihad islamique.
629) Une télévision éteinte, je trouve cela vraiment très beau.
630) Je viens de découvrir un vrai poète, Kamelancien. Non, je plaisante. Je prèfère Pline l'Ancien!
631) Le dégoût du monde actuel est une preuve irréfutable de santé mentale. Il n'y a que les dingues pour être heureux dans ce monde délétère.
632) Selon des sources sûres, Jacques Chirac ne sera pas poursuivi par la justice.
633) Bonne nouvelle: un prédicateur musulman qui traitait les non-musulmans de cafards a été expulsé d'Angleterre. Les Anglais commenceraient-ils à se révolter? C'est possible.
634) Dans ses accès de délire, Francis Lalanne se prendrait pour le Lamartine de l'écologie. Déjà Lamartine...Mais Lalanne!
635) Si je peux me permettre, lord Shaftesbury est mort comme un crétin. Il y a, comme ça, des morts débiles. Mourir comme un con, il n'y a rien de plus terrible.
636) Il ne peut y avoir de société multiculturelle. Il ne peut y avoir qu'une culture dominante. Le reste, ce sont des mots d'humanistes à la manque.
637) La rumeur selon laquelle nous allons bientôt voir Sarkozy en maillot de bain à la plage sera peut-être bientôt confirmée.
638) La rumeur selon laquelle depuis l'avènement de Sarkozy à l'Elysée, la France est devenue Israël ne pourra jamais être confirmée.
639) Je ne serais pas surpris de voir la tête de Le Pen exploser sur un plateau de télévision.
640) Alain Soral semble être toujours conscient d'avoir marqué la vie politique française.