Sunday, February 25, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (39)

- Ségolène Royal est un personnage d'Alexandre Dumas.
- Nicolas Sarkozy est un capitaliste effréné.
- Si je me trouvais devant Ségolène Royal, je me retiendrais de la gifler.
- Si on critique La Cigogne autoritaire, on est un sarkozyste fasciste.
- Demain, les conneries ne vont pas recommencer.
- A l'approche de l'élection présidentielle, mon blog ne va pas devenir immonde.
- J'ai toujours eu la vocation de travailler.
- Demain matin, je ne vais pas être très vite écoeuré par France-Inter.
- Le métro à 6 heures du matin vous donne envie de continuer à vivre.
- Philippe Sollers n'a pas soutenu une des pires dictatures de tous les temps.
- Il ne faudrait pas que Jésus-Christ redescende sur Terre.
- Je ne prèfère pas parler de la fin du monde sur le blog; je préfère soutenir un candidat (ou une candidate!) à l'élection présidentielle.

Sonnet XX

C'est le corps rassasié qui commence à souffrir
Lorsque s'ouvrent mes yeux et que le jour se lève.
A ce moment, je sens mes cauchemars pourrir
Et mon ancien amour s'effondrer sur la grève.

Se multiplient les verbes à l'infinitif,
Immortels et pareils à des statues de pierre.
Le monde brusquement devient improductif
Et dans l'affolement dépasse la lumière.

Je sais que le bonheur dure une éternité,
Je sais que malgré tout je l'ai bien mérité
Et que l'astre en naissant fait exploser l'aurore.

J'ai fini le récit de mon passé heureux,
Et pourtant, la jeunesse incendiera encore
L'improbable santé de mes songes hideux.

Saturday, February 24, 2007

I remember

J'étais loin, loin, au bord des larmes, au bord de la falaise. J'allais m'écraser sur les rochers sans nom. Je commençais à hurler à la mort; je voyais trouble; mes jambes tremblotaient. On me poussait mais je gardais encore quelques forces. Le vent était un allié. Je me regardais dans le ciel gris foncé; les minutes ralentissaient, comme chaque fois que le rêve s'installe. Tout ça, c'est du passé, maintenant, mais je n'oublierai pas. Je ne peux rien oublier. Chaque jour, je consigne les états différents de mon être et chaque jour, je feins de pleurer, comme si j'étais à bout, au bout de tout. J'adore me jouer la comédie. Je ne suis plus au bord du gouffre; je dors sur la grève; l'air purifié caresse mes cils; le monde est dépeuplé: je ne recommencerai plus. Je suis la feuille au vent. On écrit sur moi, dans la cuvette de l'horizon, je le sais. Je ne peux rien y faire; j'aurais voulu qu'on ne remarque pas mon existence mais qu'y puis-je? L'amour s'accroche à la barrière du rêve; je n'en veux pas; je ne le désire plus: jamais la sérénité ne m'a gagné comme aujourd'hui. Le matin s'annonce éternel. Je suis éternel; je suis l'éternité; on sculpte un sourire sur mon visage ancien: on me façonne avec de la terre. L'odeur de la terre m'enivre; sensation inédite; le monde humain est obsolète. Je n'ouvrirai pas les yeux, j'ai tout l'univers en moi, maintenant. J'ai toujours cru que les oiseaux cruels allaient m'arracher les yeux. Je délirais. Je sais que les mensonges sont bel bien décédés.

