Saturday, April 21, 2007

La débandade



Depuis quelques jours, j'ai un peu de mal à me concentrer sur l'élection présidentielle, ce qui peut donner à penser que j'y suis complètement indifférent. Je les vois, mes collègues, je les vois qui s'agitent sur leurs chaises, qui tournent en rond. Certains ouvrent de grands yeux, ayant très peur de l'issue de l'élection présidentielle. J'entendais jeudi une collègue dire qu'entre Ségolène Royal et Bayrou, son coeur balance.(Son coeur balance! Encore une phrase toute faite!) Elle était horrifiée à l'idée que le deuxième tour oppose Le Pen à Sarkozy. Pour elle, les choses sont simples: Sarkozy est pire que Le Pen. J'avoue qu'en entendant une telle énormité, j'avais du mal à cacher mon dégoût. Buvant un café et fumant une cigarette, je marinais dans ma colère. Je parle d'énormité mais je me trompe. Considérer Sarkozy comme plus dangereux que Le Pen est crapuleux.C'est vrai, je me suis tu. J'aurais dû lui dire que la grande différence, différence qui est de taille, un gouffre, en réalité, le gouffre qui sépare ces deux candidats, c'est que Le Pen est un pur antisémite, qu'il est soutenu par des salauds comme Dieudonné et le vigile de merde Alain Soral. Peut-être ma collègue, au fond d'elle-même (Le fond de l'être est parfois très noir.), en veut-elle aux Juifs. Peut-être, ce qui est plus probable, n'a-t-elle même pas pensé à ce qui sépare définitivement ces deux candidats.Peut-être est-elle bête. Peut-être m'aurait-elle pris pour un sioniste, si j'avais ouvert ma grande gueule.
J'avoue que j'étais tellement remonté que j'en étais à espèrer que Le Pen soit élu président de la République. J'avais ces mots:" C'est tout ce qu'ils méritent, ces salopards de gauchistes! "

Sunday, April 15, 2007

Plus de fontières



On nous rebat les oreilles à longueur de journée avec la fraternité humaine, l'ouverture humaniste au monde entier. Plus de frontières entre les continents. Nous sommes une seule et même espèce. Nous devons inviter tout le monde. Plus de frontières entre les peuples. Mais aussi, maintenant, c'est nouveau, du moins en France, plus de frontières entre les partis politiques. Plus de séparation entre l'UDF et le Parti Socialiste, comme le préconise le révolutionnaire reptilien Michel Rocard. Mais aussi Bernard Kouchner qui prône la même alliance, maintenant. Ce qui n'est pas du goût de Ségolène Royal, pardon, de François Hollande. Oui, Bernard Kouchner, le faux honnête, cultivant la fausse franchise depuis toujours. Depuis tout petit, déjà, peut-être, qui sait? Fausse franchise mêlée à une certaine vulgarité. Cela valait la peine d'être précisé. Je n'évoquerai pas sa femme, qui m'est très antipathique, même si, paraît-il, (Je m'en fous complètement.), elle anime très bien son émission du dimanche soir. Il y a, comme ça, des génies du journalisme. Comme le juge suprême, Serge July.
Mais aussi des génies de la politique, comme Michel Rocard qui déplore l'inertie des socialistes, et Bernard Kouchner, qui veut certainement rentrer dans l'histoire de la république française, devenir l'homme qui a participé à l'émancipation de la gauche, qui a transformé sa vie en destin, comme disent les imbéciles. Ah, Bayrou, le ballon trop gonflé, ne s'était jamais douté qu'il aurait des partisans à gauche. Le révolutionnaire risible qui veut faire table rase des clivages politiques ne doit plus cesser de bomber le torse. Pensez donc! Des alliés de poids, Rocard et Kouchner! Qui ressemble fort au berger allemand de mon ami creusois. J'espère qu'il ne le prendra pas mal. Je parle de l'ami creusois.

Saturday, April 14, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (48)

- Ségolène Royal ne va pas sombrer dans une grande dépression dans quelques temps.
- Si ça continue, Michel Rocard va changer la face du monde.
- François Bayrou ne se prend pas pour le roi du village.
- François Bayrou voit plus loin que son nez.
- Une rumeur veut que Le Pen ne se chie pas desssus.
- Le résultat de l'élection présidentielle me rend très anxieux.
- Ségolène Royal n'est pas aussi nulle qu'on le croit puisqu'elle s'en est aperçue.
- Michel Rocard ne s'apprête pas à faire une grande messe oecuménique.
- Michel Rocard est aussi agréable à regarder que ma tortue Caroline.
- Francis Jammes, ça ne vaut pas la poésie surréaliste.
- Je vais me rendre aux urnes. Poil aux burnes.
- Il faut relire Paul Claudel.

La convergence des enculés

Il semble que j'ai déjà évoqué une fois, ou même plusieurs fois, le nombre impressionnant de gros connards qui encombrent l'atmosphère depuis déjà de nombreuses années. Mais ce n'est pas grave de se répéter. Il ne faut pas avoir peur de se répéter. Mieux vaut se répéter que de se contredire. Tiens, ça me donne idée: je pourrais mettre des aphorismes en ligne.
Je me disperse un peu. J'en viens à mon propos. Oui, je vais encore me répéter. J'en reviens donc à Radio Islam, qui, je viens de l'apprendre, appelle, par la voix d'un certain Kamal Khan, à voter Jean-Marie Le Pen. Il le dit clairement: "Votez Le Pen!" Et il ajoute: "Ne vous laissez pas manipuler par les mensonges de la propagande mensongère des Juifs qui veulent se battre contre la France, contre le dernier Beur!" Il faut se battre contre les manipulateurs juifs qui ont trompé les pauvres musulmans, ces pauvres musulmans qui ont voté si souvent pour les monstres socialo-juifs. Il faut se battre, libérer le pays de l'occupation barbare, sioniste. Je me doutais bien que depuis quelques temps nous vivons en Palestine. Je me doutais bien que c'est la guerre. Je me doutais bien que les islamistes (mais pas seulement eux, les dits modérés, aussi) ne sont pas hostiles à Le Pen, Le Pen que le voile islamique attendrit, celui-ci lui rappelant le foulard que portait sa pauvre grand-mère. Je me doutais bien que Le Pen, quoi qu'en disent les médias, ses opposants, n'est pas anti-Arabes, qu'il y a une véritable entente entre les antisémites, qu'il y a une véritable convergence. La convergence des enculés.
Kamal Khan sait qui c'est, le gros étron de Saint Cloud. Il connaît le discours pro-Arabes que celui qui sera probablement au deuxième tour de la Présidentielle 2007 avait fait en 1958 à l'Assemblée Nationale. Il sait que c'est un martyr qui a perdu un oeil en voulant défendre un opprimé du nom de Ahmed Djebbour, qu'il a, surtout, toujours soutenu Saddam Hussein contre l'axe américano-sioniste. Il faut voter pour un vrai Français, un héros, en somme. Pas pour un traître vendu aux Juifs nazis, à une puissance étrangère. Au fond, les Arabo-musulmans sont les vrais Français.

Sarkozy, le retour



Le choix des mots par les médias et les hommes politiques est toujours un régal. Par exemple, "jeunes" ou, avec un qualificatif: "jeunes en difficultés." Un autre: "cités", qui désigne, en réalité, des quartiers en perdition, des territoires, dont les habitants ont fait sécession et qui n'ont plus grand chose à voir avec un ancien pays qui s'appelait jadis la France. Oui, je dis: jadis, le monde se transformant si rapidement maintenant... Quand je pense aux débuts des années 90, j'ai l'impression de me rappeler une époque remontant à un demi-siècle. Les "cités" étaient évidemment déjà sensibles mais, au fil du temps, elles sont devenues, pourrait-on dire, hypersensibles. Nous sommes au bord du drame.
En parlant de "cités", Sarkozy, à qui, ces derniers temps, on reprochait tant de les négliger, d'en avoir peur après les mots irréparables qu'il a prononcés à l'automne 2005, s'est rendu en territoire ennemi, dans un quartier de Meaux, où l'aigle célèbre prononçait ses oraisons, ses sermons, au XVIIème siècle, c'est à dire dans l'Antiquité, l'Antiquité fasciste, pour être précis. On dit que le climat était tendu. L'ennemi à abattre n'était pas le bienvenu. Au début on ne le laissait pas parler. Il a insulté les exclus du système, tous les exclus, c'est bien ça, non? C'est ce que les médias ont dit, disent et continueront de dire, surtout Canal +, la chaîne des journalistes sans déontologie. On pourra me rétorquer que les autres châines de télévision n'en ont pas davantage. J'en conviens mais Canal + est phénoménal de ce point de vue. Sarkozy restera l'insulteur éternel des minorités. Pourtant, il ne se démonte pas; il ne s'excuse pas comme on le lui demande, comme on le lui ordonne, presque. Il ne retire pas les mots infâmes qu'il a lâchés avant les émeutes interraciales, il y a un an et demi. On peut lui en vouloir, on lui en voudra mais je dis qu'un homme qui ne fait pas son mea culpa, qui ne craint pas la vindicte populaire de certains qui désireraient tant l'anéantir physiquement mérite l'estime. Même si je suis très loin d'être un partisan de celui qui se fait des illusions sur un islam de France. Et qui en ce moment perd complètement la tête. Se prend-il pour Jean Jaurès? Ferait-il un dédoublement de personnalité? La thèse pourrait se défendre aisément.

