Sunday, January 21, 2007

Conclusions un peu trop hâtives (26)

- Il y a plus d'un milliard de Chrétiens.
- Il faudrait que je sois sérieux comme Le Monde diplomatique.
- Les Arabes sont plus anti-Le Pen que les Français de souche.
- Je vais envoyer des mails à ma cousine de Rouen.
- Martine Aubry est une femme.
- Ségolène Royal est la reine, la Marie-Antoinette du suffixe.
- La femme du médecin de l'immeuble n'a pas pissé dans les escaliers.
- Les neurones des membres de ma famille se comptent par milliards.
- La tête de ma collègue ne s'allonge pas quand je lui parle.
- Il ne faudrait pas toujours être bourré.
- Nicolas Sarkozy n'est pas très heureux d'être opposée à une débile.
- Nous ne sommes pas devenus de pauvres gens.

Nous nous regardâmes


Je me suis levé de bonne humeur, aujourd'hui. J'ai écrit un nouveau sonnet. Tout va bien. Je ne prends pas le train, en fin d'après-midi. Les trains me dépriment à un point que vous ne sauriez imaginer. Je lisais tout à l'heure le communiqué du GSPC (le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, ou plutôt: le Groupe des Salopards pour la Prédication et le Comique), communiqué dans lequel on appelait à combattre la France. Il est vrai qu'un Français (ou un Européen) égorgé, c'est toujours un canidé de moins. Pauvres toutous que nous sommes! Nous n'avons même plus le courage d'aboyer, de grogner, de mordre. Les chiens sont devenus cons. C'est une certitude pour moi.
Beaucoup sont la proie d'une illusion. Le combat ne va pas avoir lieu puisqu'il a déjà commencé, depuis un certain nombre d'années, déjà. Il ne peut que s'intensifier. Il semble bien, oui, que les sympathisants du GSPC (le Groupe des Sales racistes pour la Prédication et le Crime) soient légion en France. Peut-être aussi parmi d'autre peuplades (peuplades devenues absurdes) d'Europe. J'ai appris, toujours ce matin, qu'en Allemagne, on compte 30000 conversions à l'islam par an et que ce sont désormais des conversions par conviction; beaucoup d'Allemands se mettraient à douter du Christianisme. Vous pouvez être sûrs que 30000 convertis à la religion des Bédouins, ce sont 30000 nouveaux djihadistes, tant il est vrai que les nouveaux convertis sont les plus fanatiques. Il y a une dizaine de jours, on m'a raconté l'histoire d'une Musulmane qui ne peut plus supporter son mari ,un ex-chrétien converti à l'islam. Complètement radicalisé l'abruti... Il lui fait mener une vie infernale. Il doit la trouver un peu trop occidentalisée, ce qui est un crime. Un musulman ne doit pas se fondre dans la société qui l'accueille. Tout au contraire, il doit tenter de l'islamiser et, s'il le faut, éliminer les réfractaires.
Les pires ennemis sont les djihadistes de l'intérieur. Il faudrait commencer à penser à la lutte armée contre les islamistes.

Saturday, January 20, 2007

Sonnet XII

Au-dessous de la nuit infâme du passé,
Aujourd'hui, comme hier, les histoires anciennes
Se répètent sans cesse et je revois les scènes
Où l'homme reptilien se regarde penser.

C'est le jour que je suis entré dans le délire
Que cette ignominie aux yeux verts a fondu
Car, à ce moment-là, dans le soleil perdu
S'agitait l'univers qu'il faudra bien relire.

C'est fini, maintenant, j'éteins l'ordinateur
Qui comptait devenir mon horrible âme-soeur.
Âme-soeur, tant de fois j'ai voulu te détruire!

J'ai encore trop bu et je vois l'univers
S'accroupir à mes pieds et se diriger vers
Une boucle spatiale incapable de luire.