Magnifique paysage avec cascade


On a peur, on panique, on est effrayé à l'idée d'un nouveau 21 avril. Le Pen au deuxième tour encore une fois! On se mobilise, au nom de la démocratie, de la république, de je ne sais plus quoi. On se mobilise à Lille où Le Pen va tenir sa convention présidentielle pendant tout le week-end. Non au FN! Non au F-Haine! C'est bien joli mais on ne me verra jamais manifester avec les opposants à Le Pen, ces sinistres pantins gauchistes, ces communistes qui osent dire que le Front National est antidémocratique. Il est vrai que les communistes sont très bien placés pour donner des leçons de démocratie. Ils ont l'histoire pour eux. Il y a également les organisations comme le MRAP et Ras l'Front. Il devait y avoir aussi le SCALP (Section Carrément Anti-Le Pen), qui, à une certaine époque, du temps de la conscription obligatoire, frappait les appelés, la bleusaille. Des abrutis avec lesquels j'aurais honte de marcher. J'oubliais les socialistes, les bourgeois de la gauche. Ils étaient là, à Lille; ils manifestaient aussi contre le diable.
Je déteste Le Pen mais je déteste également ses ennemis. Une seule fois, j'ai été de son côté: c'était pendant le débat qui l'opposait avec cet individu louche, d'une vulgarité sans nom. Vous avez deviné de qui je veux parler. Bernard Tapie, dont je ne serais pas étonné qu'on le retrouve un jour, une balle dans la tête. Un démocrate anti-Le Pen comme ça sent le pourri.

Petite mise au point


D'abord quelques repères historiques sur la place Gabriel Péri, plus communément appelée la place du Pont. Plusieurs pistes ont été avancées concernant le nom de Guillotière. On dit par exemple que ce nom viendrait de Grillotière, beaucoup d'animaux appelés grillets peuplant le quartier. A la révolution française, le quartier était isérois, avant de devenir rhodanien.
Dans les années 20, le quartier était peuplé majoritairement d'immigrés italiens. Mais cela fait belle lurette qu'il n'y en a plus. Non, depuis peut-être quarante ans, ce sont les Maghrébins qui peuplent le quartier. Je me souviens qu'au début des années 90, à l'annonce de la démolition de Prisunic, des manifestations avaient été organisées, manifestations qui protestaient contre ce qu'on considérait comme une manoeuvre pour disperser les Arabes qui stationnaient en grand nombre devant le magnifique magasin. On parlait de racisme; on faisait l'éloge de la place du Pont qui était un lieu de rencontre des cultures. En évoquant les cultures, il me revient en mémoire le texte qu'avait écrit Azouz Begag, dans cette revue merdique, appelée Autrement. C'était une véritable daube humanitaire sur les échanges entre les différentes cultures: maghrébine et autres. Begag mentait. Les Chinois et les Arabes ne se mélangent pas; les Turcs, non plus. Je ne parle même pas des quelques Géorgiens qui font les plantons devant la bouche de métro et qui ont toujours l'air de comploter. Quant aux Africains de la rue de la Guillotière, c'est la même chose. La vérité, c'est que ces cultures ne s'interpénètrent pas, qu'elles vivent séparées, que c'est le communautarisme. Pour donner un exemple, je n'ai encore jamais vu un Chinois parler à un Maghrébin, jamais. J'affirme même que certaines communautés sont ennemies les unes des autres. Pour donner un exemple, les Turcs et les Arabes. Je me souviens, il y a de cela une dizaine d'années, d'un Turc, soupçonné du meurtre d'un Arabe, que les policiers avaient embarqué dans leur fourgon, fourgon qui ne tarda pas à être lapidé. Un policier tirant en l'air avait dispersé la foule des lyncheurs déchaînés.
Qu'on ne vienne pas me parler de dialogue entre les cultures! C'est du mensonge, purement et simplement.
Petite précision: le Prisunic a bien été démoli mais les sationneurs maghrébins sont toujours là.

