Thelonious Monk quartet, 1966
Vidéo envoyée par mrdantefontana
Il est raisonnable de faire, de temps en temps, quelques rappels sur le communisme, qui fut une entreprise de mort sans précédent (Je n'oublie pas le nazisme.). On a peut-être oublié ou, ce qui est plus probable, la majorité ne sait pas, que ceux qu'on appelle des grands hommes ont été de véritables artistes de la sentence pro-communiste. Prenons l'exemple de ce faux grand écrivain que fut le poseur André Malraux qui disait que "les procès de Moscou n'ont pas diminué la dignité fondamentale du communisme." Oui, la dignité fondamentale du communisme de cet homme exceptionnel qu'était Staline, "un homme de genie, génial par ses dimensions, sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins", pour reprendre les termes exacts de Léon Blum. Un homme exceptionnel qui inspirait le grand poète (C'est de l'ironie.) Paul Eluard qui a su peut-être mieux que tout le monde qui était le boucher de Moscou: "Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour." (La deuxième phrase est d'une lourdeur pathétique.). On en tremble d'émotion. En réalité, ce sont surtout les opposants au communisme qui tremblaient. Louons donc Staline.
C'est la grande émotion à Niaflles, un petit village de Mayenne, à 35 kilomètres de Laval. Des habitants de ce village de 300 âmes occupent leur église pour exiger le maintien de la messe en latin, que l'évêque de Laval a suspendue. Il est vrai que le latin est tombé en désuétude. C'est normal, non? C'est une langue morte. C'est le passé. C'est peut-être élitiste, fasciste, qui sait? Il faudrait peut-être poser la question à un gauchiste. L'évêque doit avoir raison. Il pense au rapprochement avec les autres sensibilités, lui. Il n'est pas comme ces protestaires latinisants fauteurs de troubles dans le village.
Je n'ai jamais été très bon en chiffres. Pour donner un exemple, je préférerais entendre Seine-Saint-Denis plutôt que 93, Rhône plutôt que 69. Si l'on était honnête, on dirait qu'en Seine-Saint-Denis, c'est la guerre pure et simple. Il ne faut pas avoir peur des mots ni de la vérité. D'après un rapport, on parle d'une césure entre la population et la police. Césure! L'emploi de ce mot est vraiment drôle. Quand je lis ce mot, je pense tout de suite à la césure poétique, celle qui sépare les deux hémistiches d'un alexandrin, pas au conflit qui oppose la population de la Seine-saint-Denis et les fascistes. La population! Ce mot, également, est très beau. De qui parle-t-on, exactement? De tous les habitants du département? C'est ce qu'on tente de nous faire croire, semble-t-il. Or, rien n'est moins vrai. Il n'y pas de césure mais une véritable guerre entre les délinquants et les trafiquants d'un côté et les forces de l'ordre, de l'autre côté. Ou plutôt, une véritable guerrilla visant la police. Sans compter la violence, les agressions que subissent les habitants de cette contrée qui, autrefois, fut probablement habitable. On parle de "climat d'insécurité permanente." Je déteste les euphémismes. Je préfère employer les mots qui conviennent. Ici, 'terreur' serait un terme bien approprié.Les réveils nous plongent parfois dans des gouffres sans fond. Il faut être patient, attendre que les forces vous reviennent pour pouvoir escalader, remonter. Je sais, c'est dur; le froid envahit votre corps; la pluie oblique vient inonder votre visage: les larmes viennent d'ailleurs, on ne sait d'où. On ne peut plus chercher; on a peur de l'anéantissement. On se demande si la nuit va durer une éternité et une demi-heure après, le malaise perd de sa vigueur. Il devient presque un souvenir, une histoire ancienne. Ensuite, on sombre dans le trou noir; le corps pèse des tonnes; le temps ne passe plus: on devient éternel, c'est ça. Mais le passé est bel et bien révolu et c'est bien cela la plus important, non? Le matin revient comme un mauvais goût dans la bouche. On frise la panique; les instincts sont lâchés; difficile de les brider, ces salauds; la nuit est toujours vivante: le jour n'est plus qu'une illusion, une illusion parmi d'autres. Puis les mots commencent à prendre forme, ils s'accumulent; la grimace, au fond, se transforme en sourire. La sérénité pointe sa nez; c'est un être un peu ridicule, certes mais on ne va pas la bouder, cette conne. Les phrases se succèdent à un rythme fou. Le monde change d'âme. Les horreurs finissent par se coucher. Elles ont honte d'elles-mêmes. |
- Je suis lassé par mes conclusions un peu trop hâtives.
Les kangourous me sont fort peu sympathiques, vous devez le savoir maintenant. Je le avais insultés un jour, dans un message. Vais-je finir par haïr les Australiens? Non, il ne le faut pas. Il ne faut pas généraliser, comme on dit. "Toute généralisation est paresseuse", comme le dit si bien Alain Finkielkraut. Il a probablement raison. Mais l'Australie reste une île étrange, de par sa faune, bien sûr, de par ses habitants, également. Je viens d'apprendre, par exemple, que la cour civile de Victoria a autorisé le ou les patrons d'un bar homosexuel à refuser l'entrée aux hétérosexuels. J'ai cru tout d'abord à une farce. Non, le tribunal a bien été discriminatoire. Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais il faut comprendre les tantes (Mot interdit? Je devrais m'informer. Je suis un peu inconscient.) qui ne pouvaient plus supporter que leur bar soit envahi par les ennemis hétéros. Ils ne pouvaient plus draguer sans tomber sur des adeptes de la motte. Ils étaient scandalisés, ces pauvres gens. Le tribunal australien a rétabli la justice. Remercions-la.