L'ange débile


Il y a une dizaine d'années, un matin que j'avais bu trop de pastis, j'avais fait une déclaration d'amour à une brésilo-bretonne bouddhiste et végétarienne. Elle avait ri bêtement, comme à son habitude. Un peu plus tard, elle m'invita chez elle, et, comptant coucher avec elle, (même si elle n'était pas très belle), je la serrai dans mes bras. A ce moment-là, elle se mit à me parler de son gourou qui lui avait appris à réfréner ses émotions et surtout à mépriser la viande animale. Elle ouvrit un placard dans lequel trônait un bocal d'algues. L'odeur me renversa l'estomac. Je me doutais bien qu'elle perdait la tête. J'en eus la confirmation une nuit de la Saint-Sylvestre où elle servit à table une grande assiette d'endives. Il fallut que je me lève pour prendre un peu d'huile. Oui, elle avait de l'huile. Vous imaginez que je ne pus terminer cette assiette qui me minait le moral. J'avais pris mes précautions: j'avais mangé avant et amené une boîte de chocolat. Pour la petite anecdote, ce pur esprit, cet ange débile n'avait même pas prévu de vin. Elle avait très peur de l'alcool, des effets qu'il pouvait avoir sur elle. Elle ne voulait surtout pas perdre la maîtrise d'elle-même. C'était magnifique. Elle avait peur d'être au naturel. Un jour, elle me dit qu'il ne fallait pas être charitable avec les mendiants, que s'ils se trouvaient dans cette situation, c'est qu'ils payaient un mauvais karma. Elle avait un air hautain. Elle ricanait. Elle se moquait de moi. Je n'étais pas encore arrivé à son niveau de mysticisme. Il fallait que je la laisse tomber cette amie terrifiante qui devait ingérer dix calories par jour. Elle était un peu forte mais de là à ne plus rien à manger. A un moment donné, elle prétendait qu'on pourrait un jour se nourrir avec l'énergie solaire. Je me doutais bien que c'était une fleur. Une fleur maladive.
Un autre souvenir. C'est avec elle que j'ai vu le film le plus débile de tous les temps, Hooks, de Steven Spielberg, je crois.
Quelques années plus tard, je la croisais sur le pont de la Guillotière. Elle devait peser trente-cinq kilos, sa figure était très allongée, ses joues creuses. Sa folie s'était approfondie. Elle était en compagnie d'un barbu,de très grande taille, aux cheveux longs et à moitié chauve. Je feignis de ne pas la voir. Il faut parfois éviter les gens. De quoi aurais-je parlé? D'écologie? Il faut fuir ceux qui parlent d'écologie.
Une note positive, tout de même. Une amie de l'ange débile: une soeur, soeur Aïda, une Chrétienne libanaise pratiquant un amour flegmatique très rafraîchissant. Parfois, je la regrette.

Il faut posséder Dieu


Point n'est besoin de quitter le monde, de vivre dans la solitude pour posséder Dieu. Un homme marchant sur la voie droite possède Dieu, ne faisant plus qu'un avec Lui. Lui, l'exécuteur des oeuvres humaines. Lui,l'exécuteur qui ne peut trouver d'obstacles à ses réalisations. Lui, l'exécuteur qui occupe toute la pensée de l'homme droit. L'exécuteur présent en esprit, en intention et en amour. Quels que soient les lieux où l'on se trouve. Non pas égalité des lieux mais égalité de la présence de Dieu chez l'homme pour lequel le monde n'est plus un obstacle. La substance de Dieu est bien au-dessus de la pensée, des créatures. Cette substance de Dieu qui se montre et brille pour l'homme qui se détourne. Pour l'homme assoiffé et amoureux de Dieu. Pour l'homme obsédé par Dieu, le Divin. Cet homme à la solitude intérieure qui ne doit pas fuir le monde. Cet homme qui pour posséder Dieu doit s'en pénétrer, comme un apprenti musicien.
Je joins une illustration représentant Maître Eckhart, mystique allemand né en 1260 et mort en 1327.

Mute world

Le pistolet sur la tempe, je ne parviens plus à articuler. J'ai mal; la douleur s'est répandue dans tout mon corps cassé en deux. Je ne savais pas qu'un jour je souffrirais autant. On m'oblige à porter un bâillon; mes mains sont attachées dans le dos. Sic transit gloria mundi. Si ça continue, on va m'écraser la tête contre le mur; je pousse un petit cri, presque imperceptible. La foule grossit. Tous les éléments de la foule, qui, hier encore, était humaine, sont bâillonnés. Il faut le voir pour le croire. Je vais peut-être mourir de peur. L'angoisse veut m'étouffer; mon coeur semble s'être multiplié par cent. Je me sens si faible. Je suis encore un être humain. C'est ce que je peux dire encore, avant le châtiment; le soleil brûle mes yeux. Puis brusquement, il se refroidit comme si des milliards d'années s'étaient écoulées en quelques secondes. Bâillonné, le monde est décédé. Les crevasses s'élargissent, s'approfondissent. Je suis armé, comme par miracle. Une présence divine rôde autour de moi. Je ne vois pas d'autre explication possible. Je peux regarder mes mains, maintenant. Je parle presque normalement. Le soleil a rajeuni. Un sourire s'étire au-dessus des gibets. J'écris assis au bord du trottoir. Je préfère les vers réguliers et l'espoir languissant. Les chiens de la réalité sont lâchés. Ils lèvent la patte en direction des cadavres. Ils sont si attendrissants...Il ne reste plus qu'à renaître. J'ai tout de même rédigé quatre alexandrins définitifs.

