Friday, December 08, 2006

Naufrage

Me voici dans une cuve de sang. On me dit que je vais me noyer, que je m'agite trop, que j'aurais dû apprendre à nager, que je vais mal finir. Je ne réponds rien, bien sûr. Je crains que l'on ne m'enfonce la tête dans la cuve de sang. Je ne sais qui pourrait me sauver. J'aurais dû m'attendre à me retrouver un jour dans une telle marmelade. J'ai bien envie de crier à l'aide mais je suis muet. Je gesticule, je me sens coupable. Je crois que je n'ai que ce que je mérite, que j'ai fait trop de mal, que je n'aurais pas dû naître. C'est ça, je n'aurais pas dû venir au monde. Il n'y a que les abrutis pour en venir à de telles conclusions. Je perds la tête, voilà. On me regarde, on me fait des signes, je crois entendre que tout va bien se passer. Je crois même qu'on me console. Ce sont des voix venues de très loin, peut-être d'une autre époque. Depuis que l'on m'a plongé dans la cuve de sang, toutes les époques semblent se superposer. Des miettes temporelles doivent flotter autour de moi. Je m'en persuade. J'en suis certain. On m'en veut. Je suis un assassin, c'est ça. Un assassin. Je perds chaque fois l'occasion de me taire. Je ne dis que des balivernes, des balvernes qui font mal. On m'a prévenu. Je n'écoute personne. Je suis autiste. Enfoncez-moi la tête dans le sang. Moi, je sais que je m'en sortirai, que vous ne pouvez rien contre moi, que c'est moi le plus fort. De fortes odeurs se lèvent, celles de mes ennemis invisibles qui voudraient bien en finir ave moi. J'ai trop vécu. On me le chuchote. On s'en persuade. La nuit qui soulage obscurcit le sang qui ne me contamine plus.

Sunday, December 03, 2006

Fin de journée


Je suis assis en tailleur à écrire ce message. La sérénité m'emplit de sa chaleur tiède. Tout à l'heure, dans le train, je continuerai de lire les souvenirs de Tocqueville (sur leque je vais écrire quelque chose, dès que j'aurai fini de le lire le livre). Une pensée m'est venue, il y a un instant: il semble qu'il y ait des destins de pays. Encore une fois, les Philippines ont été frappées par une catastrophe naturelle, des pluies diluviennes. Les eaux ont dévalé la pente d'un volcan, charriant des débris volcaniques. Bilan: 800 (probablement plus) morts ou disparus. A quand la prochaine tragédie? Les Français, les Européens ne sont pas à l'abri des catastrophes. Les brusques changements de climat ont été fréquents durant l'histoire de la terre. Je joins un dessin représentant la Tour Eiffel sous la neige, la France étant devenue une nouvelle Sibérie. Je conseille un livre intitulé: Rapport du Pentagone sur le changement climatique, paru aux éditions Allia.
Il est vraiment dommage que je ne puisse pas continuer le blog dans la semaine. Mais le pourrais-je, arriverais-je à le continuer? J'ai le cerveau comme une éponge du lundi au vendredi. Je dois travailler trop.

On ne va pas pleurer


Je viens de me réveiller d'une courte sieste. J'avoue que je ne suis pas de très bonne humeur, cette après-midi, forcé que je suis de prendre le train de 17h20. Partir, ce n'est pas facile, mais partir dans la nuit, c'est encore pire. On a l'impression de voyager dans un trou. Mais je ne vais pas me laisser aller à la déprime. J'ai appris quelque chose de drôle tout à l'heure, à propos de Ségolène Royal (dont je ne suis pas amoureux). Visitant le Proche-Orient, elle a eu une conversation avec un député du Hezbollah. Le sujet incontournable, comme disent ceux qui partiquent très mal la langue française, c'était les Etats-Unis, et plus particulièrement la guerre en Iraq. Ségolène Royal a dit qu'elle partageait la plupart des idées que developpait Ali Ammar, le député du Hezbollah, avant de se rétracter le lendemain. Pour ceux qui s'imaginaient qu'elle était crédible, cela a dû être un choc à moins qu'ils ne soient encore plus bêtes que je ne le pense. C'est fort possible, d'ailleurs. Un de mes collègues disaient vendredi que beaucoup de Français sont amoureux de la cigogne catastrophique. Cela doit être son cas. Il en parlait avec une telle émotion, prenant sa défense contre ses adversaires, ses ennemis, qui, bien sûr, sont tous mysogynes. Oui, cigogne catastrophique... On devrait faire comme les Indiens d'Amérique: donner des noms d'animaux aux gens. Et surtout aux hommes politiques. Par exemple, Nicolas Sarkozy serait rebaptisé: Teckel consterné. Dominique Voynet: Volaille mondialiste. Dominique de Villepin: Lama poète. Michelle Alliot-Marie: Girafe sévère. Marie-Georges Buffet: Mangouste rouge. Jean-Marie Le Pen: Porc ricanant. François Bayrou: Goret raisonnant. Etc. La liste risquerait d'être longue. Je la complèterai un autre jour.
J'ai bien fait d'écrire ce message. Il m'a remis d'aplomb, de bonne humeur.