Friday, April 13, 2007

Tout le monde

Et voici les protestaires; la foule gonfle; je suis au-dessus de la foule. Je dors, je rêve du passé mais je vais me réveiller dans un hurlement qui me torturera les tympans. Et j'avalerai mes souvenirs comme des aliments infects. Je sais ce que je dis; j'ai l'expérience, maintenant; les sentiments se sont envolés: tant pis pour eux. Je suis dépourvu de toute nostalgie depuis des années, déjà. Avant...il n'y a jamais eu d'avant. Il n'y a jamais d'avant. Le passé est une illusion. C'est le songe qui me souffle cette vérité primaire. Le futur, aussi. Le présent s'étire indéfiniment. J'allais dire: le présent élastique mais je trouve que l'image n'est pas très bonne. Je suis si pauvre en images, aujourd'hui. J'ai un peu pitié de moi. Je sais, je ne devrais pas avoir pitié de mon corps asséché, mais qu'y puis-je? Je suis comme un sauvage. On me l'a si souvent reproché. Tout le monde crache sa colère; le venin va me coller à la peau; il va me brûler comme de l'acide; on rit: je vais tomber dans le gouffre où la foule mécontente commence à s'armer. La foule a toujours tort. On ne m'entendra donc jamais. La foule est indifférente. Et alors? La foule n'est qu'un corps; l'esprit recule: la chasse est ouverte. Le sang nouveau va couler. La barbarie a frappé ses trois coups comme au théâtre. Tout le monde se précipite sur des ennemis qui gémissent au fond d'un gouffre étroit. On ne peut plus rien m'apprendre.

La pauvre victime



Il est à peu près certain qu'Azouz Begag, l'Arabe qui cache la forêt, comme il le dit si bien, l'humoriste dévastateur, n'adore qu'une chose: faire parler de lui. Il va faire paraître (Il vient peut-être de le faire paraître.) un pamphlet, Un mouton dans la baignoire, qui s'en prend...ce n'est pas difficile... au kächeriseur Sarkozy.( A kärchériser, comme le disait un professeur de philiosophie,tout fier de sa perle, dimanche dernier, à Ripostes.) On peut se demander pourquoi il n'a pas démissionné avant, pendant les émeutes de novembre 2005, lui reprocher de n'avoir ouvert sa grande gueule que maintenant. S'il a démissionné pendant la présidentielle, c'est dans le but bien arrêté de nuire à son ennemi Sarkozy. Il s'est rapproché de François Bayrou qui, hier, vantant l'unité du pays, disait en quelque sorte que Marseille est le grand exemple à suivre. Le grand exemple du rapprochement entre les peuples.
Non seulement Azouz Begag attaque mais il se plaint ou plutôt, il veut se faire plaindre. Il raconte que Brice de Hortefeux s'est emporté contre lui, que celui-ci a eu ces mots: "Tu dégages!" Oui, Begag, une victime. Une victime du racisme anti-Arabe, probablement. Cela, il ne le dit pas mais il le donne bien à comprendre. Begag, une victime de l'exclusion, de l'intolérance, de l'autoritarisme sarkozyste, une victime...Non, j'arrête parce que je vais me mettre à pleurer.

Come back du spectre



A moins d'une semaine de l'élection présidentielle, la campagne tourne au grand n'importe quoi. Le Pen perd les pédales, Sarkozy a de gros soucis neuronaux, Ségolène Royal, cette fine stylisticienne, use de l'ironie à propos du fasciste de l'UMP, Alain Soral, bien droit, bombant le torse sous sa casquette, veut casser la figure à tout le monde.(Marine Le Pen a beaucoup de mal à le calmer.) Aujourd'hui, entrée en scène de Michel Rocard, le mallarméen de pacotille de la politique, qui demande haut et fort une union entre le parti socialiste et l'UDF pour battre Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Colère de François Hollande qui considère comme inconcevable une alliance de la gauche et d'une partie de la droite, même si cette alliance vise à anéantir l'ennemi absolu, Sarkozy. On dit que l'homme-reptile a jeté un pavé dans la mare. Peut-être le trouve-t-on courageux. Non, il n'est pas courageux. Le spectre prête à sourire, voilà tout. Il voit une coalition entre l'UMP et le Front National, les forces anti-humanistes, en somme, coalition loin d'être évidente, bien sûr. Quelle panique! L'écroulement du parti socialiste semble être bel et bien programmé. Ma conviction que Le Pen et Sarkozy seront présents au deuxième tour s'en trouve renforcée. Le spectre ne semble pas s'être imaginé une seconde ce scénario. Qui ne surprendrait que les imbéciles, les imbéciles maleheureux.

Conclusions un peu trop hâtives (47)

- Ce n'est pas la peine que Sarkozy prenne des calmants.
- Les défenseurs des minorités visibles n'ont pas souvent des propos antisémites.
- Il faut faire confiance à ceux qui se disent révolutionnaires de gauche.
- Il est impossible que le deuxième tour de la présidentielle oppose Sarkozy à Le Pen.
- Je n'aurais pas honte si j'étais défendu par des artistes de gauche.
- Alain Soral se remettrait en question, depuis quelques temps.
- Il faudrait faire l'éloge de l'honnêteté de la Ligue des Droits de l'Homme.
- Le Monde n'est pas le quotidien de ceux qui s'imaginent posséder un cerveau.
- Le Figaro n'est pas un nid de ségoléniens.
- Philippe de Villiers ne croit pas qu'il va être présent au deuxième tour de la présidentielle grâce à Internet.
- Patrick Besson a des réflexions très profondes.
- Je pourrai facilement publier les textes de mon blog.

Plus royalistes que le roi

Si Winston Chruchill se relevait d'entre les morts, il avalerait son éternel cigare en voyant ce qui se passe dans la chère Albion. Il verrait que le cochon est devenu péché (hram, comme on dit en Arabe) en Angleterre. On va dire que ce sont les musulmans qui ont encore une fois fait pression pour que les trois petits cochons, sujet d'une représentation théâtrale dans une école, soit remplacés par trois petits chiens. Moi-même, j'aurais tendance à le penser. Mais on se trompe lourdement. Ce sont les autorités, d'une délicatesse infinie (Il ne faut pas choquer les musulmans, les fidèles de la religion des pauvres.), il faut l'avouer, qui ont pris cette décision. Les autorités plus royalistes que le roi, plus musulmanes que les musulmans. Qui, pour certains, en tout cas, sont un peu perplexes. Ils ne comprennent pas: l'islam interdit la consommation de porc, pas sa réprésentation. Des musulmans choqués, au fond, par ces soumis qui font un peu trop de zèle. Le monde à l'envers. Pauvres autorités, pauvres Anglais! Il faudrait interdire la Guinness pour ne pas choquer les habitués islamistes des public houses. Il doit bien y en avoir! J'en ai vu, quelques fois, qui se moquaient des consommateurs de bière.
Il y a ce qu'on fait mais il y a également ce qu'on dit. Le discours d'autojustification des autorités me donne la nausée. On nous parle de multi-culturalisme, d'irresponsablité concernant la représentation de cochons. On nous dit que les petits musulmans refuseraient de chanter des chansons évoquant les trois petits cochons. Il ne faut pas froisser la susceptiblité des barbus. Il ne faut pas être raciste. C'est vrai. Mais disons-le, les responsables de cette école manquent cruellement d'imagination. Pourquoi remplacer les cochons par des chiens? Il aurait été plus cohérent de les remplacer par des moutons. God save the queen!

Thursday, April 12, 2007

Bond dans le temps



La gauche est une sorte de personne âgée qui souffrirait de la maladie d'Alzheimer et qui ne cesserait de dire les mêmes choses, des choses délirantes, devenues incompréhensibles pour le commun des mortels. La gauche est gâteuse,frappée de débilité mentale; c'est un constat, ce n'est même pas une critique. J'étais jeune, j'allais avoir treize ans, à l'époque de la campagne de Mittérand (Je ne dirai pas: paix à son âme) en 1981. Je me souviens encore du changement de la vie qu'on nous promettait. Quand on écoute Ségolène Royal, c'est toujours le même prêche, l'humanisme à deux sous, le vide sidéral, le cynisme, pour tout dire. Je regardais hier un reportage sur les artistes soutenant notre perruche nationale. Leurs commentaires sur notre Madonne étaient consternants. Au fond, elle n'a que ce qu'elle mérite. Encore hier, je regardais une photo d'elle en compagnie de Jack Lang, ce snob qui pue de la gueule. Ils regardaient l'horizon. Peut-être contemplaient-ils le chemin, celui que traçait naguère Pierre Mauroy, dont il ne faut pas oublier le livre impérissable: C'est ici le chemin. Le socialisme de 1936, mené par Léon Blum, écrivain intéressant, apportait quelque chose de nouveau, répondait probablement à une urgence sociale. De nos jours, il est sclérosé. Si le parti socialiste disparaissait, je ne m'en plaindrais pas!
Sarkozy n'a pas tort de citer Jean Jaurès et de dire que la gauche n'est plus à la hauteur de son grand homme mais, tout de même, citer onze fois Jaurès! Il y a de quoi se poser des questions sur sa santé mentale. Peut-être devient-il fou.

Au paradis, les pourris



Le GSPC, le Groupe des Saloperies Puant la Crasse,( l'ancien GIA, le Groupe des Islamistes Abrutis) a encore frappé, en Algérie. La nouvelle branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb, comme l'organisation meurtière s'appelle maintenant, responsable de trois(deux? on ne sait pas exactement) attentats, d'une trentaine de morts, a montré aux Algériens, probablement trop occidentaux pour les fondamentalistes sinistres, ce que c'est que la colère divine contre les mécréants. Evidemment, ce n'est pas fini. Les attentats vont se multiplier contre les Algériens,mais aussi contre tout ce qui rappelle, de près ou de loin, les infidèles, surtout les Français, en Algérie. Les Français, les Occidentaux, les Chrétiens. Les colons, les génocidaires, les barbares, en somme. A quand les attentats du GSPC (le Groupe des Sales Prédicateurs du Crime) en France? Peut-être plus tôt qu'on ne le croit.
Il faut tout de même savoir que la France, où se multiplient les émeutes depuis quelques années, où on tend tous les jours des embuscades aux forces de l'ordre, est en guerre. Evidemment, si Sarkozy est élu Président de la république, la guerre ne va en prendre que plus d'ampleur. Il ne manquerait plus que la branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb rallie tous les rebelles opprimés de France pour que le pays s'écroule totalement.
Il faut relire l'Aigle de Patmos.