Brèves (25)

401) Parfois, les photos de famille, dont Claude Bartolone est friand, sont sinistres. Je viens de voir une photo réunissant Laurent Fabius et Ségolène Royal.
402) Marie-Georges Buffet se retient toujours de gifler José Bové.
403) Georges Pernoud aurait décidé de lever la patte pour pisser. Personne n'y comprend rien.
404) Ce n'est pas moi qui ferais confiance au héros anti-arnaque, Julien Courbet.
405) Si ça continue, on va finir par attacher Marc-Olivier Fogiel sur son siège. Il ne reste pas tranquille.
406) La poésie de Francis Lalanne pue la merde.
407) Jean-Michel Blier ferait mieux de servir des pastis.
408) Malgré tous ses efforts, Christine Ockrent ne parvient pas à devenir sympathique. Nous lui conseillons fortement d'arrêter. C'est inhumain pour elle.
409) La filmographie de Claude Lelouch est une infamie.
410) Bruno Gaccio semble être devenu la conscience politique de Télé 7 Jours.
411) Ariane Massenet, la journaliste de Canal+, n'a pas de sens.
412) Mauvaise nouvelle: nous venons d'apprendre que Mathilde Seigner va avoir un descendant.
413) Il paraît qu'Alain Delon ne se prend plus pour un acteur. Nous émettons de sérieux doutes.
414) Tout le monde écrit, même Catherine Laborde, c'est vous dire.
415) J'imagine très bien Yves Calvi se battre avec ses invités.
416) Le drame de Thierry Gilardi, c'est que les greffes du cerveau ne sont pas encore envisageables.
417) L'attribution des Césars me laisse complètement indifférent.
418) Il n'y a rien de plus pénible que le cinéma actuel.
419) Le trou s'approfondit: nous allons tous y tomber.
420) On peut très bien vivre sans avoir jamais lu une ligne d'André Gide.

L'Astérix des blaireaux


N'en déplaise à Arnaud Viviant et à je ne sais quel autre mort-vivant gauchiste, Maurice G. Dantec, le pro-américains, le sataniste pro-Bush ne dit pas que des conneries. Quand il traite José Bové de bovidé, je le trouve drôle. Evidemment, ce n'est pas de l'humour bien-pensant. Le cow-boy de la littérature utilise sa Winchester contre Zéropaland. Et ça, ça effraye les bonnes consciences.
Je reviens un petit peu sur José Bové, qui, lui aussi, était invité hier sur LCI, (chaîne de télévision, où parfois on utilise un argot répugnant, comme dans le reportage sur Doc Gynéco qui, persécuté par les gauchistes, perd les pédales et révèle sa vraie nature, celle d'un banlieusard prêt à en découdre, de la manière la plus violente, barbare). José Bové est un gauchiste qui ne se compromettra pas avec quelqu'un comme Bayrou, qui est de droite. José Bové semble ne pas vouloir perdre sa dignité de militant gauchiste. C'est un irréductible, l'Astérix de l'antimondialisation. José Bové est le personnage mal dessiné d'un mauvais dessin animé.
J'ai appris qu'un jeu vidéo existe, qui met en scène José Bové. Le but consiste à repousser des CRS et à détruire, morceau par morceau, un MacDonald. Il paraît que notre légume national est excellent à ce jeu. Je ne serais pas étonné si un autre jeu mettait en scène les Américains, les habitants de la Planète du Grand Capital, personnages affreux que l'on devrait détruire pour ne pas être anéanti.

Tableau de Veronese


Blow job. Vous connaissez ce film d'Andy Warhol? Un film de 1963 et qui est constitué d'un plan-séquence de 35 minutes sur le visage d'un homme qui se fait sucer le gland. Une réussite artistique, semble-t-il, puisqu'il pourra être visionné pendant l'exposition qui se déroulera au centre culturel Barbican de Londres d'octobre 2007 à janvier 2008. On nous l'annonce: l'exposition sera provocante et ambitieuse. En effet, il s'agira de présenter la sexualité dans l'art depuis des millénaires. Oui, provocante, ambitieuse, mais on n'a pas fini avec les adjectifs. L'exposition sera également sérieuse, rigoureuse. On pourra admirer des vidéos contemporaines. Des films pornographiques? J'en ai vu quelques uns que je proposerais volontiers à la directrice des arts du Barbican. Des films qui ont osé dépasser les tabous judéo-chrétiens fascistes. Du trash sérieux, rigoureux, très ambitieux: deux pénétrations, deux fellations, tout en même temps. Des viols collectifs. A ce propos, il faudrait demander à des barbares violeurs s'ils n'ont pas un film ou deux tournés sur leur portable à envoyer à Londres. C'est de l'art brut, ça, au moins. Non, je n'exagère pas. On annonce également des lectures de Lolita de Nabokov et surtout de textes du marquis de Sade, le transgresseur absolu qui bénissait les culs avec son foutre, le violeur de l'absolu, le républicain en plein orgasme sanguinaire. Nul doute que cette exposition sera une date dans la longue histoire du snobisme.