Conclusions un peu trop hâtives (19)

- Je dois avoir envie de me suicider.
- La vie ne vaut pas la peine d'être vécue.
- Les jeunes des banlieues espèrent que Ségolène Royal sera élue présidente de la République.
- Ségolène Royal n'a aucun point en commun avec le Hezbollah.
- Les Juifs ne seront plus jamais persécutés.
- Je vais continuer longtemps de vivre en France, en Europe.
- Je n'imaginerais pas ma cousine barboter dans une mare.
- Arnaud Viviant ne croasse pas.
- Un jour, il ne faudra pas apprendre les livres par coeur comme dans Fahrenheit 451.
- Je ne dois pas être très drôle dans la vie courante.
- Ma tante n'en veut pas à ceux qui refusent de voter pour Jean-Marie.
- Je recevrais volontiers une photo dédicacée de Ségolène Royal.
- On n'a pas jeté l'Occident dans une poubelle.

Contre la nostalgie


En 1989, octobre, je crois, la barrière communiste s'écroula ,ce qui provoquait la fureur de Christian Laborde (l'auteur malheureux d'une seule phrase drôle: Longtemps, je me suis branlé de bonne heure.) qui déplorait que la chute du mur de Berlin fît disparaître à tout jamais les dessins artistiques qu'on y exécutait. La même année, ce fut une autre chute, celle du sentier lumineux de Nicolae Ceaucescu et de sa femme Elena, le procès de ces deux dictateurs; ce furent les fameux charniers de Timisoara. Tout cela, bien sûr, surmédiatisé. A l'époque, j'étais en première année d'université. Les activistes gauchistes prétendaient qu'on arrangeait des réunions néo-nazies dans les sous-sols, et même dans les toilettes de la faculté des Lettres. C'était le grand délire paranoïaque. J'ai beaucoup ri, à l'époque. Moins, pendant les cours, dans les amphithéâtres. Que je n'ai pas beaucoup fréquentés. Je ne pouvais supporter que de vrais fumistes à micro se moquent du monde, de moi. Je passais de longs moments à la cafétéria mais aussi, et surtout, dans une brasserie où je faisais des excès de Pelforth. Je me souviens d'une étudiante que j'avais toujours prise pour un homme jusqu'au jour où on l'appela par son prénom: Alexandra. Quelle surprise...J'étais renversé. J'ai appris un peu plus tard qu'elle était bisexuelle, qu'elle harcelait au téléphone une sorte de professeur des écoles échouée je ne sais comment à l'université et que ses collègues critiquaient beaucoup, ne la trouvant pas au niveau. J'ai appris aussi qu'elle voulait me sucer, qu'elle voulait sucer un peu tout le monde. Sa tête de bébé me répugnait. Elle semblait en vouloir à tout le monde. Elle était carrée comme un meuble. Je crois que le professeur qu'elle haïssait le plus était un spécialiste d'Arthur Rimbaud qui, habillé d'un pantalon de cuir, insultait les filles d'oies blanches et se moquait de la timidité des garçons qui ne crachaient pas comme les Arabes qui, eux, sont de vrais hommes. Tout le monde était un peu tétanisé par cet individu. Il est décédé maintenant. Lorsque je l'ai connu, c'était la dernière année de son calvaire, de son sida. Ses cours avoisinaient le néant. Mais il n'était pas le seul. Il y avait aussi un germaniste, qui se vantait d'être un ami de Gabriel Matzneff, mais aussi, et surtout, une sorte de dragueur misérable aux cheveux teints, un spécialiste de Francis Ponge au sourire figé. Je me souviendrai toujours de ses cours sur Char, Eluard et Ponge. Il devait rire sous cape, cet escroc. Comme le spécialiste du roman naturaliste qui lisait pendant des heures les préfaces des éditions de la Pléiade. Comme, aussi, cet hibou sinistre qui adorait lire les bibliographies.
Je préférais lire à la bibliothèque. Je reviendrai sur cette période que je ne regrette pas.