Wednesday, April 11, 2007

Brèves (32)

541) Un film mettant en scène Nicolas Sarkozy et Coluche aurait été certainement irrésistible.
542) Il faudrait que l'entrée à la Foire du Trône soit gratuite pour les opprimés de la terre. C'est juste une question de délicatesse et ça éviterait des morts.
543) Les ouvriers font des bras d'honneur aux gauchistes de tout poil.
544) Alain Soral se prend peut-être pour un mousquetaire. Un ami me disait hier qu'il se prend pour Lancelot. Oui, peut-être, mais Marine Le Pen, ce n'est tout de même pas Guenièvre!
545) Selon des spécialistes très sérieux, François Bayrou risque d'éclater comme un ballon trop gonflé. Il faut dire que la campagne électorale lui a quelque peu tourné la tête.
546) N'en déplaise aux gauchistes, aux frontistes, aux extrèmistes de merde, Sarkozy n'est pas le candidat des néoconservateurs d'Isräel.
547) La haine pour Sarkozy vient en grande partie de la recrudescence de l'antisémitisme dans cette France affreusement humaniste. Sarkozy est le nouveau Léon Blum. On fera peut-être un jour son procès.
548) La France est une immense secte, dont la plupart des fanatiques sont des adeptes du suicide collectif.
549) Certains généalogistes prétendent que Jean-Marie Le Pen serait issu de l'immigration iranienne, tendance atomiste. Information à confirmer.
550) Selon nos sources, Alain Soral ne s'est toujours pas fait casser la gueule, ce qui nous désole beaucoup.
551) La rumeur selon laquelle Pascale Clark, cette connasse totalitaire, regretterait parfois d'aller trop loin pendant ses interviews ne sera malheureusement jamais confirmée.
552) Il faudrait abolir France-Info.
553) Selon un sondage très sérieux, 83% des Français attendraient avec impatience que Claire Chazal présente le 20 heures à moitié à poil.
554) Selon un autre sondage, tout aussi sérieux, il y aurait 87% de têtes de noeud en France, un peu plus que la moyenne européenne qui est de 84%.
555) La guerre entre races est devenue inévitable.
556) François Bayrou ne se serait pas encore aperçu du lent processus de dégradation qui le mine. Il faudrait que quelqu'un se décide à lui apprendre la mauvaise nouvelle. Je sais, c'est dur.
557) Selon nos analyses, Ségolène Royal ne serait pas le centre du monde. Qui va se décider à le lui dire?
558) Mon patron, qui se dit révolutionnaire de gauche, est de plus en plus débile.
559) On se demande encore pourquoi Edwy Plenel traîne derrière lui cette odeur d'oeufs pourris. C'est vraiment désagréable. Il semble bien que personne n'ose aborder le sujet avec lui, sujet délicat, certes, mais qu'on ne peut tout de même pas éviter.
560) L'intellectuel de Rivarol, c'est Alain Soral.

Tuesday, April 10, 2007

L'art comique



Au collège, on enseigne aux élèves qui veulent bien se mettre au travail les différentes formes de comique, par exemple, dans Le Bourgeois gentilhomme, de Molière. Les enfants que les cours de Français ne rebutent pas encore apprennent, entre autres, à faire la distinction entre le comique de mots et le comique de caractère. Et même le comique de déguisement. On se souvient de la scène irrésistible (pour moi),de la scène 3 de l'acte III, où madame Jourdain dit à son mari, habillé ridiculement: "Qu'est-ce que c'est donc, mon mari, que cette équipage-là? (...) Avez-vous envie qu'on se raille partout de vous?"Je n'oublie pas non plus le cours de philosophie donné à monsieur Jourdain à la scène 4 de l'acte II. C'est du comique de mots, ça! Ah, le XVIIème siècle est immortel!
Mais le XXIème siècle également le sera, immortel. Le comique, le comique de caractère est toujours pratiqué, en particulier par Nicolas Sarkozy, aujourd'hui. En effet, il dit préférer se retrouver avec Ségolène Royal au deuxième tour plutôt qu'avec François Bayrou. La raison est évidente: au moins de la confrontation entre le candidat UMP et la candidate socialiste pourra naître un vrai débat de fond (C'est du comique de mots.). Mais certains partisans avouent qu'il serait plus facile pour Sarkozy de battre la Ségolène, notre cigogne nationale n'étant pas au niveau, n'ayant pas d'expérience, pour reprendre le mot de Bernard Tapie, le nouvel ami de Sarkozy, qui ne sait plus quoi inventer pour faire parler de lui, cet ancien mittérandien délétère. Sarkozy est un grand Tartuffe; il a atteint la dignité de personnage moliéresque, un Tartuffe qui n'aura jamais le courage (comme Ségolène Royal) de dire que l'élection présidentielle serait courue d'avance si, au deuxième tour, il était confronté à Le Pen. Nous ne saurions trop lui conseiller d'ajouter au comique de caractère le comique de déguisement. Il serait magnifique en survêtement. Mais Madame Jourdain ne serait peut-être pas contente. Tout le monde se raillerait de lui.

Et boum!



Voilà qu'il recommence, le provocateur iranien qui a annoncé, hier, que l'enrichissement d'uranium est entré dans sa phase industrielle. Voilà qu'il recommence à chercher des histoires, pour ne pas dire autre chose. L'humaniste qui a eu l'immense bonté de libérer les soldats britanniques, il y a quelques jours, a annoncé "la bonne surprise" à la face du monde occidental, et surtout des diaboliques Américains, la force brutale anti-islamique, les Américains mais aussi tous leurs alliés. On ne parlera même pas des sionistes, des Juifs, les singes à détuire de toute urgence. Il faut le comprendre, Ahamdinejad. Il défend son peuple qui est présécuté par les Nations Unies qui n'ont rien trouvé de mieux que d'inventer ce fameux traité de non-prolifération si injuste, traité à abandonner, bien sûr. On n'a pas à dire aux Iraniens, des opprimés, ce qu'ils ont à faire. Question de délicatesse. Ahmadinejad déteste qu'on le bouscule. C'est un homme très sensible, au fond. On le connaît pas assez, probablement.
Philippe Douste-Blazy, à qui je conseillerai fortement de couper sa mèche de cheveux qui le rend si risible, a cru encore une fois qu'il avait quelque chose à dire. Ce néant ambulant, le déplorateur professionnel, a un certain sens de la formule, et même de l'euphémisme. Il a eu ces mots: "C'est un mauvais signal. " Il aurait pu dire tout simplement: "Ahmadinejad est un fou furieux." Non, il préfère mettre des gants. Il faut le comprendre, lui aussi, il ne veut pas choquer la sensibilité des mollahs, qui, eux aussi, détestent qu'on les bouscule. Ils sont peut-être mieux élevés que nous. N'oublions pas que pour les islamistes, tout le monde est décadent sauf eux. Les portes du paradis d'Allah leur sont ouvertes.
On pourra me rétorquer qu'un ministre doit faire très attention aux formules qu'il emploie, mais notre nullité nationale, Douste-Blazy, doit bien faire rire dans les chaumières islamistes iraniennes.

Monday, April 09, 2007

La vie est trop injuste

Je sais, la vie est mal faite, comme on dit, la vie est injuste, le monde ne tourne pas rond etc. Je pourrais aligner des phrases toutes faites comme ça pendant des heures. Il faut avoir de l'imagination, parler, écrire différemment, écrire simplement, ce qui est le plus dur. Je lisais hier soir des prières de Francis Jammes, qui sont d'une simplicité désarmante, inimitable. La simplicité suppose du travail, comme disait Baudelaire. Je ne sais pas si j'y parviendrai un jour. Il faudrait que je sois moins paresseux, moins découragé parfois. Non, je ne vais pas me plaindre de la vie, répéter qu'elle est mal faite, que je suis malchanceux.
Je sais, les candidats à l'élection présidentielle pourraient être tout autre, nous n'avons pas de chance d'avoir des hommes politiques aussi médiocres, aussi fantômatiques. S'ils n'existaient pas, tout se passerait peut-être beaucoup mieux. On ne sait jamais. Il faut être idéaliste, il faut le rester même si nous avons subi quatorze ans de mittérandisme et douze ans de chiraquisme. Surtout ne pas céder au pessimisme. Il est vrai que par exemple Ségolène Royal ne suscite pas souvent la bonne humeur. Le monde est mal fait, je sais! L'idéal, comme dit Philippe Teisson, ce serait les idées de Sarkozy dans le corps de Ségolène Royal. La femme parfaite, en somme. L'Eve future si chère à Villiers de l'Isle Adam. Il faudrait peut-être rédiger un message sur le cerveau de Philippe Teisson. La vie a été trop injuste avec lui, probablement. C'est vrai, Nicolas Sarkozy pourrait avoir les idées de Ségolène Royal, tout de même! Le monde serait plus juste.

Conclusions un peu trop hâtives (46)

- Alain Soral ne mérite pas qu'on lui casse sa gueule d'ahuri.
- Philippe Teisson n'est pas en faillite.
- Marine Le Pen se serait aperçue de son manque de finesse.
- Les rappeurs auraient décidé de ne plus rouler les mécaniques.
- François Bayrou a décidé de parler vrai, désormais.
- L'annonce du ralliement de Bernard Tapie à Nicolas Sarkozy a été un événement capital de la vie politique française.
- Il ne faut pas insulter Bayrou de tous les noms.
- Je devrais modérer mes propos.
- Le 22 avril, les partisans de Ségolène Royal ne vont pas débander.
- Pascale Clark a promis d'être plus sympathique.
- Je ne suis pas saisi par la fainéantise, en ce moment.
- La succession des jours me ravit, en ce moment.