Les hasards heureux de l'escarpolette


Les tableaux de Fragonard m'ont toujours attendri par leur légèreté; c'est un de mes peintres préférés. Les portraits de Chardin aussi sont des perfections artistiques. Alors, Romano Prodi, le régularisateur de 350 000 clandestins, a démissionné? Oui, le régularisateur, celui qui a commis un "acte d'équité sociale", pour reprendre sa phraséologie renversante. Mais il semble que le chiffre doive être révisé à la hausse puisque 520 000 étrangers ont finalement bénéficié de l'équité du socialiste grimaçant. Il est d'une moralité confondante, ce Zapatero à la sauce bolognèse. Sauce bolognèse islamisée évidemment.
Démissionnaire, certes, mais démissionnaire qui va se succéder à lui-même. Drôle, non? Cela satisfait pleinement un certain Oliviero Diliberto, secrétaire des communistes italiens. Oui, un communiste. Un internationaliste. Un individu qui ne verrait aucun inconvénient à ce qu'on loge le monde entier en Italie.
L'italie, comme l'Espagne (La France, n'en parlons même pas!) est devenue, c'est une certitude pour moi, un pauvre pays. Un pays en crise qui continuera certainement de régulariser les clandestins, dont le nombre de pauvres gens ne va pas cesser de grandir. Forza Italia! Non, la forza est remise à une date ultérieure.

Chat très mécontent


J'écoute Johnny Cash tout en tapant ce message. Très belle chanson. Love is a burning thing! J'ai appris que le mage atomique, Ahamdinejad, continue d'enrichir de l'uranium. Je parlais de cela avec un collègue, l'année dernière. Il me disait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, que le président iranien ne faisait que de la provocation. J'étais un peu dubitatif. Il semble bien que les Iraniens soit gouverné par un psychopathe, du genre Adolf Hitler, dont il ne faut pas oublier qu'il a été le malheur de son pays. Les bombardements de Dresde ont été impitoyables, affreux, mais qui, au fond, en fut le responsable? L'Ahmadinejad du Brandebourg, évidemment.
C'est bien connu. Tout est de la faute des Américains. N'importe quel gauchiste boutonneux ou barbu vous le dira. José Bové ou Marc-Edouard Nabe, n'en parlons pas. Les Américains sont les oppresseurs du pauvre peuple iranien, qui exerce son droit en enrichissant son uranium. Il semble que Georges W. Bush n'exclue pas une attaque nucélaire. Bientôt, ce sera peut-être une petite apocalypse en Iran. Ahmadinejad atomisé, dispersé, ventilé, comme dirait l'autre! Tout ça à cause des Juifs, n'est-ce pas? Il ne faut pas oublier que dans l'imaginaire des antisémites, les Juifs sont à l'origine de toutes les guerres. Il ne faut pas oublier non plus que les musulmans furieux n'ont pas de cerveau.
Il y a quelques mois, j'entendais une Iranienne, à la télévision, dans une émission où on débattait faussement, bien sûr; une Iranienne qui disait que les fondamentalistes musulmans de France sont bien plus radicaux que les islamistes iraniens. Je ne mettrai pas en doute sa parole; les ennemis pullulent en France- et dans toute l'Europe. Nous sommes en danger de mort, de disparition.