La menace sans fin


Pour moi, le raisonnement doit l'emporter sur les sentiments. Mais parfois, je me laisse aller à la tristesse. Pour donner un exemple, voir Robert Redeker parler à la télévision m'a profondément ému. Sa situation est poignante. Il n'en a pas fini de se cacher, même si un certain Omar al-Battar, qui avait mis en ligne des menaces de mort contre Redeker, a été arrêté au Maroc. Cet abruti assassin allait rejoindre les rangs des djihadistes en Iraq. Et après? S'imagine-t-on que Robert Redeker est sauvé? Il se dit soulagé mais la terreur ne doit pas l'avoir quitté. Critiquez l'islam ouvertement, son prophète, la charia, le voile (qui rend les femmes si laides) et vous êtes persécuté pour la vie. Il est interdit de critiquer l'islam, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes! Les Omar al-Battar pullulent en France et partout en Europe. Où ils vivent. Dont ils sont les ennemis jurés. Oui, il est interdit de vomir une idéologie meurtrière. Il est interdit aux chiens de Chrétiens d'ouvrir leur grande gueule. Il ne faut pas oublier que les Chrétiens, les ennemis (à anéantir ou convertir de force) ont, tout le monde le sait, un pied sur terre et un autre en enfer. Je crains toujours pour la vie de Redeker. Pauvre philosophe! Ce professeur n'a pas été soutenu par ses effroyables collègues, ces défenseurs risibles des minorités visibles ou, pire, ces lâches qui préfèrent contempler leurs chaussures. La plupart des professeurs sont méprisables. Robert Redeker travaille au CNRS, maintenant. J'imagine très bien qu'il n'a plus voulu retourner dans une salle des profs. L'atmosphère aurait été très tendue. Dans une salle des profs, il n'y a pas de réelle liberté d'expression.
Qu'on ne vienne pas me baver que toutes les religions se valent, que les intégristes catholiques ne sont pas mieux que les islamistes. Les responsables des milliers de morts dans le monde ne sont pas le fait des Chrétiens. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Il n'en reste pas moins que le danger de nos jours est islamique. Il faut bien mettre les choses au point, de temps en temps.
Si toutes les religions se valent, pourquoi ne pas les interdire toutes? On les remplacerait par le matérialisme dialectique qui, comme vous le savez, n'a pas de sang sur les mains.

Brèves (16)

221) La ségolénitude a atteint une magnitude de 10.
222) Les Arméniens d'Istanbul vont finir par être exterminés. Mais ce sera un mensonge historique.
223) Arnaud de Montebourg est le porte-parole que mérite la pauvre Ségolène.
224) Jean-Louis Debré aurait décidé de donner son cerveau à la science, cerveau sur l'existence duquel certains scientifiques émettraient quelques doutes.
225) Georges Frèche, dans des moments de délire paranoïaque, se prendrait pour un harki. On craint qu'il ne mette fin à ses jours, par haine de lui-même.
226) Jean-Luc Mélanchon est un animal immonde qui mange son vomi.
227) Quand Jean-François Kahn parle, il faut se munir d'un parapluie.
228) Ségolène Royal va peut-être ouvrir un dictionnaire.
229) Les gauchistes qui défendent les minorités visibles sont plus royalistes que les rois.
230) Penny Lane, Penny Lane! La liste des assassinats de salauds d'islamophobes doit être interminable.
231) Sébastien Cauet a le cul sur les épaules.
232) Stéphane Bern, lui, a la pine sur les épaules.
233) Bernard Montiel va mettre des talonnettes de quinze centimètres et se teindre en blonde.
234) Jean-Marie Le Pen serait d'orgine iranienne.
235) Il faut prôner l'annihilation d'Olivier Minne.
236) L'égo de Marie Drucker gonflerait de plus en plus. Pour certains specialistes, le processus serait inéluctable.
237) Béatrice Schönberg a toujours cru qu'elle travaillait sur TF1. Sa bourde de l'autre soir lui aurait fait prendre conscience de son erreur profonde. Mais ce n'est pas certain!
238) Michel Denisot semble avoir été lobotomisé dans sa jeunesse mais nous n'avons pas encore confirmation de cette information.
239) Isabelle Mergault a un disque dans le ventre, comme les vieilles poupées (moches).
240) Julien Lepers serait mis en mouvement par des fils invisibles.