Vision d'horreur

Je regarde la femme qui pleure, là-bas, et qui ne veut plus voir personne. Le monde n'existe plus, pour elle. Je ne crois pas qu'elle soit minée par le chagrin. J'ai trouvé: elle pleure de bonheur. Je ne m'approcherai pas d'elle. Elle pourrait me faire du mal. Je la dérangerais. Je suis assis sur un ancien banc. Sur la place qui était vide il y a quelques minutes grossit la foule. Des odeurs fouettent mes joues. La femme semble maintenant être assise à côté de moi. Pourtant, je la vois encore, à quinze mètres de moi. Elle est dans un rêve. Je me trompe souvent mais je suis un peu plus lucide aujourd'hui. Elle doit se dire que le cauchemar commence dès qu'on se réveille. C'est stupide, ce que je viens de dire. Si je m'approchais d'elle, ce serait pour lui cracher dessus. Comme un salaud. Je ne la vois plus. Elle est cachée par la foule délirante. Des musiques se lèvent et se mêlent aux odeurs de sulfure d'hydrogène. J'ai l'impression d'avoir les pieds noyés dans une mare d'oeufs pourris. La femme a certainement disparu à jamais de la surface de la terre. Peut-être a-t-elle été phagocytée par la foule cannibale. Je ne me lèverai pas pour aller vérifier. Je sens qu'une attaque nerveuse va m'envelopper. Mais cela ne fait rien. Je suis plus fort que jamais. Le banc a fondu et je tombe par terre. Un gag qui fait rire la délirante qui n'a pas fini de se torturer elle-même. Que faire?

Saturday, December 02, 2006

Le monde moderne


Le nom de la commune de Sarcelles proviendrait du mot gallo-romain Cercellus qui signifiait: cerveaux pour tonneaux. Ce nom fut cité pour la première fois en l'an 862. Un établissement thermal y a été découvert, ce qui prouve que la ville fut habitée au début de notre ère. Elle fut pillée par les inénarrables Huns, mais elle se releva et devint la seigneurie de l'abbaye de Saint-Denis. De nos jours, elle semble occupée par la tribu Ka et ses sympathisants. Leur chef, Kemi Seba, a un programme politique: désionisation, dédommagement et retour au pays. Pour lui, la victoire est certaine. Les Juifs, les grands spoliateurs, vont devoir rembourser, de gré ou de force. (Les Juifs, c'est bien connu, volent les non-Juifs et surtout les Noirs.) Une fois la victoire remportée à Sarcelles, les Noirs, race supérieure, n'auront plus qu'à retourner en Afrique, le continent de leurs ancètres. Le programme est simple, clair, net. On ne peut pas soupçonner Kemi Seba d'avoir des arrière-pensées. Il faudrait peut-être imaginer un programme anti-Seba. Par exemple, retour au pays à coups de pompes dans le train et sans dédommagements, ou, plus radical: une balle dans la tête. On pourra me rétorquer que j'ai tort de parler de ce sinistre individu, que ses thèses sont très marginales, etc. Sont-elles si marginales que cela? Je n'en suis pas du tout sûr. Je serais curieux de savoir ce qu'en pensent au fond d'eux-mêmes les Noirs. Qui ont été victimes de l'esclavage, certes, on ne peut le nier. Pourtant, seuls les Occidentaux sont pour eux les responsables et, en premier lieu, les Portugais. Jamais un mot sur les musulmans qui eux aussi ont été esclavagistes. Il ne faut pas en parler. Il ne faut surtout pas stigmatiser les Arabes qui sont déjà assez opprimés comme cela. C'est ce que la madeleine Taubira disait un jour sur un plateau de télévision. Bien sûr, personne ne lui a répondu.

Brèves (11)


223) Le Hamas va un jour gouverner la France.
224) Tariq Ramadan aurait promis qu'il sera plus franc du collier lors de ses prochaines interventions télévisées. Il semble que cette rumeur soit infondée.
225) La France va fermer très prochainement.
226) Ségolène Royal serait une révolutionnaire du XVIIIème siècle, qui aurait pénétré dans une faille temporelle.
227) François Bayrou aurait fait une indigestion de sauce béarnaise.
228) Attention, Maurice Dantec, ne te fais pas hara-kiri! Ce serait trop bête de sombrer dans le syndrome de Mishima.
229) Jean-Marie Le Pen est devenu le grand calife des banlieusards.
230) Les quinquagénaires allemandes préfèrent cultiver leurs rhododendrons que de penser à la classe moyenne en Allemagne.
231) En 2072, il y aura certaines poches résistantes chrétiennes, en France.
232) Bruno Julliard, dans des crises de délire, se prendrait pour un musulman opprimé.
233) Pierre Marcelle va finir égorgé. Ce sera bien fait pour sa gueule.
234) Ismaël Trépanier aurait compris qu'il rit comme un con.
235) Bientôt, on attendra les ministres et les députés dans le coins de rue pour les trucider.
236) Nicolas Sarkozy va être forcé de fuir.
237) Alain Soral va finir par suicider, lui aussi. Le culte de la force mènerait au suicide.
238) Noël Mamère va se laisser pousser la barbe avant de s'exiler en Palestine.
239) Je continuerai mon blog, même dans les décombres.
240) Le devenir de l'homme est très incertain.
241) Ségolène Royal se regardant dans la glace murmure: "Je suis la plus belle. Je suis plus belle que Michelle Alliot-Marie." Il est vrai que le miroir ne lui répond jamais.
242) Jose-Luis Zapatero serait hanté par des défunts franquistes.