Friday, February 23, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (38)

- La bordélisation n'est pas à son comble.
- Le théâtre de Jean Anouilh est moins intéressant que celui de Jean-Paul Sartre.
- Le retour à la frontière suisse s'annonce magnifique.
- Je vais fermer ma grande gueule, un jour.
- Cet après-midi, je n'étais pas entouré de têtes de noeud.
- Son champagne, que Le Pen ne se le mette pas où je pense.
- Je suis très heureux de retrouver les gauchistes, lundi.
- L'islamiste de merde de la place du Pont ne regarde pas les gens de travers.
- Pierre Arditi serait moins con que Ségolène Royal.
- Je déteste pilonner les malfaisants.
- On ne pousse pas le bouchon un peu loin en disant que Strauss-Kahnn, Fabius et Jospin sont des éléphants. (Pauvres éléphants!)
- La convalescence n'est pas terminée.
-

La case départ

Je regardais un astre se coucher; je le voyais mourir alors que je revivais. Je ne me souviens plus très bien si mon esprit fonctionnait encore à ce moment-là; je ne rêvais pas; j'avais envie de sauter à pieds joints; je retournais en enfance: je me regardais dans un ancien miroir, j'étais comme mort. Ensuite, ceci: le vent a décuplé, qui avait perdu ses forces dans la bataille contre le malheur. Malheur! Ce mot ne semble plus exister; tant pis pour les âmes errantes. Les âmes errantes sont risibles; elles portent sur leur dos leur angoisse vulgaire, grimaçante. Je les ai vues; elles voulaient m'anéantir, ces rebuts de l'humanité rampante. Et pourtant, je les aime encore. Elles ne se doutent même pas qu'elles tournent en rond, ces garces. L'astre, groggy, ne se relèvera plus. Ce n'est pas encore le crépuscule. J'entends la faune pleurer; je sens la flore se faner. Les croquemorts divins se sont levés tôt, ce matin. La machine est toujours en marche. On a toujours cru qu'elle allait arrêter de tourner; non, je la vois encore; elle erre, elle aussi. Mais je prèfère les machines aux âmes. Ne m'en veuillez pas, c'est comme ça. Non, je ne me justifierai pas. Je déteste les gens qui sans cesse se jutifient. Ce sont des êtres immondes qui ont l'odeur de la réalité. Mes organes internes sont encore bien rangés, à leur place. Je ne pense pas les évacuer avant longtemps. C'est très bien ainsi. Le vent est plus fort que jamais. Je vais retourner à la case départ.

Thursday, February 22, 2007

Le destin d'un connard


Un jour, il faudrait que j'écrive la liste de tous les connards actuels. J'intitulerai ce texte: Le panthéon des connards. L'individu peu recommandable à qui je décernerai la palme est sans hésitation Georges Frèche. Il a été aujourd'hui condamné à payer une amende de 5000 euros par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir dit que les incendiaires de l'automne 2005 étaient des policiers déguisés en musulmans. Voilà. Tant pis, pour lui: il paye sa bêtise. C'est un ancien de la rue de Charonne, un ancien révolutionnaire de mai 68, un ancien combattant; il sait ce que c'est que les flics. Certains, peut-être, se déguisaient en Cohn-Bendit, qui sait? Peut-être se croit-il dérangeant. On ne sait jamais. Il peut se passer des tas de choses dans son énorme calebasse. Il a décrété, par exemple, qu'une certaine catégorie de combattants étaient des rebuts de l'humanité, des sous-hommes, pour reprendre ses mots. Pauvres Harkis! Se faire insulter est déjà humiliant mais se faire insulter par un connard est intolérable. Quant à ce qu'il a dit sur les joueurs de l'équipe de France de football, permettez-moi de vous dire que je n'en ai rien à foutre. Les équipes nationales m'indiffèrent totalement.
Georges Frèche est épouvanté par Sarkozy. Il l'a dit: "On va finir par voter pour Sarkozy." Il semble que dans l'imaginaire des imbéciles, Sarkozy soit devenu pire que le révisionniste Le Pen. Georges Frèche...Non, j'arrête là-dessus. La tête de veau me dégoûte.