Sunday, January 14, 2007

La poésie du XXème siècle


En 1987, j'envoyais des poèmes à une revue amateur, Le débat poétique, dont le "siège" était à Bron. Je reçus une lettre élogieuse du rédacteur en chef qui avait adopté comme pseudonyme Olivier Messidor. Il était épaté par "mon étonnante originalité". Je crois qu'il se trompait lourdement sur moi. Il se trompait surtout sur lui-même. Depuis qu'un jour, on lui avait dit, peut-être pour se moquer de lui, qu'il avait un air mystique, il nous parlait sans nous regarder, en contemplant l'horizon. Je précise que ses textes étaient très mauvais. J'ai dû publier sept ou juit poèmes dans cette revue qui a vite disparu. Je me souviens d'un étudiant en informatique, fan de Cindy Lauper, d'un poète ouvrier qui m'avait dédicacé un livre de poèmes. Un livre édité à compte d'auteur. Des poèmes pour la plupart illisibles. Il disait que même les loubards pouvaient être poètes. Etait-ce un ancien zonard reconverti dans la versification? C'est probable. Une sorte de Renaud du vers régulier. Quelque chose de sinistre, si vous voyez ce que je veux dire. Il y avait aussi une professeur d'Espagnol qui, je crois bien, composait des poèmes féministes. C'est elle qui trouvait mystique Olivier Messidor. Pour lui, les mots qui ne se trouvaient pas dans Le petit Larousse n'existaient pas. Je me souviens qu'il avait tiqué en lisant je ne sais plus quel mot que j'avais mis dans un de mes poèmes (fait d'énnéasyllabes et intitulé: Sur la fleur). Il n'avait pas aimé ce texte. Il ne semblait pas le comprendre. Un jour, j'appris je ne sais comment que la revue n'existait plus. Je crois que c'est à partir de cette époque que la poésie est devenue pour moi très suspecte, que j'ai commencé à considérer la plupart des poètes comme des charlatans de grande envergure. Les illuminations, les poèmes de Stéphane Mallarmé devenaient insupportables. De même que Lautréamont ou les surréalistes.
Je me promis de ne plus écrire un seul poème mais je ne l'ai pas tenue, cette promesse, puisque je continue à en faire sur ce blog.

Victoire sur le néant

J'ai déchiré de mes griffes cruelles les rideaux du néant.Voilà, c'est fait; il fallait que cela arrive un jour: je ne pouvais plus supporter la vie infâme. On m'en veut. J'entends encore une fois les murmures réprobateurs de l'autre nuit. Ils ont perdu de leur force, c'est définitif. Une bonne fois pour toutes, c'est moi qui suis victorieux. On croyait pouvoir me couler dans le néant. Je me suis libéré du totalitarisme qui regrettait ma venue au monde des vivants honteux; je regarde dans le ciel qui se transforme en miroir déformant. Je deviens concave; je deviens convexe: je deviens fou; les ordures poussent comme des fleurs; la poésie n'a plus lieu d'être. La poésie est la musique des hommes anciens qui mangeaient leur propre cerveau. Auto-cannibalisme de la foule délirante! Tout ceci n'a plus beaucoup d'importance, maintenant. Je regarde mes mains sanguinolentes qui, hier encore, n'existaient pas. Je souffrais de la maladie des hommes vieux avant l'âge. Je maudissais la foule de mes ennemis, qui grossissait. J'avais le vertige. Je trépignais, je me plaignais de l'injustice de la vie, mais je voyais toutes les choses de plus en plus petites. Elles se transformaient en souvenirs. Souvenirs apocalyptiques. Les souvenirs sont peu de chose, quand on y pense. Ils ne font souffrir que ceux qui écrivent pour rien. C'est ma dernière pensée- qui se dissout. Même les mots n'ont plus lieu d'être. Mes lèvres bougent encore mais ce n'est rien. Tout est terminé maintenant. Je suis comme à l'intérieur d'un jeu où clignoterait un Game Over fatidique.