La nuit, enfin

Je l'attendais; elle est venue, enfin; la nuit qu'on avait presque oubliée, la nuit qui soulage. La lumière m'a meurtri pendant des années. J'avais fini par la haïr. Je ne le regretterais pas. Maintenant, les contours s'effacent; l'ombre envahi le rêve; voilà que les jours ralentissent; la pesanteur s'épaissit un peu plus. Je peux maintenant composer quatorze alexandrins, un sonnet définitif. Je crois en moi comme jamais. Au fond, c'est une forme de bonheur que je vis là. Les maisons inversées se remettent à l'endroit; l'instinct recule; le sang dsparaît, le sang que faisaient couler les factieux immondes: je peux envisager l'avenir. Je suis presque fier de moi. Tout se passe comme si c'était moi qui avais fait tomber la nuit. Voilà, j'ai déjà écrit deux alexandrins; j'ai bien fait attention à la césure chaque fois. Je ne vois plus le papier sur lequel j'écris. Au moment où je finis le quatrième vers, je deviens aveugle. C'est bien ça, il ne faut plus rien voir:il faut vivre dans la nuit obscure, comme l'autre saint. Au moment où j'atteins le huitième vers, le vent tiède apporte une autre lumière, celle qui ne vous agresse pas, celle que vous n'attendiez pas, celle qui fait hurler les animaux à la mort. On me chuchote quelque chose, c'est certain. C'est comme une prière. Mon sonnet est une prière; j'hésitais à la dire; j'ai beaucoup de difficultés à réaliser le dernier tercet mais je sais très bien que j'y arriverai, parce que j'ai la foi. Le vent est violent, maintenant. J'ai toujours cru à tort que tout s'écroulerait autour de moi. Je garde espoir.

Lourde erreur



Pour beaucoup, les musulmans ne peuvent que haïr Jean-Marie Le Pen puisqu'il est raciste. Les musulmans que courtise l'UMP. (On se souviendra toujours des apéros qu'a organisés le démagogue hors-pair qu'est Eric Raoult.) Les Beurs qu'adore la nullissime Ségolène Royale. Les opprimés que défend sans cesse François Bayrou, le mauvais professeur. On veut les atttirer à soi, ces millions de musulmans, on essaye de flirter avec eux; mais bon nombre d'entre eux n'ont que mépris pour leurs défenseurs souvent si risibles. Ils semblent bien avoir plus de respect pour le candidat d'extrême droite, l'islamophile Le Pen, que le voile islamique ne choque pas, ce dernier lui rappelant celui que portait sa grand-mère. Le Pen, un nostalgique qui ne peut cacher son émotion. Un homme de coeur, finalement. Un homme de conviction qui ne cache pas sa sympathie pour les atomistes islamistes antisémites.
Un grand homme pour qui il faut voter. On peut lire sur Internet que cet individu que les médias ont diabolisé apparaît comme l'homme le plus proche des valeurs de vérité, d'honneur, de loyauté et de respect de l'ordre que cultivent les musulmans. Je n'invente rien. Je viens de lire cela. Oui, on pourra me dire que ce discours est marginal, qu'il ne représente qu'une infime minorité des musulmans. Mais cet argument me semble bien hasardeux. Le Pen est, qu'on le veuille à pas, pour des milliers d'Arabes, peut-être des millions,l'homme,qui, le premier, a présenté un Arabe à la députation, l'homme qui soutenait Saddam Hussein contre les sionistes, qui exige toujours le retrait des troupes américaines d'Iraq, l'homme dont la femme préside l'association "Les enfants d'Iraq" etc. Je pourrais continuer la liste. Mais le message deviendrait rébarbatif.
Message à l'attention des abrutis: cessez de défendre ceux qui n'ont que mépris pour vous.

Sunday, April 08, 2007

Brèves (31)

521) Ceux qui considèrent les émeutes de la gare du Nord comme un fait divers sont des pourris.
522) L'hebdomadaire Marianne est illisible.
523) Dantec aurait dû fermer sa gueule le jour qu'il a défendu Battisti.
524) Les types du site surlering (intéressant parfois) semblent bel et bien vouloir se mesurer physiquement aux Arabes.
525) Pour Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy est un Hongrois de merde et, par dessus le marché, il est d'origine juive.
526) Tous les professeurs ne sont pas fréquentables.
527) L'islamiste à la barbe la plus longue du monde a dit: "Les infidèles français sont à mourir de rire!"
528) J'ai croisé jeudi des sarkozystes distribuant des tracts. Ils étaient sur la défensive. Ils avaient probablement peur qu'on les traite de fascistes, ou qu'on les agresse. L'ambiance est malsaine.
529) L'antichristianisme ne passera pas par moi.
530) Je suis né à la mauvaise époque, pas forcément au mauvais endroit. J'aurais dû naître plus tôt ou plus tard. On pourra me rétorquer: chacun sa croix.
531) Si Sarkozy est élu président, son élection sera peut-être annulée. Il faudra bien préserver l'ordre public, non?
532) Il faudrait ne jamais cesser d'écrire, voilà tout.
533) La rumeur selon laquelle Eric Raoult s'empiffrerait de pizzas merguez dans le 93 ne sera malheureusement jamais confirmée.
534) Les sociologues semblent bien avoir toujours tort.
535) Malheureusement pour eux, les psychanalystes n'ont pas tout compris.
536) L'islamiste à la barbe la plus longue du monde a dit: "Si on obligeait toutes les femmes françaises, même les non-musulmanes à porter le tchador, elles ne s'y opposeraient pas. Les quelques opposantes seraient traités de racistes par les médias et les hommes politiques."
537) La France est un pays qui ne tient pas debout.
538) La déprime d'Alain Finkielkraut doit être très profonde. On peut le comprendre.
539) Dans une crise de délire, Zapatetero s'est cru en plein franquisme. Il hurlait: "No pasaran!"
540) Jacques Chirac devrait écrire ses mémoires: Mémoires d'un fantôme.

Pas de quartier



Certains sites ou blogs, proches du Front National ou militant franchement pour Le Pen, le candidat anti-système, paraît-il, se plaignent régulièrement des agressions dont sont victimes les sympathisants frontistes. Dernière agression en date: celle d'un colleur d'affiche que deux hommes, sortant d'une voiture, ont tabassé. Des bons tabasseurs, probablement, des tabasseurs de gauche. Pour moi, il n'y a pas de doute. Les gauchistes sont les plus totalitaires des hommes. Aucune ouverture d'esprit. Ceux qui ne sont pas de leur côté sont les fascistes qui finiront en enfer. C'est ça, la religion moderne. Si vous n'êtes pas de gauche, on vous dénie tout droit au respect, et même toute humanité. On ne vous parle même plus. Vous faîtes pitié. Vous n'avez rien compris. Vous êtes pour Le Pen. Ou pour Sarkozy, ce qui revient au même.
Or, ce n'est pas mon cas. Les colleurs d'affiche du FN ne méritent que mépris. Mais que dire des autres? Il n'y pas les bons et les mauvais colleurs d'affiche; il n'y a que des colleurs d'affiches. Je ne risque pas de me faire tabasser pour ça! Je n'ai jamais collé une affiche de ma vie et cela ne m'arrivera jamais. Les militants, les distributeurs de tracts, comme j'en ai vu, jeudi, des sarkozystes, semblent bien avoir perdu toute personnalité. Je n'ai jamais défendu un homme politique de ma vie. Si j'en suis fier? Non, c'est une simple constatation. En réalité, il faut sans cesse faire marcher son cerveau. Je sais, ce n'est pas la mode. Le cerveau reptilien, ça, c'est tendance. Moins on raisonne, plus on est apprécié. Je repense à mon patron qui se dit révolutionnaire de gauche et qui semble avoir, en ce moment, de gros soucis avec ses neurotransmetteurs. J'allais dire: pauvre homme! Mais je n'ai aucune pitié. Il ne faut pas voir de sentiments avec les énergumènes.
Je finis par ceci: hier, le comique Le Pen, sur une chaîne de télévision, citait Jean Jaurès, disait que l'oeuvre de Karl Marx est parfois intéressante, parlait du PPF, le Paysage Politique Français. Il faisait de l'humour. Il se croyait fin. Si Jacques Doriot, là-haut, dans l'éther, a assisté à la scène, il a dû être vraiment vexé.

Saturday, April 07, 2007

Pauvres de nous



Vous savez, je suis très curieux de nature. Par exemple, je voudrais savoir le nombre d'églises qui ont été incendiées depuis, mettons, les émeutes interraciales de l'autome 2005, pendant lesquelles la haine antichrétienne de beaucoup de jeunes, comme on dit, s'était déchaînée. Mais les médias se taisent sur ce point. Sur Internet, on peut avoir quelques indications. Mais je voudrais bien connaître le chiffre exact. J'aime beaucoup l'exactitude. Si une mosquée brûle, c'est la grande émotion dans le pays. On parle de racisme, d'intolérance, de respect, de je ne sais quoi d'autre. Il est vrai que les églises, ce n'est pas très important, surtout dans un pays laïc; ce n'est pas aussi important que les mosquées fréquentées par les laissés pour compte, les musulmans, les éternels opprimés. Dont on n'a pas le droit de caricaturer le prophète, comme Chirac l'a dit, ce grand ami de l'Orient.
Comme Zapatero l'a dit, lui aussi, qui avait dénoncé, lui, le roi de l'Alliance des civilisations, les caricatures contre Mahomet, les qualifiant d'irresponsables. Pourtant, on ne l'entend pas aujourd'hui dénoncer les provocations contre le christianisme en Espagne. Des photos représentant le Vierge Marie masturbant le Christ, Saint Jean de la Croix faisant un cunnilingus, l'ange Gabriel bandant devant la Vierge sont parues dans un ouvrage intitulé "Sanctorum", en Estramadure, région de gauche depuis des décennies. Evidemment, les derniers chrétiens d'Espagne ont réagi. Je dis bien: les derniers, le Christianisme semblant bien avoir vécu chez les Ibères.
En France, n'en parlons pas. Je regardais tout à l'heure, sur la chaîne de la guerre, Arte, une émission sur la Pâques juive. Tout de suite après, qu'évoquait-on? Le Coran. On parle de ce livre, la veille de Pâques. J'étais médusé. J'ai eu ces mots: "C'est peut-être de la provocation." Il est obligatoire d'être laïc seulement quand il s'agit du christianisme.
Une petite mise au point avant de finir: même si ces caricatures parues dans cette Espagne décadente me choquent, je ne souhaite pas leur interdiction. Seulement, il faut bien dire la vérité: les chrétiens, surtout les catholiques, ont la peste, de nos jours.