Il ne se passe rien


J'ai déjà dit que parfois, je ne comprends plus rien, que je suis dépassé par les événements ou plutôt par certains propos. Il y a quinze jours, j'évoquais le concept splendide d'alternationalisme. Hier, j'ai appris que le pauvre Jean-Marie Le Pen a déclaré que les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait des milliers de morts n'ont été qu'un incident. J'avoue que je n'aurais jamais pensé à ça. Il faut dire que Le Pen a des trouvailles toujours surprenantes. Mais nous devons aller plus loin et dire tout simplement que les attentats du 11 septembre ont peut-être été perpétrés par des groupuscules, des Juifs, probablement. Ou alors, les attentats n'ont jamais eu lieu. Ce serait drôle si un révisionniste, Faurisson ou Thion, nous apprenait un jour que les attentats ne furent qu'une mise en scène hollywoodienne destinée à détourner l'attention sur ce qu'il se passe en Israël: des crimes contre l'humanité commis par des Juifs nazis. Pauvres naïfs que nous sommes! On nous ferait gober n'importe quoi...
Les milliers de morts en Iraq ne sont en revanche pas imaginaires. C'est Le Pen qui le dit: plus de 3000 morts par mois. Il faut dire que le 11 septembre, les partisans du mage tribun voulaient sabler le champagne tant l'annonce des attentats les avaient émoustillés. On peut me rétorquer que ce n'est qu'une rumeur. Je la crois fondée tant il est vrai que l'antiaméricanisme de Le Pen est virulent. L'antiaméricanisme est parfois un signe d'imbécillité. On reproche à Sarkozy de s'américaniser; c'est vous dire s'il est diabolique. S'il était nostalgique de l'union soviétique, on ne le détesterait pas tant...
J'ai un scoop pour vous, un scoop tout frais: la deuxième Guerre mondiale n'a jamais eu lieu.

Brèves (24)

381) Il n'y a rien de plus désagréable que de travailler.
382) Il y a de fortes probabilités pour que Jean-Marie Le Pen soit un incident de la nature.
383) Le débilisme est le nouvel humanisme. Le nombre de ses adeptes est impressionnant.
384) Il ne faut avoir aucune compassion pour les commentateurs de sondages. Pauvres gens, tout de même, ils ne sont pas enviables.
385) Je dis tout simplement que cette campagne présidentielle est une infâmie.
386) Ségolène Royal aurait de gros problèmes avec les accords du participe passé. Il faut dire que c'est une élève en grandes difficultés. Ajoutons qu'elle ne fait rien pour arranger la situation, ses leçons ne semblant pas souvent être apprises. Comment va-t-elle suivre le cours sur les accords du participe passé des verbes pronominaux? Nous avouons notre perplexité.
387) Avis aux gauchistes en pleine panique: il ne semble pas que des cornes diaboliques vont pousser sur la tête de Sarkozy.
388) Les millénaristes ont toujours eu toute ma sympathie.
389) La moralisation bat son plein. L'éthique peut être mortelle. Surtout pour les chiens.
390) La tête de Marc-Olivier Fogiel serait constituée de milliers de pixels.
391) Il paraît que Guy Carlier ne se fatigue pas de regarder les gens de travers.
392) On aurait conseillé à Jean-Luc Delarue de boire des tisanes spéciales jambes lourdes.
393) Une rumeur court, selon laquelle Renaud espérerait que Nicolas Sarkozy soit élu pour composer des chansons antifascistes. Il semble que la rumeur soit fondée.
394) Renaud n'en finit pas de défrayer la chronique. Il paraît que dans une crise de démence, il se croyait au Chili, il y a quelques jours. Peut-être s'est-il déplacé plus vite que la lumière.
395) On ne comprend toujours pas pourquoi Marc-Edouard Nabe ne porte pas une longue barbe postiche.
396) Se tapant le front sous le coup d'une illumination, José Bové se serait aperçu que ça sonnait creux. Nous craignons bien que cette information soit vraie.
397) Nous conseillons fortement à Tariq Ramadan de porter une longue perruque blonde afin de pouvoir chanter ses poèmes sous des airs de Patrick Juvet.
398) Il ne manquerait plus que ça, que Ségolène Royal réponde aux questions un pistolet à la main.
399) Il semble que les habitants d'Alpha du Centaure n'aient plus aucun doute sur notre connerie délètère.
400) Le drame, c'est que le voyages spatiaux soient encore impossibles.