Comiques troupiers


Il faut sans cesse revenir sur les imbéciles et c'est pourquoi j'évoque à nouveau Hugo Chavez. Et sur la réception au Vénézuela du magicien iranien, de l'illusionniste atomique qui rêve de faire disparaître les Israéliens. Ils n'en peuvent plus de l'impérialisme des pays riches, des Etats-Unis qui sont les responsables de la discrimination et de l'injustice faite aux damnés de la Terre. Les deux frères révolutionnaires s'entendent très bien. Fraternité des peuples et des gouvernements vénézuélien et iranien, unis contre l'Amérique démoniaque. Fraternité aussi avec le Nicaragua où ce grand voyageur justicier qu'est Ahmadinejad va se rendre aussi, histoire de déblatérer encore sur le Grand Capital avec le marxiste sandiniste Daniel Ortega. Mais ce n'est pas fini. Il sera ensuite en longue conversation avec Rafael Correa, l'Equatorien et enfin, le Bolivien, Evo Morales. Les Zorros de l'Amérique du sud.
On dit qu'avant la venue de Daniel Ortega, le Nicaragua était la proie d'une dictature. Maintenant, la situation est bien meilleure pour le pays avec un marxiste démocrate comme Ortega. C'est ce qu'on peut lire sur certains sites Internet. Tous les présidents de gauche sont du côté de la justice et de l'égalité. Les dictatures de gauche n'existent pas. D'ailleurs, le vrai communisme n'a jamais été instauré. Le stalinisme n'était pas le communisme. Les crimes marxistes n'ont jamais existé que dans le tête des fascistes et des nazis. C'est bien connu. Ce n'est tout de même pas un hasard si la Parlement européen a refusé de rédiger un texte faisant du communisme un crime contre l'humanité. Marie-Georges Buffet n'était pas du tout contente, parlait de provocation...
Pour en revenir au sujet qui m'occupe (qui me préoccupe), l'islamo-gauchisme existe bel et bien, non? Qu'on ne vienne pas prétendre le contraire! J'attends que les Boliviens, les Nicaraguaïens, les Equatoriens etc. commencent eux aussi à se doter de l'arme atomique.

Au-delà de mai 2007, votre ticket n'est plus valable


Dans les années 90, un jour de 1995, dirons-nous, je parlais politique avec de faux amis...Non, je commence déjà à me tromper. Il faut être précis. Je ne parlais pas: on ne me laissait pas placer un mot. On me coupait systématiquement la parole; on parlait plus fort que moi. Quand j'arrivais tout de même à émettre une phrase, on ricanait, on se regardait un peu consternés. Certains même soufflaient de dédain. Je ne comprenais absolument rien à la politique. Vous avez dû comprendre que j'étais en compagnie de gauchistes et vous seriez en droit de me reprocher mon manque de discernement dans le choix de mes amis. Je fais chorus avec vous! Je n'avais pas à subir un tribunal populaire permanent. J'aurais dû envoyer balader les dogmatiques qui me prenaient pour ce que les niais appellent un crypto-fasciste ou même un crypto-franquiste. Il faut dire que nous étions en pleine ère gauchiste. Mes lectures me desservaient complètement. Je ne comprenais rien à la gauche; je ne comprenais rien à la vie. J'étais bien gentil mais je manquais cruellement de culture gauchiste. Par exemple, je méprisais Libération et Le Monde, surtout Le Monde des livres. Je ne parle même pas du Monde diplomatique, dirigé par le castriste Ignacio Ramonet. On était très autoritaire avec moi. C'est tout juste si on ne m'imposait pas de lire des romans hongrois ou tchèques, ces romans dont je ne pouvais supporter plus de cinq lignes. Je parle peut-être un peu trop de moi. Je suis bien conscient que je n'étais pas le seul à subir ce communisme impitoyable. J'étais un révisionniste qui n'osait pas dire son nom.
L'année dernière, un collègue me disait que si les socialistes sont au pouvoir en mai 2007, cela ne changera pas grand chose, le gouvernement actuel et Chirac ayant adopté eux aussi la démagogie gauchiste. Il avait raison mais Ségolène Royal au pouvoir, c'est le retour du bâton, de la chape de plomb idéologique, de la surveillance des opposants. Surveillance de tous les instants. Vigilance absolue. Pour moi, il n'y a plus aucun doute: Ségolène Royal va être élue présidente de la République. J'espère fort me tromper. Nous aurons à subir le smile effroyable de la misère idéologique.
On va me dire encore que je suis désespéré mais il ne faut pas oublier que la France est un pays de gauche.
Je ne peux être de gauche. C'est une question de moralité.