Pas de pitié


C'est toujours fort drôle de voir Jean-Marie Le Pen. Je ne le vois pas comme la bête immonde, comme certains. Je pense à Cabu, le dessinateur anarchisant, l'ahuri contempteur des beaufs qui votent pour l'extrême droite. Oui, il est drôle de voir Le Pen devenu une sorte de faux social-démocrate essoufflé. Je l'ai vu ce matin sur Internet. Il était interviewé par un maghrébin qui semblait avoir dans l'idée de le rendre acceptable aux yeux de la population d'origine étrangère (musulmane). Ils échangeaient parfois des ricanements. On ne peut pas dire qu'ils s'entendaient mal. La jonction était faite entre l'extrême droite et les africano-maghrébins qui n'écoutent plus ceux qui les défendent à longueur de journée. Je veux parler des gauchistes. Des gauchistes pathétiques que les jeunes des banlieues, les casseurs, les émeutiers méprisent au plus profond d'eux-mêmes. Ils ont plus de respect pour Le Pen. L'exemple de Dieudonné est frappant. J'imagine très bien Ségolène Royal se faire agresser dans une banlieue pourrie par des racailles anti-France.
La lecture de la presse étrangère est souvent édifiante. Que je vous livre quelques passages de El Watan, dont un journaliste nous dit que "la diaspora algérienne s'organise." Le programme est clair, non? Il faut que la diaspora soit très importante dans les grands pays industrialisés, qu'elle crée des lobbies défendant les intérêts des pays nord-africains, comme l'ont fait les activistes marocains en France, en Espagne, en Belgique et en Hollande. Aux Etats-Unis aussi. En fait, c'est la diaspora vers les pays européens, ces pays que l'on hait, surtout un pays nommé France. Un énergumène comme Bouteflika est boursouflé de haine anti-française. Pourtant, Nicolas Sarkozy le prend par le cou, en annonçant qu'il accordera un visa à tous les Algériens qui veulent s'installer en France. Pour ne pas travailler, bien sûr. Il y a des millions de chômeurs en France (combien?) et ce ne sont pas les mesures préconisées par Sarkozy, la suppression des CDD, entre autres, qui va y changer quelque chose.
Peut-être un jour, dans pas longtemps, l'extrème droite et les autres militeront pour l'Algérie française en France.

Le destin français


J'entendais dire hier que Nicolas Sarkozy n'a pas une stature d'homme d'état, qu'il serait beaucoup mieux premier ministre, que jeudi soir, il ne cessait de couper la parole à ses interlocuteurs, surtout aux femmes. Celui qui déblatérait contre Sarko, comme il disait, comme disent les abrutis, est un partisan convaincu de Ségolène. Il voudrait qu'elle soit élue en mai 2007; elle rentrerait dans l'histoire: la première femme présidente de la République! L'histoire changerait de cap! La révolution permanente! Comme il y a 20 ans, le coup d'état permanent. Le plus intéressant, c'est ce que les femmes disent du paon royal, de la Ségolène. Une collègue,hier toujours, pas dupe du tout, la critiquait avec raison, effarée qu'elle était par l'absence totale de programme de la pauvre socialiste. D'autres au contraire trouvaient très intelligentes les réponses qu'elle a faites, il y a probablement quelques jours, à je ne sais quel journaliste. On trouvait que Ségolène Royal n'est pas si vide que ça. Depuis qu'elle est au Liban, ses vues sur la politique internationale vont devenir transcendantes. J'en suis convaincu.
Nicolas Sarkozy, lui, a un programme, certes, mais comment prendre au sérieux un tel individu? Jeudi soir, il ne cessait de parler. Je ne l'ai écouté que le temps de fumer une cigarette. Au bout de dix minutes, je n'en pouvais plus. C'était l'homme politique médiatique qui vendait son produit pendant trois heures. Je le verrais bien dans un publicité vantant les mérites des shorts de bain. Quant à Ségolène Royal, elle serait impériale dans une publicité pour un dentifrice. Tout va mal, c'est évident. Ce n'est pas du catastrophisme. Nicolas Sarkozy a recueilli, paraît-il, 70% de bonnes opinions à l'issue de la soirée de jeudi. Gageons que Ségolène Royal va le dépasser. A ce moment-là, ce sera l'hypnose générale.