Nouvel entretien avec Guillaume Legli

Nouveauxtemps: Votre poème sur les Pères de l'Eglise a suscité de nombreuses réactions. Vous êtes un passéiste, vous ne vous en cachez pas, d'ailleurs. Beaucoup s'en défendent.
Guillaume Legli: A quoi voulez-vous en venir? Qu'est-ce que vous racontez?
Nouveauxtemps: Vous êtes un homme libre. Nous savons que vous êtes hors du monde mais vous êtes au courant que nous sommes à quinze jours de l'élection présidentielle. Quelle est votre analyse sur les candidats?
Guillaume Legli: Mon analyse? Vous rigolez? Je n'analyse pas. Je laisse ça aux sondeurs et aux journalistes de Libération. Quand on commence à analyser, ça pue l'étron. Non, je n'analyse pas. Je suis un visionnaire. Je suis un poète. Je préfère versifier plutôt que me demander pour qui je vais voter. C'est infâme.
Nouveauxtemps: Vous êtes contre le vote, contre la vie démocratique?
Guillaume Legli: La vie démocratique? Qu'est-ce que c'est encore que cette expression d'abruti? Vous ne progressez pas. Vous êtes embourbés, tous autant que vous êtes, dans les expressions toutes faites. Depuis notre dernier entretien, vous semblez être devenu encore plus bête! Non, je ne suis pas pessimiste. Le pessimisme, je laisse ça aux têtes sans neurones. Je ne suis pas pessimiste, je suis apocalyptique. Tous ces énergumènes qui se présentent à la Présidentielle ne devraient pas avoir droit de cité. Je pourrais écrire un poème sur la modernité mais je la méprise trop. Ce monde est totalitaire. On va se noyer dans un bain de sang. La mer de sang se lève! Vous ne la voyez pas?
Nouveauxtemps: C'est ce qu'on vous reproche. Si je peux me permettre, vous n'êtes pas très nuancé, parfois.
Guillaume Legli: Si je peux me permettre? Encore une expression de débile mental, ça! Qui c'est, les gens nuancés? Ségolène Royal? Bayrou? Celui-là, je lui souhaite de crever d'une indigestion de sauce béarnaise! Le Pen? Ce sont les alliés de l'Antéchrist.
Nouveauxtemps: Vous exagérez encore une fois. On ne peut vous prendre au sérieux! Allons, Legli! Vous allez encore trop loin.
Guillaume Legli: On ne va jamais trop loin. Je ne suis pas encore allé trop loin. Nous sommes dans le crépuscule. Le crépuscule est éternel. La nuit ne tombera plus. Je sais ce que je dis. L'homme va crever d'épuisement. Les chiens vont nous bouffer. Les trottoirs sont jonchés d'âmes en peine, pour lesquelles on ne peut plus rien. Arrêtez de hausser les épaules! Vous êtes ridicule. Le monde s'est arrêté de tourner. Les putains lèchent les couilles des animaux. Nous allons finir asphyxiés. L'odeur d'oeufs pourris va se lever et vous ne pourrez rien y faire!
Nouveauxtemps: Merci, Guillaume Legli.

L'infini



Vous avez dû remarquer que nous vivons à l'ère des bons sentiments, de l'humanisme, de la bonté, pour employer un mot très peu usité de nos jours. La palme de la bonté, on peut la donner sans conteste à François Bayrou, qui est toujours drôle quand il passe à la télévision, comme hier soir.C'est un comique sans le savoir. (Cela pourrait être un titre de pièce de théâtre.) Sa vie doit être impossible. Il est sans cesse choqué par les propos de ses contemporains, les propos qui heurtent la sensibilité des vrais démocrates. Il devrait gober quelques fois des Lexomil. Le sarkozysme, le fascisme ambiant rend malade le maître incontesté de la langue de bois, le chef de file des faux-jetons absolus, en réalité, le pire des candidats. Oui, même pire que Ségolène Royal, c'est vous dire. Pire que Le Pen, si populaire à Argenteuil, même parmi les musulmans poilus qui infectent l'atmosphère, surtout parmi eux.
Bayrou ne supporte pas l'état policier, la multiplication des effectifs de la police aux ordres de Sarkozy, cette sorte de Pinochet de la place Beauveau. C'est ça, je crois? L'expression est bien choisie, non? Bayrou ose dire que pour faire règner l'ordre, les forces de l'ordre ne sont pas nécessaires, que celles-ci créent tout au contraire du désordre. J'avoue avoir du mal parfois à suivre la logique des niais. Devant Bayrou, je baisse les bras; l'humanisme actuel est devenu fort obscur pour moi. Je n'y comprends rien. Il n'y a pas de mal à s'avouer vaincu. Je reconnais mon infériorité. Cela doit être génétique. A propos de génétique, François Bayrou s'est déclaré "glacé" par les nouveaux propos de Sarkozy sur les pédophiles, qui, pour celui-ci, sont génétiquement attirés par les petites filles et les petits garçons. Il disait que pas un psychiatre ne pourrait être d'accord avec les vues inquiétantes de l'ennemi public numéro 1. Il est vrai que les psychiatres ont toujours raison, les humanistes aux 80 euros la séance.
J'ai l'air de défendre en permanence Sarkozy, mais je m'imagine très mal voter pour cette espèce de gérant de bazar. Il paraît que maintenant, il veut donner la citoyenneté française à toute femme femme battue dans le monde. Peut-être veut-il battre le record de bonté. Le chemin va être âpre, dur: François Bayrou est loin devant lui.

Friday, April 06, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (45)

- Il paraît que ça va arrêter de puer.
- Ce matin, je ne sombrais pas dans la paresse absolue.
- Le compte à rebours n'a pas encore commencé.
- Les Juifs sont définitivement à l'abri de toute persécution.
- Le mot 'nation' ne va pas bientôt être aboli.
- Alain Soral n'a pas envie de se battre avec les étudiants de Sciences-Po.
- Le trou ne s'approfondit pas de plus en plus.
- Je n'ai pas eu la vision, tout à l'heure, d'une mer de sang déchaînée.
- On trouve parfois que j'ai une tête de connard.
- Le prochain président ne va pas devoir décréter l'état d'exception.
- Vivre, ce n'est pas prendre des risques très graves.
- Le mot de la fin ne sera pas: On a bien ri.

Faiblesse

J'avais trop de mal à mettre un pied devant l'autre; mon corps colle à l'asphalte; je suis tombé et je ne me relèverai plus: on continue de me battre. Je vais me vider de ma substance; le soleil s'est caché derrière le rideau noir. C'est fini. J'ai cru à beaucoup de chose; je ne peux plus penser; le cerveau est en faillite: je n'ai même plus la force de pleurer. Le monde s'enfonce; cette vérité est évidente; la mort n'a plus la force non plus de se rire de moi, de nous. La mort que j'ai personnifiée tout à l'heure dans un poème médiocre. Jusqu'à quand va-t-on me frapper? Je ne bouge plus. La vie monstrueuse crache sur ma carcasse gémissante. La vie monstrueuse se multiplie; je me doutais bien que l'histoire se terminerait comme cela; je n'ai pas encore perdu la tête: la révolte a perdu toute énergie. Les alexandrins se cassent en deux. Les hypocrites se relèvent d'entre les vivants. Je ne vois plus rien. La lumière s'est éteinte. Je suis éteint. Le vacarme monte comme une vague d'assassinats. Je ne sens plus mon corps. L'âme râle. Il n'y a pas de destin. La volonté s'érige. Les animaux n'en ont pas encore fini avec moi. Le sort en est jeté. Je ne colle plus à l'asphalte; je suis debout, maintenant; j'ai ouvert les yeux, je suis armé et personne ne pourra plus rien contre moi. La nuit se recroqueville sur elle-même. J'anéantis les corps qui me minaient.

Zone interdite




La Croix-Rousse (peuplée de croixroussiens; sont-ils encore fiers d'eux? Je ne peux pas répondre, fréquentant très peu ce quartier maintenant), j'en ai plutôt de vagues souvenirs. J'étais, à l'époque que je le fréquentais, souvent dans un état second. Je me souviens tout de même que je finissais souvent les soirées avec les amis dans les bars du coin; ne me demandez pas les noms de ces lieux de beuverie: je ne pourrai vous en citer que deux ou trois. J'ai tout de même des bribes de souvenirs, comme le concours de poésie que j'avais fait dans un pub, une nuit, à côté d'une Autrichienne qui se collait à moi. Peut-être était-ce le coup de foudre, on ne sait jamais. Comme un pseudo-artiste, dans un squatt, qui brutalisait son chien tout en vomissant, sa petite amie nous disant quelque chose comme: "Il est pas de bonne humeur ce soir." Comme un autre squatt où se tenait une fête, où un ami et moi nous faisions insulter de connards, de têtes de flics, l'organisateur de la soirée, un grand ami de l'humanité, probablement, disant: "C'est pas grave, si c'est des flics. La fête, elle est ouverte à tout le monde. " Je me souviens d'un individu habillé en clown qui nous détestait et ne nous cachait pas sa haine. Tout ça remonte à dix ans, maintenant. Je ne suis pas du tout nostalgique. On me dira que c'est encore trop tôt, mais dans vingt ans, je ne crois pas que j'aurai changé de sentiment.

Ah, la Croix-Rousse, le quartiers des Canuts, le quartier des artistes et des rebelles (de gauche, bien sûr)! No pasaran, les fascistes. Une bonne preuve de la vitalité antifasciste, c'est l'accueil qui a été fait au monstre antédiluvien Nicolas Sarkozy qui n'a pas droit de cité chez les humanistes. Sa visite a été annulée, des manifestations anti-Sarkozy ayant eu lieu (en zone libre). Grande satisfaction pour Najat Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, grande satisfaction de voir "la révolte qui gronde", le fascisme ne pas passer, un nouveau territoire perdu pour Sarkozy, d'apprendre la démission d'Azouz Begag. La résistance se lève! Entre parenthèses, il faudrait rétablir la peine de mort, rien que pour Sarkozy. Parfois, la peine de mort est juste, humaine, surtout pour Kärcher (C'est le nouveau nom du candidat du mal.). On ne cessait de crier: "Kärcher!", hier, à la Croix-Rousse.