Wednesday, February 21, 2007

Sonnet XIX

Nulle part et partout à la fois, j'écrivais;
Le photon dédoublé s'écrasait sur la plaque
Et je le contemplais comme si je rêvais
Dans la réalité redevenue opaque.

Souffrant dans toutes les directions à la fois,
Je crois trouver enfin les lois métaphoriques,
Celles qui quelque part redessinent les croix
Et qui finalement deviennent théoriques.

Je regarde abêti ma pensée refléchie
Qui s'accouple soudain avec l'entéléchie
De cette dimension que j'ai souvent franchie;

Et, prenant dans mes bras la gaîté avachie,
Je compte l'enivrer avec la logomachie
Qui flatte le temps de la nouvelle anarchie.

Death of the moon

Je m'accroche à ce fil comme si j'allais tomber. Je me balance sur un fil abstrait, si j'ai bien compris. On va encore me traiter de fou mais ce n'est pas cela. Non, j'ai tout compris maintenant. J'ai été dans les ténèbres pendant des années. La lune s'écrasera sur mes songes. Aucun doute là-dessus. Les chiens m'avaient prévenu mais je ne voulais pas les écouter. Je les haïssais. La haine est ridicule; voilà une sentence qui me plaît. Je suis assis en tailleur maintenant, m'imaginant que j'ai fini par saisir le fondement du monde. Je compte écrire un roman qui retracerait mon ignorance, celle de toujours. J'ai envie de boire, de me saouler, de repartir dans le soleil nichant sur les toits d'ombre. La lune semble sourire maintenant, l'énorme tête. J'ai des tics nerveux; il faut que je me lève; la gloire n'était qu'un rêve: les chiens n'avaient pas tort. Non, je ne me réveillerai plus; les matins sont interminables; le gouffre s'approfondit: la Terre va tomber dedans en hurlant. Je me boucherai les oreilles. J'écris les premières phrases du roman qui n'aura certainement pas de fin. Je commence par évoquer la mort de la lune qui ne tient plus qu'à un fil, la lune en carton pâte. La belle lune, si chère aux poètes. Je ne vous ai pas dit qu'hier, j'ai assisté à l'enterrement des poètes. J'étais heureux. Le vent me faisait sourire; la tièdeur du printemps caressait mes yeux; les hommes pleuraient: je voulais être immortel. La beauté titubait, ayant encore trop bu.

Tuesday, February 20, 2007

Les vessies et les lanternes (7)


- Il ne faut tout de même pas croire qu'en lisant Le Monde, on s'informe!
- Il ne faut tout de même pas prendre les canards sauvages pour des cons.
- Il ne faut tout de même pas prendre Jean-Christophe Rufin pour un écrivain.
- Il ne faut tout de même pas croire que Michel Polac a tout compris.
- Il ne faut tout de même pas prendre les gouvernants pour des résistants.
- Il ne faut tout de même pas faire la différence entre la France et Cuba.
- Il ne faut tout de même pas croire que la classe moyenne est moyenne.
- Il ne faut tout de même pas prendre les reptiles gouvernant pour des êtres humains.
- Il ne faut tout de même pas croire que ceux qui vous insultent de paranoïaque ne le sont pas, eux, des paranoïaques!
- Il ne faut tout de même pas croire que François Hollande ne gobe pas des graines pour poissons.
- Il ne faut tout de même pas prendre les pauvres cons pour des merdes!
- Il ne faut tout de même pas croire que Marc Jolivet ne va pas continuer de gonfler.