Friday, December 01, 2006

Diluculi decessus

Aetatis diluculum vixit. Quod optimum evenire potest? Declevitate in ridicula labor sed somnium prope aurem apprehendo. Esse non fingit id somnium. In aure id flatur sed credere non posso. Ridendae res dicuntur. Probabiliter insultor. Cadet in cavo sol atque in lacrimis moritur. Deridetur ea sententia. Falsum poetam atque nunc collocatam perfecte noctem esse mihi dicitur. Semper ultores alii sunt. Destinatum eorum inquietare est. Illam rem dicendo tremere incipio. In cavo se irritus fecit diluculi turbo. Unica solutio. Omnes caedes, omnes trucidationes plumbum. Ut alii in turbine ineo atque insidit quod numquam probabiliter fuit falsum diluculum. Ne sum nescio. Taciunt voces. Gravis silentium ut capitum meum ornantes pennae adamantis. Corona cruentor. Calvaria alii ineo. In dementia machinatio. Convertor, satur moribor. Oculi mei claudendi sunt. Omnes res serenitate, felicitate terminantur. Ironia non est. Ironiam detestor. Se irrita facit. Multa verba fecio. Singularis homo non sum. Falsum principium. In cavo subrideo dum falsi duliculi dulcedo ut vinum me implet.

Tuesday, November 28, 2006

Droit au dégoût


Je me sens mieux que cet après-midi. Vers quatre heures, j'étais sorti tétanisé d'un stage où l'on glosait à n'en plus finir sur une scène du Dernier tango à Paris. J'avais la nausée. Qui sait? Peut-être demain analysera-t-on 1900. Je n'ai jamais vu un film de Bernardo Bertolucci qui ne soit pas pénible. J'ai le vague souvenir d'un film traitant de Bouddha. Que je n'ai pas vu jusqu'au bout, je tiens à le préciser. Mais j'en viens à mon propos: la Ligue des Droits de l'Homme qui me dégoûte à un point que vous ne sauriez imaginer et dont deux membres viennent de démissionner. A propos de Robert Redeker, elle a eu ce raisonnement ignoble (que j'ai déjà évoqué, je crois) qui consiste à condamner l'appel au meurtre tout en stigmatisant les thèses nauséabondes du professeur de philosophie. Nul doute que cette ligue devait traiter Théo Van Gogh de la même manière. Nul doute que la jonction entre la Ligue des Droits de l'Homme et l'islamisme radical est faite. En vérité, cette ligue devrait être dissoute; ça sentirait moins la merde. Elle sent moins que le MRAP, mais tout de même!
Je pense aux chrétiens persécutés par les musulmans, dans le monde, et même aux musulmans qui subissent les diktats islamiques. Je pense à Messaoud Bouras qui a renié l'islam, et que l'on menace. L'islam, on n'en sort pas; c'est comme une prison à vie. On est musulman ou traître ou infidèle. C'est comme ça. On ne semble pas avoir compris que le Grand Djihad est à l'oeuvre et que si un jour, la guerre des musulmans contre l'Occident lâche devient évidente, même pour les plus abrutis, la Ligue des Droits de l'Homme montrera encore du doigt les racistes européens qui oseront défendre leur vie.
La situation est très grave. Je ne cesserai de le répéter. Il ne faut pas avoir peur de se répéter. Les ténèbres vont nous envelopper, si nous n'y prenons pas garde.