Brèves (30)

501) On aurait rassuré Nicolas Sarkozy en lui disant qu'il ne deviendra pas complètement fou.
502) Marie-Georges Buffet aurait traité Robert Hue de tête de cul. Information à confirmer.
503) On trouve qu'Eric Raoult force un peu trop sur les opéros. Il s'en défend. Personne ne le croit, évidemment.
504) Si Ségolène Royal perd la présidentielle, elle sera fort probablement une victime du fascisme.
505) Non, Sarkozy, ce n'est pas Le Pen.
506) Le masochisme de Jean-Marie Le Pen est évident. La preuve: il est allé discourir à Sciences-Po.
507) Dans les banlieues, il faudrait abolir les établissements scolaires qui sont de véritables provocations colonialistes dirigées contre les jeunes.
508) On aurait conseillé à François Bayrou d'arrêter de se prendre pour un grand homme parce que, là, ça commence vraiment à devenir pénible.
509) Olivier Besancenot ayant rêvé qu'il se faisait tabasser par le vigile Alain Soral, s'est réveillé en sueur cette nuit. Il vit un vrai calvaire, en ce moment.
510) Evolution de l'histoire: Le Pen peut se rendre à Argenteuil; pas Sarkozy.
511) Nous sommes tous devenus des banlieusards.
512) S'il revenait d'entre les morts(Il ne vaut mieux pas revenir d'entre les morts.), Léon Blum soutiendrait Nicolas Sarkozy.
513) Les étudiants qui ont hué Le Pen sont-ils moins méprisables que lui? La question reste ouverte. Pourquoi ne pas faire un débat là-dessus à Ripostes? Non, il paraît que c'est impossible, que cette question est une véritable provocation, qu'il est indigne de se poser ce genre de question.
514) Mauvais signe pour Ségolène Royal: elle aurait décidé de se faire couper les cheveux très courts, et de les faire teindre en blond platiné. Encore un personnage dont on pourrait évoquer le destin cérébral. L'information est, semble-t-il, à prendre au conditionnel. Si elle se vérifiait, nous conseillerions à notre cigogne nationale de se faire une houpette, comme l'illustre Tintin.
515) La France présidente! Ségolène Royal se prend pour un pays, maintenant. Peut-être est-ce elle, la carte du tendre. C'est une précieuse, c'est ça. Une précieuse décrite par Molière, alors. Une précieuse ridicule.
516) Le nombre de têtes de noeud nées entre 1980 et 1988 est historique. On n'a jamais vu ça.
517) Le baby-boom semble avoir été une catastrophe naturelle sans précédent.
518) Dans un moment de lucidité, Philippe Sollers, relisant Femmes, se serait mis à pleurer tant la nullité du livre lui a paru évidente. Nous émettons de sérieux doutes sur cette information.
519) On ne sait toujours pas si Ségolène Royal va obtenir le Brevet des collèges.
520) Les chances de survie des musulmans qui ont apostasié l'islam en Allemagne sont très faibles.

Thursday, April 05, 2007

De felicitatis fuga

Fugit felicitas. Eam video currentem. Quod voluit? Id scire non posso. Eam voco. Non rescipit. Incipio eam odisse. Me deridet. Insequeri non posso. Graves nimis crures. Me fugit, causam scio. Fastidium eam creo, intellego. Non jam voco. Inutile est. Vocem non jam habeo. Vixi. Orem aperio. Gigentea os. Quid faciam? Nescio ubi sim. Spatium alium spatium. Odium habere. Fleo. Quid me occuret nescio; procedent animales; ebrius sum; mentior; Terram lacrymaeque adspicio; mortua gravitas. Ebrius sum. In aere fluctuant verba; faceta sunt; bracchia tollo. Victor no sum. Dolentes bracchia; evanescent; evanescere video. Antiquam historiam desidero. In machina coagulata nunc. Longe video. Propter oculos meos antiquitas; prope tangere posso; mortua nox: semper plane bene fecio. Id scivi. Ceacum me fecit dies. Violenta lux. Desertum littus. Amoenus locus. Odores sentio. Vinum amo. Sequitur vinum.

Wednesday, April 04, 2007

Encore une fois



L'italie, le pays du farniente, des pâtes à toutes les (bonnes) sauces! Le pays de la barbe, maintenant. Vous vous demandez ce que je raconte. C'est tout simple: il semble bien que les barbus fondamentalistes et racistes y pullulent, déroulant sans cesse leurs discours de haine absolue contre tout ce qui n'est pas musulman: les Chrétiens et les Juifs (qui sont des singes; c'est écrit dans le Coran, je n'invente rien). C'est pourtant clair, ce que dit Mohamed Kholaila, l'imam turinois, à moins qu'il ne faille lire entre les lignes comme certains musulmans malhonnêtes nous disent de le faire avec le Coran. Les phrases sont simples: "Ne fréquentez aucun étranger." Les Italiens sont devenus des Chrétiens étrangers pour le très cher Mohamed qui se croit déjà en terre d'islam en Italie (ce qui ne tardera pas, si on n'y prend garde, tant l'islam fondamentaliste est conquérant, sous quelque forme que ce soit). Mais Kholaila n'a pas fini: "Ne faîtes aucun compromis avec les athées. Il faut les tuer, un point c'est tout. " Le projet d'anéantissement est patent, à moins qu'il ne faille comprendre cela au sens figuré. Qu'en pensez-vous, les penseurs éclairés, les intellectuels, les militants du rapprochement entre les peuples? Mais ce Mohamed Kholaila ne représente qu'une minorité, que lui-même. Non, c'est faux, résolument faux.
C'est vrai, tous les musulmans ne sont pas islamistes. Je donne pour exemple Souad Sbai, une musulmane italienne, qui a fortement réagi à d'autres propos sur les femmes qu'a tenus cet abruti de Kholaila,ce marchand de fruits et légumes pourris, qui ne se doutait pas qu'il était filmé par la RAI! Les images font grand bruit dans la péninsule, dont il faudrait vite tailler la barbe qui commence à être un peu trop longue. Mais les gauchistes sont les mêmes partout, des catastrophes ambulantes. Pourquoi seraient-ils différents en Italie( où les mariages forcés se multiplient)? C'est une internationale traîtresse et mensongère. Je laisse la parole à Souad Sbai, qui s'emporte contre la gauche funeste: "Elle(la gauche) se remplit la bouche de multiculturalisme, de respect des diversités culturelles. Sans chercher à dénoncer les pressions et les violences auxquelles les femmes d'immigrés musulmans sont soumises. " C'est du clair, du simple, du vrai, également. La révolte contre la gauche moralisatrice est une oeuvre de salubrité publique.

Sonnet XXIII

Aujourd'hui, la musique a repris en enfer,
Et c'est pourquoi la mort sensiblement régresse.
Non, il ne s'agit plus même d'âge de fer:
Plus question de beauté, plus question de détresse.

A trop vouloir survivre, on sombre dans la peur,
A trop vouloir comprendre, on contemple le vide
Et, se dédoublant, on cultive la torpeur,
On se rend bien compte que l'on devient stupide.

La musique n'est pas près de se terminer;
Je ne peux mépriser le volume sonore
Du présent de toujours qui s'agrandit encore.

Je me tais car je suis un rebelle mort-né,
Je regarde le son de l'enfer qui m'écrase,
- Regagnant le chemin de l'antique anabase.

Sonnet XXII

Chaque jour, au moment où se lève l'espoir,
La fatigue du corps perd de sa consistance,
Et j'écris en rêvant des sonnets jusqu'au soir,
Comme avant, comme quand j'étais dans l'ignorance.

Allongé, souriant, je vois les adjectifs
Se dissoudre enfin dans l'acide sulfurique;
Je m'endors, bien certain de haïr les poncifs
Qui peuplent l'infra-monde et la métaphysique.

Le sommeil me caresse et gagne du terrain,
Me faisant pleurnicher, puis, soudain, il m'étreint
Comme si j'étais écrasé par le chagrin.

Demain tous ces esprits reviendront me maudire,
Tenteront de me faire souffrir le martyre
-Mais je posséderai ce que l'âme désire.

Tuesday, April 03, 2007

Photo de gnous



La télévision devient intéressante, parfois, quand les débats mettent en scène des contradicteurs de qualité, tel Eric Zemmour, qui reste tout de même bien tiède, ayant en permanence des propos que je qualifierais d'institutionnels. J'ai l'impression que parfois, il a peur d'aller trop loin. Il ne faut pas avoir peur, surtout devant ce nullard de rappeur qu'est Rost (que je ne connaissais pas, n'ayant que mépris pour la fausse musique et la poésie de caniveau). Cet énergumène présentait, dans l'émission de Laurent Ruquier, un livre dans lequel dix questions étaient posées à chaque candidat (pas tous) à l'élection présidentielle. Je ne parlerai pas de mon indifférence pour ce genre de magouille éditoriale.
Rost est un révolté, c'est bien ça? Il le fait bien sentir avec sa grosse voix de banlieusard qui veut en découdre, qui ne cesse de mâcher des mots comme reconnaissance, stigmatisation. considération et je ne sais quoi d'autre. A un moment donné, comme il disait qu'il se sentait partout chez lui, Zemmour lui a répliqué que c'était de la colonisation. Réponse de Rost: "Vous nous avez bien colonisés!" Il s'agit bel et bien d'une vengeance, si mes neurones sont encore bien en place. A un autre moment, il faisait un rapprochement crapuleux entre la polygamie et les nombreuses maîtresses qu'ont les occidentaux. Bien entendu, Sarkozy est un fasciste, ou plutôt fascisant. Un participe présent très drôle. Sarkozy, un premier Ministre fascisant qui organise des rafles contre les enfants étrangers. Le mot était lancé par ce salopard: rafle. On ne les gaze pas, comme lui disait Zemmour. J'avoue que je suis un peu dépassé. Peut-être les Africano-musulmans sont-ils les nouveaux Juifs. Rost comparait les cellules de détention à des camps.
Contre ce genre d'individu comme Rost, il manque de vrais contradicteurs. Eric Zemmour, sympathique au demeurant, est intelligent, brillant mais il manque de force, de violence même. Il faut lutter de toutes ses forces pour ne pas être anéanti.