Saturday, January 13, 2007

Engourdissement

Accroche-toi au sommeil, celui dont tu rêvais depuis si longtemps. Le temps se blottit dans tes bras. Rappelle-toi les souvenirs que tu croyais éternels et qui sentent la pourriture maintenant. Tu vas enfin pouvoir sentir ton corps s'engourdir. C'est une nouvelle époque qui t'attend. Tu n'as plus peur. Tu n'es peut-être déjà plus un être humain. Les miroirs sont brisés, les fantômes vont revenir, tout est si simple. Tout sera si simple, désormais. Non, il ne s'agit pas de la mort, comme on pourrait se l'imaginer. Le temps caresse tes songes mais tu ne le vois pas encore. Tu n'as plus de nerfs. Plus rien. Tu t'es dépossédé de toi-même. Tu ne ressens plus le grouillement qui ne voulait pas en finir, encore hier. Le bond a été instantané. Tu ne t'en es pas rendu compte tout de suite. Tu couinais encore comme un chien en laisse. Tu es libre. Tu peux murmurer ce que bon te semble. Personne ne te censurera. Laisse-toi aller, divague: les fleurs épanouies ne pourront plus agresser ton odorat, désormais. Toi qui n'as jamais cru à liberté, toi qui as toujours pensé que la liberté menait au meurtre, tu la goûtes, cette liberté infinie, ce charme incompréhensible, tu le sens. Tu sembles mâcher des malédictions, mais tout cela, c'est bel et bien fini, tu vois. Non, tu ne peux plus rien voir. Tes yeux se ferment et ne se rouvriront qu'au bord de la falaise. Le vent pousse ton corps. Le vent nouveau. Le vent inédit. Le vent dernier.

Conclusions un peu trop hâtives (25)

- Je n'en ai rien à foutre des gens.
- Il faut que je me calme, je vais trop loin dans mon blog.
- Je ne vomirais pas volontiers sur la gueule de Cohn-Bendit
- L'humanité n'est pas démodée.
- Mon collègue qui fait de la gym devant tout le monde n'est pas risible.
- La plupart de mes anciennes connaissances n'étaient pas des gauchistes dégénérés.
- Le monde ne se divise pas en deux: les marteaux et les chomeurs.
- La république française n'est pas en pleine dérive.
- Le régime de Vichy n'a pas scellé la fin de la France.
- Ma cousine n'est pas une islamiste.
- Il y a des versets féministes dans le Coran, selon Caroline Fourest.

-

Devinettes faciles


Que fait un chef d'état sud-américain qui combat l'impérialisme américain? Eh bien, il se rapproche tout naturellement des islamistes qui prônent l'atomisation d'Israël. Que fait Hugo Chavez, le président du Vénézuela pour marquer stupidement sa différence avec les Américains et le monstre qui dirige le Grand Capital? Eh bien, il reçoit Ahmadinejad, l'Adolf barbu. Dernière devinette: Hugo Chavez va-t-il se convertir à l'islam? Nous aurons peut-être la réponse très prochainement.
Il ne faut pas avoir beaucoup d'imagination pour imaginer les conversations entre ces deux chefs d'état en déroute: l'Occident maléfique et, bien évidemment, il ne faut pas les oublier, ceux-là, les Juifs qui sont les maîtres des Etats-Unis. Et du monde. Ils seraient à l'origine de la misère du monde arabe et sud-américain, c'est ça, je crois...Pauvres gens tout de même, Chavez et Ahmadinejad...
Dernière devinette: si La Cigogne est élue, portera-t-elle le voile comme l'avait fait la triste Danielle Mittérand, un jour sombre de 1989 pour bien marquer son soutien aux collégiennes persécutées par les fascistes laïques et islamophobes? Cela, on paraît l'avoir oublié.

Sonnet XI

La lumière revient sur la grêve de glace
Et voici que les chiens se mettent à hurler
Contre la destinée, contre la sale race
Humaine qui ne peut cesser de pulluler.

Je me mets à crier avec les loups antiques,
Je deviens l'un des leurs, je vais bientôt rêver
A la mort de l'histoire, entonner des cantiques
Et mes rires sans fin vous feront tous crever.

Et mes rêves soudain subissent l'entropie
Mais je les ai gardés dans la mare croupie
Où s'évanouiront mes écrits lumineux.

J'ouvre des yeux idiots sur le monde rapide
Où grouille, revit la réalité limpide
-Et où l'aube sans fin brille de tous ses feux.