Conclusions un peu trop hâtives (37)


- Les essayistes ne sont pas des écrivains ratés. Le roman est un art inférieur.
- Les jeunes des banlieues reconnaissent Ségolène Royal comme leur mère à tous.
- Les journalistes de la télévision ne sont pas de grosses merdes.
- L'homme moderne à la con n'est pas un adepte du juste milieu, de la performance dans le travail et les loisirs (Je pense aux sportifs, aux rouleurs de mécanique qui jouent au tennis.).
- Les Chrétiens sont des pourritures.
- La paupérisation ne gagne pas comme un cancer.
- Ségolène Royal ne va pas être élue présidente de la République. Les électeurs écoutent les discours.
- On ne me prend pas pour une burne, parfois.
- La France n'est pas un pays de somnambules.
- On peut loger le monde entier, c'est prouvé.
- Les islamistes sont pour le multiculturalisme, ça aussi, c'est prouvé.
- A Lyon, on ne doit pas avoir peur que les fondamentalistes mettent le feu au Rectorat.

L'accusé


On peut se dire que je ne cesse de critiquer tout le monde, que je n'aime personne, que je vais trop loin, que je ne suis pas du tout positif, comme disent les modernes à la con. (A propos de modernité, je conseille fortement à ceux qui ont envie de se divertir de lire la nouvelle de Philippe Muray, intitulée: J'ai dédidé de m'arrêter. Au début, on croit que le personnage veut arrêter de fumer. Non, on se trompe. Il veut arrêter de "moderner".) Je relisais hier soir quelques phrases de Dominique de Roux, sous l'ère pompidolienne. Quelques phrases d'Immédiatement, livre d'aphorismes censuré à la demande de Roland Barthes qui n'avait pu supporter d'être traîté de "bergère" et de Maurice Genevoix qui n'acceptait pas d'être insulté d' "écrivain pour mulots." Le créateur des Cahiers de l'Herne, qui avait publié deux volumes sur Louis-Ferdinand Céline dans l'Herne, avait bien évidemment une réputation de fasciste, d'autant plus que son père avait été l'avocat de Charles Maurras. Il se présentait ainsi: "Moi, Dominique de Roux, pendu à Nuremberg."
Les perles, les diamants abondent dans Immédiatement. Sur Genet: "L'ambiguïté de Jean Genet. Dès qu'il n'écrit pas, il se fait curé de gauche." Sur Régis Debray, à propos de qui, quelqu'un lui dit qu'il ressemble à Nietzsche: "Nietzsche posait comme un fier-à-bras, non comme une lope." A propos de l'esprit bourgeois: "Comment faire comprendre à certaines gens que je ne marche qu'aux conditions aberrantes. Alors que tout ce qui est bourgeois participe d'un intérêt quelconque. " Sur Robbe-Grillet: "ex-jardinier, ex-membre du politburo de Quiberon, romancier pornographique, cinéaste pontifiant, actuellement pompiste sur la nationale 5. "Il est l'auteur d'un petit roman : L'harmonika zug, d'une étude curieuse sur de Gaulle: L'écriture de Charles de Gaulle et de critiques littéraires réunis sous le titre drôle: L'ouverture de la chasse.
Il ne faut jamais cesser d'enterrer le terrorisme de gauche et l'esprit bourgeois (ce qui revient au même). Fossoyeur n'est finalement pas un si lugubre métier. Je reviendrai sur Dominique de Roux.