Monday, November 27, 2006

Il faut en finir


Au début de sa papauté, on traitait Benoît XVI de Nazi parce qu'il a fait partie de la jeunesse hitlérienne. C'est cette ignominie que répandait cette chaîne de dégénérés qu'est Canal + et plus particulièrement les Guignols, pardon, les Déchets de l'Info, ce divertissement pas drôle. Au mois de septembre de cette année, ayant, avec raison, fait un lien entre l'islam et la violence, le Pape déchaînait la violence de millions de musulmans qui, en se comportant comme cela, lui donnaient raison! Pauvres bourrins! Demain, il foulera le sol de la Turquie. Il avait seulement prévu de rendre visite à Bartolomée Ier, le patriarche orthodoxe, à Constantinople en vue d'un rapprochement entre catholiques et orthodoxes. Finalement, il ira aussi à Istanbul, -où on ne le veut pas, comme le disaient avec fureur, hier, des manifestants haineux. Pas de chrétiens en terre d'islam. Benoît XVI a eu beau (presque) s'excuser. Ce qu'il n'aurait pas dû faire. Rien n'y a fait. Le Pape, c'est l'ennemi, le chrétien, le goffar (mécréant, en Arabe), celui qu'il faut éliminer. Celui que les chrétiens eux-mêmes souhaiteraient voir disparaître. Qui sait? Peut-être un attentat va-t-il être commis contre Benoît XVI. Les hystériques musulmans ne reculent devant rien. Il est vrai que ce sont des victimes et qu'ils ont le droit de se défendre.
Le dialogue interreligieux avec les musulmans ne peut avoir lieu, pour la simple et bonne raison que les islamiques croient détenir la vérité et que, par conséquent, ils n'ont que mépris pour ceux qui ne partagent pas leur foi en leur Allah guerrier. Oui, la violence fait partie de l'islam. C'est écrit noir sur blanc dans le Coran. Lisez le Coran (je l'ai lu deux fois) et ensuite les Evangiles. Si vous êtes objectif, honnête, vous verrez qu'il y a une profonde différence, que le Christ n'a jamais prêché la guerre, le pillage, le massacre des infidèles, comme Mahomet. Une ordure comme Tariq Ramadan raconte qu'il faut "contextualiser", qu'il faut se mettre dans le contexte de l'époque. Mais les musulmans sont toujours dans le même contexte djihadiste! Ils vivent encore au 7ème siècle. C'est un fait indéniable. Pour donner un exemple, les rappeurs sont des bédouins prêts à brûler églises et synagogues. Je n'invente rien. Ils brandissent clairement la menace dans leurs textes ignobles.
Le Pape Benoît XVI a mon plus profond respect.

Little death

J'ai marché, j'ai couru. Je crois avoir fait deux ou trois fois le tour de la ville. Je traîne un peu la pattte, maintenant. Un point de côté. Je commence à souffrir mais la souffrance est éphémère, comme toujours. Je la vois fondre. La neige au soleil brille dans mes yeux; je suis presque arrivé: il ne me reste plus qu'une centaine de mètres à parcourir. Le sang monte à la tête comme un souvenir enfoui qui referait subitement surface. Il m'éclabousse, c'est ça, il est là, à me talonner. Il hennit. Il imite tous les animaux. C'est vraiment trop ridicule. Je ne vais pas me mettre à hurler, moi aussi. Le champ de vision tremble puisque je cours toujours. Ma force m'étonne moi-même. C'est comme si j'avais bu l'équivalent de trois nuits d'ivresse. Maintenant, je peux m'asseoir, je m'allonge. Fermant les yeux, je caresse mon corps qui ne gémit plus. Je suis perdu dans un moment extatique. D'antiques musiques me reviennent en tête, berçant mon corps renouvelé. Tout se passe comme si toutes mes répliques avaient décidé brusquement de se rassembler. Une aurore tiède et sans commune mesure avec la vie réelle passe sa main délicate sur ma conscience qui voudrait pleurer de bonheur. Tout cela existe. La vie se prolonge, c'est la conclusion. Tout ce que je viens de vivre a pris un sacré coup de vieux! On me demande si je vais mieux, mais, comme vous devez vous en douter, je ne réponds pas. Je ne peux répondre. Je suis parti, depuis quelques secondes. J'entends un oiseau de nuit voleter. Il semble me remercier de lui communiquer ma petite mort.

Sunday, November 26, 2006

Sanguis suis


C'est de l'amour que j'ai pour le boudin, le boudin noir, surtout, le boudin avec le sang du porc. Le boudin blanc, lui, est fait avec diverses viandes blanches, auxquelles on ajoute du gras de porc ou de veau. Le boudin a toujours autant de succès, paraît-il, et c'est bien mieux comme ça. Il en existe différentes variétés: le boudin fin à la crême, le boudin aux pommes, aux marrons, le boudin noir d'Alsace, le boudin du Poitou, du Languedoc. Le boudin lyonnais, également. Pour 6 six litres de sang, prévoyez 1 kg 500 de panne fraîche, la même quantité d'oignons, 125 grammes de sel fin, de la poudre de piment rouge, des échalotes et des fines herbes hachées, et, surtout, ne pas oublier le grand verre de table de vieux cognac. Avec une bouteille de Saint-Joseph. Vous vous régalez. Il m'est arrivé (pas si souvent que ça, finalement) de manger du boudin à Lyon. Je recommande le boudin de Chez Mimi, rue Saint-Jean, dans le quartier du même nom. L'ambiance y est toujours conviviale. On y passe chaque fois un agréable moment. L'osso bucco est toujours excellent, de même que l'agnus dei.