Liste noire


Combien de noms sur la liste noire des islamistes, ces mongoliens de la religion? J'aimerais beaucoup le savoir. Il y a eu Théo Van Gogh, certainement Michel Houellebecq, Maurice G. Dantec. Un nouveau nom dans la liste. On ne le connaît que depuis quelques jours: Daniela Santanche, une Italienne de Droite, députée dans le nord de l'Italie, qui a osé s'opposer au port du voile, lors d'un débat télévisé avec un imam de merde, l'imam de Milan, Ali Abu Shwaima. Un homme pacifique et tolérant qui a eu ces mots: "Le voile est une obligation de Dieu. Ceux qui n'y croient pas ne sont pas des musulmans." C'est de l'islamitude, ça, non? Daniela Santanche ferait mieux de se taire. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se la ferme, non? Daniela, tu es vraiment scandaleuse. L'imam a bien eu raison de te renvoyer dans les cordes en te disant: "Je ne permets pas aux ignorants de parler de l'islam." Un jour, peut-être, tous les non-musulmans seront déclarés ignorants. Les pacifiques et les tolérants surveilleront les mots que nous utiliserons. Les mots des clébards chrétiens. Des singes juifs.
Les jours de Daniela Santanche seraient-ils comptés? On peut se poser la question quand on sait qu'elle a reçu une menace de mort, il y a quelques jours. Menace de mort écrite en Arabe, accompagnée d'une photo de Théo Van Gogh, le célèbre cinéaste détruit par le communisme des temps modernes. Je hais les temps modernes, ils me dégoûtent. Je suis probablement né à la mauvaise époque. Des gauchistes, des islamistes. Et des islamophobes, comme moi, comme d'autres, bien sûr. Après tout, la responsable, c'est Daniela Santanche. Tout d'abord, elle n'a pas à être de droite. Elle fait partie de l'Alliance Nationale...Qu'est-ce que c'est que ce truc encore? Des nostalgiques de Mussolini...Une fasciste nostalgique n'a pas à se plaindre si on la menace de mort. Après tout, elle l'a bien cherché. En plus, elle déteste qu'on cache ses cheveux! Non, non, ça ne peut pas aller...
Les Français se préparent au suicide collectif qui aura lieu, si tout va bien, en mai 2007.

Le gouffre


Madame Royal, le paon en tailleur, ancienne ministre de l'Education Nationale, a une connaissance très profonde de la langue française. Elle est même une poétesse, une créatrice de mots, la créatrice d'un nouveau langage. Ceux qui critiquent l'invention du mot "bravitude" sont des imbéciles, des retardataires, des nostalgiques honteux, des fascistes, pourquoi pas. En tout cas, une chose est sûre: des misogynes. Des misogynes qui ne comprennent pas que La Cigogne à l'Elysée, le 6 mai 2007, c'est Louise Labé, une vraie poétesse, celle-là (une Lyonnaise comme Maurice Scève ou Pontus de Tyard) au pouvoir. Je pourrais dire que ce serait la ségolènitude pendant cinq ans, mais je préfère ne pas créer de mots ridicules. A propos de la pauvre socialiste, j'ai lu le mot "néantitude". Un néologisme drôle, certes, mais je préfère un mot tout simple: gouffre, par exemple. Le gouffre du néant. Une Pernette du Guillet, une Jeanne d'Arc ou une Théroigne de Méricourt qui auraient été frappées tout à coup de débilité mentale. C'est peut-être la synthèse que l'on pourrait faire de La Cigogne, la nationaliste et socialiste. Tout est dans le "et", comme on me l'a dit. Les discours de la candidate socialiste pourraient faire l'objet d'une thèse de troisième cycle. "Néologismes et emplois des conjonctions de coordinations dans l'oeuvre de La Cigogne". Ou alors: "Comment le style ségolénien est en adéquation parfaite avec le concept d'ordre juste?" Il faudrait boire beaucoup de vodka pour mener à bien un travail aussi colossal.
La vérité, c'est que le socialisme est une tare, un dogmatisme, un autoritarisme qui mourra avec le genre humain. Excusez-moi de terminer sur une note aussi sombre. Mais à partir de mai 2007, le tableau noir de la France risque de s'assombrir davantage. Les fantômes vont nous écraser.