Plus de cerveau



Il y a tout de même des mystères qui dépassent l'entendement. Par exemple, ce phénomène dans le centrisme qu'est François Bayrou, candidat qui veut rassembler tout le monde, si j'ai bien compris, même les imbéciles, forcément, surtout les imbéciles. Aujourd'hui, semblant avoir renié le centre, il déclare être à gauche, plus à gauche que Ségolène Royal, qui doit se préparer psychologiquement à sa prochaine déroute, à moins qu'elle n'ait rien compris, qu'elle n'ait plus de cerveau, ce qui, j'en conviens, est une forte probabilité. Oui, oui, Bayrou, un homme de gauche, plus à gauche que les socialistes, plus même, peut-être, que Besancenot, qui sait? On ne sait jamais ce qui peut germer dans cette tête à claque. Demain, s'il se déclarait d'extrême gauche, je ne serais pas surpris. Besancenot voudrait lui casser la gueule.
Ah, Bayrou, le grand rassembleur du pays écroulé! Ma petite théorie, c'est qu'il ne nous prend pas pour des imbéciles mais qu'il en est lui-même un, et de taille gigantesque. Pauvre cerveau. Il y a des destins de cerveau, comme ça, qui tombe en ruine au fur et à mesure des années. J'avais déjà évoqué le destin tragique de Raymond Barre. Le temps est cruel. La vie est cruelle, je ne contredirai personne sur ce point. Le défenseur forcené des valeurs républicaines ( On ne sait plus exactement ce que cela signifie mais ce n'est pas grave, 'valeurs républicaines', c'est joli, non? ) ne connaît peut-être pas cette phrase d'Albert Einstein: "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine...mais, pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue." J'allais dire que Bayrou devrait méditer cette vérité mais le malheureux en est bien incapable.
J'attends Le Pen, maintenant. Peut-être dans quelques jours se considérera-t-il comme plus socialiste que la Royal. Ce serait drôle et ce serait une preuve supplémentaire du grand n'importe quoi de cette modernité répugnante.

Eloge des Pieds Nickelés




Ah, les Pieds Nickelés! Il fallait bien que je fasse leur éloge! Ils n'y coupaient pas. Je les ai connus au quartier Saint Jean, à Lyon, dans une bouquinerie, qui existe du reste encore. Je collectionnais leurs aventures qui me passionnaient, me faisaient rire, qui ne me lassaient pas, qui ne me lassent toujours pas. Les Pieds Nickelés, je les aime parce que chaque fois qu'ils ont réussi à escroquer des imbéciles, bourgeois si possible, ils vont fêter leur succès autour d'une table de restaurant, d'où ils sortent régulièrement très imbibés, le nez rouge. Un vrai plaisir de les voir, ces voleurs rigolards complètement ivres. Sous-mariniers, esthéticiens, policiers de la route, ministres, présentateurs de jeux télévisés, ou même préhistoriens, ce sont les êtres les plus attachants qu'on ait jamais imaginés. Ils sortent souvent perdants, la malchance semblant les poursuivre mais Croquignol, le grand blond au nez long génial, a toujours des "idées maison". C'est le cerveau du trio cultivant la bonne humeur, aidé de ses deux acolytes débrouillards. Filochard, l'adulte à la taille d'enfant, brèche-dent et borgne, qui, parfois, dans certaines vignettes, a un air rêveur si attendrissant...Ribouldingue, le gros barbu, marié à une Africaine, Madoudou, une femme monumentalement sympathique. Pellos est, je crois, le plus grand dessinateur de tous les temps. Cet illustrateur sportif était un caricaturiste au grand talent. Les profils composés par cet artiste, surtout le profil des dames anglaises, sont irrésistibles. Je ne saurais trop conseillé la lecture des Pieds Nickelés, de loin supérieurs à la littérature dite de jeunesse et qui n'est en réalité qu'une vaste entreprise de crétinisation. Je conseille plus particulièrement Les Pieds Nickelés font boum, Les Pieds Nickelés contre Croquenot, Les pieds Nickelés contre Les Pieds Nickelés, Les Pieds Nickelés contre les kidnappeurs, ces aventures si bien tournées, aux personnages si grotesques, ces aventures qui ressemblent à l'éternité.

Les damnés



Un jour que je croisai un artiste peintre ossète, il me demanda de l'accompagner dans une sorte de cantine pour pauvres, aux Brotteaux, quartier bourgeois de Lyon. Dans la grande misère, touchant le RMI (qui pour certains est un vrai fardeau, je dis bien: pour certains) , il s'y rendait régulièrement. Pour l'artiste peintre, c'était très intéressant pour moi (qui tiens mon journal) d'observer la misère, de prendre des notes sur ce quart-monde. Je prénétrai dans une grande salle remplie de pauvres, c'est bien le mot qui convient. Je ne les appellerais ni Rmistes ni SDF, mots affreux créés par d'infâmes démocrates démagogues. Je m'assis à une table; l'ami peintre m'y rejoignit une assiette à la main. Je ne me souviens pas de la garniture; par contre, je me souviens des trois centimètres de panure qui recouvraient de très fines tranches de poisson. Je ne mangeai pas; je venais de sortir de table. Je regardais autour de moi; je contemplais une mère avec ses enfants. Bien maigre, cette famille. Il manquait le père. A ce propos, l'ami peintre me chuchota que celui-ci était en prison. C'était fort probable. Je regardais ce sous-prolétariat, bien pâle, presque jaune, presque vert, comme anémié. Une grande compassion pour ces êtres me saisissait. Je baissai la tête; j'étais trop curieux pour qu'on ne me remarquât pas. Je voulais quitter ce monde parallèle. L'ami peintre mangeait gloutonnement, n'ayant pas rempli son estomac famélique depuis quelques jours. Je me disais cette phrase simple: il y a des têtes de pauvre. Des visages où se marient la détresse morale et l'habitude de la mauvaise alimentation. Quand on est pauvre, ça se voit. Nul besoin de détailler les vêtements; le visage est un livre ouvert. Je suis sorti bouleversé de cet enfer.
Cela me rappelle, même si cela n'a pas grand chose à voir, le jour que j'étais allé à la SPA, près de Lyon, accompagnant un ami qui cherchait un chat. L'endroit était sinistre. Une sorte de mouroir animal. Les animaux vous regardant fixement, mendiant votre affection. Tous enfermés. Je me souviens d'un chaton emprisonné dans une cage si petite qu'il pouvait à peine s'y retourner, me tendant la patte à travers les barreaux, et miaulant faiblement, comme appelant à l'aide. Je suis parti renversé.

Monday, April 02, 2007

Sain et sauf

Derrière la montagne de sable, un géant ouvrant sa gueule empuantissait l'atmosphère. N'ayant pas de mains, je posais mon bras sous mes narines pour ne pas défaillir; j'étais comme dans un cauchemar mais la réalité m'a vite ratrappé. Je savais bien qu'un jour tout irait mieux; le pessimisme est la philosophie des niais; je regarde la nuit: l'espace se multiplie. Je suis dans l'incapacité de hurler; je me suis toujours dit que l'ivresse était la plus grande création du génie humain. J'ai tellement bu que les rêves s'approchent de moi à petits pas. Je leur fait un geste leur ordonnant de s'éloigner, et vite. Je veux me rouler dans la boue, maintenant. La douleur ridicule s'en va. Elle a honte d'elle-même; elle sait qu'elle n'existait pas; révélation fort drôle. Mes mains réapparaissent; je ne suis pas mort; on ne m'a pas assassiné: je suis sain et sauf. le grain de sable prend parfois les proportions du cosmos qui avance vers un point inconnu. Je m'élance; je suis de plus en plus ivre; l'euphorie est au-dessus de la normale. Je ne me pose plus de questions; je laisse cela aux intellectuels qui marchent la tête à l'envers. J'invente un mot: les antipodistes. Je vais écrire un poème. Je me ravise. J'aurais dû garder mes souvenirs qui ont fondu au soleil. Tant pis pour moi. Je suis toujours en vie. C'est tout ce que je demandais. Je regarde mes mains. Elles sont longues, très longues, s'allongent. En les contemplant, je conçois l'idée d'écrire l'histoire de ma vie.

Conclusions un peu trop hâtives (44)

- Il ne faut pas croire à l'apocalypse; elle ne viendra jamais.
- On ne doit pas rire en pensant au ministère sarkozyen de l'immigration.
- Le Pen ne va pas être au deuxième tour et en tête.
- Marine Le Pen n'est pas plus présentable pour les médias que Nicolas Sarkozy.
- J'adorerais vivre dans le Jura. Je n'ai pas pris les montagnes en horreur.
- Ségolène Royal n'est pas à trois semaines de sa déroute.
- Les intellectuels de gauche ne font pas de cauchemars en ce moment.
- Il faut un dialogue entre le christianisme et l'islam.
- Les intellectuels de gauche ne se prennent pas pour des maquisards.
- Je suis un mauvais citoyen puisque je ne voterai pas.
- Je suis très sensible à ce qu'on peut dire de moi.
- Mon voisin ne court pas dans les escaliers, complètement paniqué.