Chute

Chute d'hommes et de femmes. Chute de la foule délirante. Je cours pour me cacher. Je ne veux pas mourir écrasé. Il faut fuir. Il est vrai que j'ai trop bu, que j'arrive à peine à marcher, que j'ai mal aux jambes, que les miroirs vont se briser à force de réfléchir la barbarie; tout ça tombe du ciel, semble-t-il. Je me trompe rarement. Ma qualité, qualité rare, c'est la perspicacité. Je suis à l'abri, sous une porte-cochère; je vais attendre la fin de la fureur divine. Des bouillies sanglantes poussent comme des fleurs; elles sont presque belles à voir. Je ferme les yeux et je deviens aveugle pour toujours. Voilà que je m'affaisse, je me recroqueville, je pose ma joue sur mes genoux mais je ne me mets pas à pleurer. Peut-être vais-je perdre conscience. Le bruit est infernal, maintenant. Les corps craquent, explosent. Moi aussi, je craque, je vais exploser. Tout va mal, tout va de plus en plus mal. C'était fatal. La lâcheté aboutit inéluctablement au massacre des corps, à l'anéantissement pur et simple. Je commence à me réciter un poème. Ce poème semble avoir existé de tout temps, flotter à de multiples exemplaires dans l'espace. Un poème dont vous ne saurez jamais rien. Un poème en or. Un poème qui ne recule devant rien, et surtout pas devant la barbarie. Je les ouvre, les yeux, finalement. Tout a disparu. La chute des corps a fondu dans l'asphalte surchauffée. C'est au moment où je murmure cette phrase que je commence à rêver.

La chanson française


Je viens de regarder un passage du 20 heures de TF1, présentée par l'inénarrable robot à paroles, Claire Chazal, cette création électronique. Le sujet traitait de deux monstres sacrés (comme disent les connards) de la chanson française: Higelin et Brigitte Fontaine qui sont amis depuis des milliers d'années, d'après ce qu'ils disent. Il suffit de les regarder vingt secondes pour être affligé. C'est le spectacle de deux ruines. C'est évident. J'allais dire encore une fois: il n'y a pas de doute là-dessus. Je vous le demande: qu'est-ce qu'on en a à foutre que Higelin, ce très mauvais chanteur, aime la pluie? Non, jamais je ne dépenserai de l'argent pour ces deux monstres de vulgarité. Comme l'était Gainsbourg. Il y a vingt ans, Catherine Ringer, la décadente sans talent, dommage pour elle, traitait Gainsbourg de dégueulasse au langage incompréhensible. Gainsbourg, lui aussi, était en pleine banqueroute. Peut-être l'a-t-il toujours été. Il a fait illusion au début de sa carrière. Peu de temps après, le masque est tombé. L'ère du n'importe quoi ne s'est achevée qu'avec sa mort. On le prend souvent pour le Chopin ou le Rimbaud de la chanson. Lui, Gainsbourg, n'était pas dupe de lui-même. Il avait au moins cette qualité. Il était assez lucide pour ne pas se prendre pour un poète. Il faut dire que sa muse débile, Jane Birkin, n'incite pas à la poésie! Gainsbourg, Catherine Ringer, Higelin, Brigitte Fontaine...Il semble que dans la chanson française il y ait une filiation de la ruine. Quelle sera la prochaine ruine? Elle sera sûrement très drôle à voir.
J'en finis avec Claire Chazal qui, présentant un livre de textes de Brigitte Fontaine, disait que c'était de la poésie. Elle ajoutait que dans le livre il y a des dessins de Victor Hugo. Brigitte Fontaine est peut-être la réincarnation du poète le plus pénible à lire du XIXème siècle.
Je me souviens qu'en classe de 6ème, le professeur de musique nous faisait chanter des chansons d'Yves Duteil. "Prendre un enfant par la main..." Il s'appelait Mr Vautier. Qu'il soit maudit!
Je reviendrai sur la chanson française, sujet fort drôle. Sardou, Lama etc. Les poètes des égouts dégoûtants.