Je sais, j'évoque souvent les destins cérébraux, je me répète. Mais il faut tout de même dire que le cerveau est une partie du corps extrèmement fragile, qui peut très vite branler dans le manche. Si, toutefois, tout le monde en possède un. En effet, il semble bien que l'existence du cerveau soit sujette à caution, chez certains. J'avoue que je me pose beaucoup de questions sur quelques individus de mon entourage professionnel. Mais surtout, sur les hommes politiques, et en particulier l'inévitable Jean-Marie Le Pen, qui est en campagne pour les élections législatives. On pourrait croire tout d'abord que cet individu s'amuse à choquer ses ennemis politiques et les médias, à épater le bourgeois, comme on disait jadis. Non, ce n'est pas vrai. La théorie de la raréfaction des neurones lepéniens semble bien tenir debout. Il faut dire que son score à la présidentielle a eu des incidences graves sur son cerveau. Peut-être même celui-ci est-il réduit à la taille d'un petit pois. Seule l'autopsie pourra lever nos doutes sur ce sujet.
Je parlais de Francis Lalanne hier, fervent partisan poétique et romantique de la nature qui se présente à Strasbourg. Moi, je n'aurais jamais accepté que ce type se présente sous ma bannière. Mais il y a pire. Cela se passe en Seine-Saint-Denis, ou dans le 9-3, comme disent les jeunes, comme dit tout le monde, maintenant. Un certain Bouras, pas Messaoud, Djamel, l'ex-judoka, qui se présente aux législatives, sous la bannière du MoDem, puisque c'est comme ça que les ridicules l'appellent, le Mouvement Démocrate. Un homme fréquentable, Djamel Bouras, un vrai défenseur de ses frères opprimés. Lors de caricatures de Mahomet, il trouvait qu'on faisait deux poids et deux mesures, qu'il était mieux vu de rire de l'islam que des autres religions. Un vrai justicier. Du reste, pour s'en rendre compte, il faut se rappeller qu'il a justifié le lynchage de trois Israëliens, qui ne l'avaient que trop mérité, soi dit en passant, proposé de remplacer les églises qui ne sont plus fréquentées, par des mosquées. Ah, Bouras est un homme réaliste, pragmatique! Un peu idéaliste, certes: son rêve d'un Islam mondial ne se réalisera peut-être jamais. Son rêve d'un monde sans Juifs, qui, comme il le dit, ne devraient pas avoir la nationalité française, se concrétisera, semble-t-il, difficilement. Non, pas les Juifs, il ne dit pas: les Juifs, il préfère dire: les gens. Cela passait mieux dans les émissions crapuleuses comme celle de Thierry Ardisson.
- Ceux qui écoutent attentivement Edwy Plenel plus de deux minutes ne sont pas des merdes.
Je sais, je ne taris pas d'éloges sur Claude Allègre, sa compétence, la profondeur de ses vues. Il a raison, et cela, je le dis, pour une fois, sans ironie, de traiter de nuls les dirigeants du Parti Socialiste, le parti de la rose fanée. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère, ou plutôt de la louche, quand il considère que François Hollande a pris ses partisans pour des imbéciles, a mené le parti à la catastrophe, qu'il a "préféré s'entourer de magouilleurs incompétents." Mais ce qu'il y a de profondément drôle, c'est ce que Monsieur Science Infuse préconise: la résistance face à une direction du PS en pleine déliquescence; la résistance avec Bertrand Delanoë. J'avoue que je suis resté sans voix quand j'ai appris la grande nouvelle. Un affrontement entre Delanoë et Royal serait fort désopilant. J'attends qu'il ait lieu, et rapidement. Il y en aurait des foules de messages à écrire sur ce sujet burlesque.
L'Angleterre, toujours l'Angleterre. Il se passe toujours quelque chose chez Shakespeare. Encore un nouvel imam hargneux, bien haineux, bien merdique. Un certain Abdullah El-Faisal en plein djihad contre la dégénérescence de l'Occident (qui l'est, dégénéré, mais que dire des pays musulmans? On me disait hier qu'ils sont destinés à disparaître.), contre le christianisme, contre toutes les autres religions. Tous les adeptes des autres religions sont de la vermine, des cafards, pour reprendre le terme employé par El-Faisal. Oui, des cafards. Il y en a trop, ils pullulent, les Infidèles, comme on le disait des Juifs autrefois. Autrefois! Non, ce n'est pas le bon terme. Ce n'est pas si vieux que ça. C'est toujours actuel. El-Faisal doit vouer un amour sans borne pour les singes et les rats, les Juifs, je veux dire. Rats, singes, cafards à exterminer. Exterminer, oui, le mot a été lâché par l'énergumène barbu. L'extermination pure et simple des non-musulmans qui, par définition, sont les ennemis jurés de l'islam. L'anéantissement des racistes anti-arabes. Mais l'abruti se trompe lourdement. Non, tous les Occidentaux ne sont pas les ennemis des musulmans, loin de là. Beaucoup, même, collaborent avec l'islam, qui représente le salut face aux démoniques Israëliens et Américains enjuivés. Les collaborateurs n'ont pas fini de se multiplier.
621) L'état mental de Ségolène Royal semble avoir subi une brusque dégradation depuis sa défaite aux Présidentielles. (Voir photos récentes.)