Eloge du capitaine Haddock



Si je relis tous les trois mois Les aventures de Tintin, c'est, le plus souvent, pour retrouver le président alcoolique de la LMA, la Ligue des Marins Antialcooliques, le capitaine Haddock. Personnage qui n'a pas toujours été le vociférateur irrésistible que l'on connaît. Dans Le crabe aux pinces d'or,où il apparaît pout la première fois, c'est un personnage toujours ivre, un capitaine sous la domination du sinistre Allan, un capitaine poignant et qui ne prête pas du tout à rire. J'ose le dire: le capitaine Haddock est tragique, il n'est plus le maître à bord. Sa rencontre avec Tintin va lui éviter de sombrer dans le gouffre au bord duquel il vacille. C'est dans le même album qu'il devient l'insulteur vengeur, dont les injures, chaque fois, pourraient ne pas avoir de fin. Un véritable vertige poétique de la colère noire! Mille millions de mille sabords! Il en veut aux astronautes d'eau douce, aux autocrates, catachrèses, ectoplasmes, aux bougres de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson etc. A propos des insultes, on a dit que l'ami Hergé s'était inspiré des invectives qu'inventait Louis-Ferdinand Céline.
Ah, le capitaine Haddock, un personnage d'une grande vitalité! D'une grande vitalité, oui, mais aussi d'une grande fragilité. Un personnage qui peut sombrer très vite dans la dépression, comme on peut le voir dans Les sept boules de cristal, où le professeur Tournesol a été enlevé. Le capitaine Haddock souffre de la disparition du grand ami inventeur. Je renvoie à la vignette (quelle page? je ne ne m'en souviens plus) où l'on voit le visage renfrogné et désespéré du marin. Une image frappante. Le dessin est si simple mais si efficace...On a beaucoup critiqué la ligne claire mais je n'échangerais pas un album de Tintin pour toute l'oeuvre (s'il s'agit d'oeuvres) de Druillet ou Bilal et consorts.
Un personnage hors du monde, le capitaine Haddock, comme l'attendrissant Tournesol. Un marin qui, dans Le secret de la licorne, se prenant pour son ancêtre, le chevalier de Haddoque, se bat contre les fantômes du passé, dans sa chambre, qu'il met sens dessus dessous, faisant un bond dans le temps. Je reviendrai plus en détail sur ce personnage hors du commun.

Louis Napoléon par Alexis de Tocqueville



Il y a quelques mois, des collègues me voyant lire Souvenirs d'Alexis de Tocqueville se gaussèrent un peu de moi, trouvant fort probablement la lecture de cet écrivain très ennuyeuse, préférant les écrivains modernes qui eux, comme on dit, ne vous prennent pas la tête, comme Rufin, par exemple, le romancier écologiste. Pourtant, on gagne beaucoup à lire Tocqueville. La lecture des Souvenirs est souvent drôle. Drôle, instructive mais aussi sans concession. Dans le portrait à charge que compose l'écrivain de Louis Napoléon, l'acuité de la vision est manifeste. Attention, qu'on ne se méprenne pas sur moi! Je ne suis pas un de ces contempteurs de Napoléon, qui, en réalité, haïssent la France, l'Occident.
En quelques pages, Tocqueville anéantit le révolutionnaire du 2 décembre 1851. Qui n'est ni sage, ni, encore moins, un génie. S'il l'avait été, "il ne fût jamais devenu président de la république. "Voilà bien une idée que les fantômes-candidats devraient méditer. Peut-être ne la connaissent-ils pas, après tout...Peut-être sont-ils tous des niais.(C'est certain.) Louis Napoléon, un homme sans intelligence que l'écrivain méprise grandement. Un homme qui ne pouvait qu'être liberticide, un aventurier qui ne pouvait qu'être entouré d'aventuriers, d'individus louches. Un comploteur, à l'orgueil sans bornes, qui a gardé l'habitude de la dissimulation et qu'ont toujours servi des dégénérés de tout poil. Louis Napoléon était "le prince de hasard." Qui se contentait de ses courtisans tarés car "il lui fallait des croyants en son étoile et des adorateurs vulgaires de sa fortune." Et de sa plume. Cet énergumène, c'est bien le mot qui convient, muet comme une carpe, ne cessait d'écrire. Il devait se croire un talent d'écrivain, cet être velléitaire, incohérent, "adonné dans les plaisirs et peu délicat dans le choix. " La vulgarité faite homme, en somme. Comme les ministres, députés, candidats actuels qui se prennent pour des penseurs politiques: Hollande, Royal, Juppé et compagnie. Je n'évoquerai pas Jack Lang dont la nullité dégoulinante donne la nausée. Je ne devrais pas comparer ces gens-là à Louis Napoléon qui, certainement, méritait plus d'estime qu'eux.
Il manque un Tocqueville pour anéantir d'un trait de plume les hommes politiques actuels. Il manquait un Tocqueville à François Mittérand, le sournois, l'initiateur de la catastrophe française, dont l'oeuvre a trouvé son continuateur fidéle en Jacques Chirac, qui, pour reprendre les mots de Tocqueville, à propos de Lacrosse: "était d'une nullité rare et n'entendait précisément rien à rien. "

Sunday, April 01, 2007

Brèves (29)

481) Selon une rumeur persistante, beaucoup de Français sont pour l'abolition des contrôles dans les transports en commun. Il faut avant tout sauvegarder la paix sociale.
482) L'uniforme des policiers étant trop choquant pour les âmes sensibles des banlieues, on songe à en créer un autre.
483) Il paraît que, tous les matins, quand il se regarde dans la glace, Daniel Linderberg se dit: "Je suis un homme de progrès. Il faut combattre les réactionnaires." Et il bombe le torse. Il y a de fortes chances pour que cette rumeur soit fondée.
484) La tristesse de Max Gallo s'approfondit de plus en plus. On peut le comprendre!
485) La situation de la France ne peut pas s'améliorer.
486) J'oubliais: il faudrait abolir les gares (où pullulent les fascistes).
487) Les Arabes et les Noirs se craignent mutuellement.
488) A Paris, je marche très vite, comme si je voulais fuir la ville.
489) Nicolas Sarkozy pourrait très bien être un personnage des Pieds Nickelés.
490) Il paraît que le sourire de Ségolène Royal s'est figé pendant une demi-heure, il y a quelques jours. Ses proches, paniqués, ont appelé très vite les secours. D'après un éminent spécialiste, Dimitri Panzer, on ne peut plus rien faire contre le sourire socialiste. La maladie du sourire est incurable.
491) Ceux qui, le premier avril, font des blagues sont des demeurés.
492) L'évolution de la vie n'était peut-être pas nécessaire.
493) Ceux qu'on appelle les réactionnaires sont les derniers êtres humains.
494) Si je faisais l'éloge du dernier roman de Rufin à mes collègues, je serais probablement mieux vu.
495) La bibliothèque François Mittérand est une horreur architecturale.
496) L'homme moderne ne mérite aucune compassion.
497) Nous conseillons aux autorités incompétentes de créer des stages bouddhistes républicains pour ques les jeunes des banlieues évacuent leur extrême sensibilité. C'est de l'humanisme,ça!
498) La rumeur selon laquelle Alain Soral se serait aperçu qu'il n'est qu'un abruti ne sera jamais confirmée.
499) Selon une rumeur persistante, le cerveau de François Bayrou partirait en cacahuète.
500) Certains observateurs pensent que Nicolas Hulot est une catastrophe naturelle. Comment leur donner tort?

La révolte des sens

Le corps s'allonge; les membres tremblent; ils désirent la volupté: la flaque rouge, là-bas, s'étend, vous pourriez vous y noyer. Peut-être une vie souterraine s'y multiplie-t-elle. J'entends la vie remuer, comme si c'était la première fois qu'elle se levait. L'oxygène envahit la nouvelle planète. Mes cheveux se hérissent. Je me vois partir très loin; les pas de géants arrivent au bord du gouffre; les animaux ont baillé et se sont regardés: le sommeil a été si long que le monde cessait de tourner. J'ai moins de souvenir qu'un nouveau-né. Je souffre tellement que mon visage devient laid. Ma grimace envahit le cosmos. Je voudrais brutaliser les corps qui ne demandent que cela mais quelque chose m'en empêche. Tout se passe comme si l'angoisse allait s'installer dans quelques secondes. Mais je sais bien que l'angoisse n'est que mensonge; mon rêve mord le ciel; la musique devient inaudible; les tympans ne vont pas exploser: je vais éructer et rendre mon âme à la Divinité. Une montagne s'érige au loin. Je n'ai plus de courage; seulement envie de dormir sur la braise qui ne parviendra pas à me consumer. Elle est en moi, maintenant. Je désire embrasser cette mort glorieuse. Non, ce n'est pas vrai. Il semble bien que la vérité ait fini par se déconsidérer elle-même. Cela, je ne le dis qu'à voix basse, très basse. Si je parlais haut et fort, on me prendrait pour un malade mental.

Extrême sensibilité

On ne parlera jamais assez de la sensibilité des jeunes discriminés. Ce sont de grands enfants révoltés contre l'autorité fasciste. De grands sensibles prêts à faire la guerre si le candidat monstrueux, Sarkozy (que je défends souvent contre ses ennemis délétères mais que je méprise de plus en plus) est élu le 6 mai président de la République. Des gens délicats à qui il ne faut pas faire l'affront de demander leur titre de transport, comme il y a quelques jours, à Paris, à la gare du Nord. Peut-être faut-il s'excuser avant de leur demander leur billet. Question de tact. Le contrôleur devrait faire un stage de politesse républicaine. Je m'étonne que cela n'existe pas encore. Voyez un peu les conséquences de l'impolitesse! Une émeute à la gare du Nord! La guerre contre la police.
Quelques jours auparavant, une policière a été massacrée (c'est le mot qu'elle emploie) par des jeunes sensibles qui ont dû prendre un sacré plaisir à sauter sur elle à pieds joints. Le problème, c'est que juste avant un jeune sensible avait été appréhendé pour caillassage. Disons la vérité: il est intolérable d'interpeller les jeunes. Ils ont tout de même le droit de se révolter. Et même de prendre les armes contre l'état policier. Si un jeune vengeur a tiré sur un policier, la semaine dernière, avec un fusil 22 Long Rifle, c'était tout simplement pour rétablir la justice. Nique la police, comme disait, il y a quelques jours, un gamin de 11 ans, de 1m 02.