Monde cruel


Marie-Antoinette se prend pour Olympe de Gouges (révolutionnaire féministe), maintenant. Pardon, je me suis trompé; je voulais parler de Ségolène Royal. Pour cette gourde, la révolution, c'est une femme au pouvoir mais certainement pas le renouvellement des idées. Elle n'a même pas pour elle d'être charmante. Même les abrutis de l'extrème droite la trouve très jolie! Nous sommes dans une impasse et ce n'est sûrement pas ce produit marketing qu'est cette endive sur pattes qui va nous en sortir. Ni même Sarkozy, dont le visage semble s'allonger de plus en plus, tant il s'inquiète pour la présidentielle. C'est le grand rassembleur. Si j'ai bien compris son dernier discours de merde, il va se spécialiser dorénavant dans la magie. Il a eu ces mots de poète visionnaire: "La magie du rassemblement." En réalité, ce qu'il espère, comme la cigogne navrante, c'est que Le Pen soit présent au deuxième tour de l'élection présidentielle. La victoire serait presque assurée pour l'un de ses deux paillasses. Ce serait la victoire de la République! Encore une fois! Comme en 2002! Vous vous souvenez d'avril 2002, quand tous les résistants débiles manifestaient contre la bête immonde. Qui, c'est vrai, est une bête immonde. Mais que dire des adversaires de Le Pen? Ils votaient Chirac en se pinçant le nez ou avec des gants. Ils étaient fiers d'eux. En vérité, je n'ai que mépris pour ces branleurs de discours humanistes. Mépris aussi pour les écologistes qui polluent l'atmosphère avec leur idéologie d'un monde sans frontières, avec leur idéologie criminelle. Ces gens-là sont mûrs pour l'islamisme. La oumma et le monde sans frontières, c'est tout à fait la même chose. Le communisme, c'est la même horreur internationale. Au fait, pourquoi n'a-t-on pas interdit le parti communiste? La puissance aux 100 millions de morts. Je regardais hier soir un document datant de la fin des années soixante-dix, où Robert Andrieux, la marionnettte moscovite, était sur le point de lancer son verre à la figure d'André Glucksmann qui le taquinait sur le communisme. Il faut préciser que Glucksmann a été maoïste. Il semble le regretter, maintenant. Peut-être prend-il des calmants, qui sait?
Il semble bien qu'il n'y ait plus grand chose à faire. Nous ne nous en tirerons jamais. C'est vrai, le monde est cruel. Je crois être né à la mauvaise époque.
Mon Dieu, aie pitié de nous tous!

Brèves (10)

203) Dominique Strauss-Kahn aurait dit: "Si ça continue, je vais buter tout le monde!" On l'en croit capable!
204) Laurent Fabius, lors d'une séance de spiritisme, aurait contacté François Mittérand.
205) Marc Jolivet ne se laverait pas souvent le nombril. Très curieux pour un homme qui le se le regarde si souvent.
206) Si l'on entend des sirènes de pompiers et de police toutes les nuits, c'est parce que les émeutes urbaines ne cessent pas, voilà tout.
207) Les villes vont être très bientôt saccagées et mises à sac, il y aura des centaines de blessés et de morts.
208) Mon blog est un des tous derniers hoquets avant l'écroulement total de la civilisation.
209) Michel Houellebecq se serait dit: "Je suis le génie du troisième millénaire!"
210) Chevènement en aurait assez de sa tête de niais. Cela ne semble être qu'une fausse rumeur.
211) Le corps de François Mittérand ne se serait pas décomposé. De plus, il sentirait la rose. Je me disais aussi qu'il était mort en odeur de sainteté!
212) Dominique de Villepin va se faire friser les cheveux.
213) Bernard Thibault prend des cours de kung-fu.
214) Bernard Tapie va finir par se faire battre à mort.
215) Michel Platini a encore enflé.
216) Guy Lacombe a sorti le couteau de boucher.
217) Les Britanniques vont très mal finir.
218) Dominique de Villepin se réveillerait souvent, un short sur la tête. C'est un mystère...
219) Raymond Domenech a mal au torse. On lui aurait conseillé de le bomber moins souvent.
220) Marc-Olivier Fogiel est branché sur secteur, maintenant. Les piles s'usent très vite.
221) Yves Jégo ne s'est jamais senti ridicule.
222) Jean-François Kahn a annoncé qu'il vomirait à la prochaine émission de télévision.

Saturday, November 25, 2006

Conclusions un peu trop hâtives (18)

- Charles Berling n'est pas un individu suicidaire.
- Je regrette la mort de ma tante Camille.
- Mon oncle Raphaël n'aurait pas fait une perquisition chez moi.
- Eric Raoult ne fait pas ses cinq prières quotidiennes.
- Nicolas Sarkozy porte très bien le costume.
- Patrick Devédjian est d'une grande humilité.
- Ma cousine Marie-Thé ne va pas un jour se jeter par la fenêtre.
- Marie-Anne Chazel ne roucoule pas parfois.
- Le magazine Marianne n'est pas une ordure.
- Les films de Costa-Gavras sont des dates importantes dans l'histoire du cinéma.
- Christophe Dechavanne ne ressemble pas un peu à Sarkozy.
- Serge Gainsbourg fut un génie poétique de la chanson.