Sunday, January 07, 2007

L'amour charnel


Un détenu de la maison d'arrêt de Rouen a été mis en examen pour meurtre mais aussi pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Plus prosaïquement, le détenu a sombré dans le cannibalisme. Il y a quelques temps, un allemand avait fait revenir aux petis oignons les parties d'un homme. Il y a une vingtaine d'années, un cannibale shakespearien étudiant en lettres, Isséï Sagawa avait défrayé la chronique en tuant une de ses camarades qui s'était moquée de lui quand il lui déclara sa flamme. Il en mangea, il faut croire, avec beaucoup d'appétit, quelques organes. Il eut ces mots extraordinaires: "J'étais heureux, c'était vraiment bon, mais il y avait trop à manger."Un peu plus tard, il regretta de ne pas avoir planté de petits drapeaux sur chaque morceau de l'étudiante en lettres, comme ceux désignant chaque quartier de boeuf.
Après un bref séjour dans un hôpital psychiatrique japonais, bref séjour à l'issue duquel il fut déclaré sain d'esprit, il a entamé une carrière importante. Il a écrit quelques livres, tourné dans des films pornographiques. Un jour, je vis sur Arte une émission sur l'anthropophage drôle, sur une exposition de ses tableaux. Je me souviens très bien de l'un d'entre eux, qui représentait une paire de fesses sur une table, paire de fesses flanquée d'un couteau et d'une fourchette. Sagawa semble être devenu une vraie star japonaise.
Je ne vais tout de même pas vérifier si la chair humaine est excellente mais cette viande est la préférée des tigres, de même que celle des singes. Je me souviens d'avoir lu il y a quelques années que nous avons un goût de banane. Peut-être un jour, Isséï Sagawa va se dévorer lui-même, comme dans ce film idiot de Joe d'Amato, ce gangster de la pellicule: Anthrophagous. Dans ce film, le cannibale, ayant mangé tout le monde, finit auto-anthropophage.
On dit que la chair humaine est délicieuse. Mais j'en connais dans mon entourage dont la chair doit être immangeable. Ils sont aussi durs que les éléphants ou les rhinocéros. A moins de faire couler de l'eau sur eux pendant quelques jours, comme on le suggère parfois pour certains animaux.

Submersion

J'ai les joues écarlates; ma tête va exploser en mille morceaux: c'est la folie qui était en berne, tout à l'heure. J'ai l'impression qu'on me plonge la tête sous l'eau et que ce n'est pas encore une illusion, -une illusion habituelle. Je me débats contre un ectoplasme cruel et je ne sais si c'est moi ou lui qui rit. Je ne vais pas devenir le bourreau de moi-même! Comment s'appelle, déjà, le poème de Baudelaire? J'ai oublié; les poètes sont obsolètes: les livres sont tombés en poussière. On n'a pas l'air de me croire; pourtant, je suis divin. Je ne mourrai pas. Cela, je le sais, on ne pourra pas me dire le contraire. Ceux qui disent le contraire sont en règle générale des idiots. Je suis comme dans une citerne de quatre mètres de hauteur. Je me rappelle des scènes de mon enfance; elles ne me torturent plus maintenant; j'ai acquis une force quasi surhumaine. Je sais de quoi je parle; on me prend souvent pour un prétentieux. C'est vous, les prétentieux. Prétention et lieux communs, c'est ce qui vous caractérise. Les hommes modernes ne peuvent pas, eux, tomber dans la citerne; ils prennent leurs précautions, ces bourgeois horribles. Les filles serrent les fesses; elles ont tout compris. Je ne suis plus ni un homme ni une femme. Des animaux m'entourent. C'est l'univers inversé au fond de la citerne. J'ai toujours cru à la férocité des ombres furtives. Ce n'est pas vrai. Je raconte n'importe quoi. J'ai la sensation d'avoir vieilli de plus de cent ans, en quelques minutes. Que vais-je devenir? Toutes les questions semblent être devenues inutiles.

Très mauvaise humeur


Je n'ai pas passé une très bonne nuit. Je me suis reveillé vers cinq heures et demi, puis rendormi une heure après. Réveillé vers dix heures. Quelle mauvaise humeur...Il faut que vous sachiez que mon sentiment dominant, aujourd'hui, c'est le dégôut, le dégoût profond. Retourner dans le bordel, là-bas, à la frontière suisse!... Partir dans la nuit, voyager pendant trois heures dans un trou sans fond!... Et surtout me remettre à travailler. Le travail, c'est une sorte de maladie. Les vacances sont pour moi chaque fois une convalescence. Il y en a qui, semble-t-il, sont très heureux de travailler. Je plains les bourrins dont la seule raison de vivre est le travail. Il est tout de même normal de ne pas avoir envie de travailler, non? Je ne suis pas encore un malade mental. Je sais que demain, le réveil sera très pénible. Peut-être aurai-je la nausée.
Je n'ai jamais eu le courage de me mettre en maladie pendant deux, trois ou même six mois. Je m'en veux beaucoup. Il semble que beaucoup de métiers, et surtout le mien, soient devenus définitivement risibles.

Drôle de personnage


J'ai perdu l'habitude d'acheter des livres. J'en achète un de temps en temps. La semaine dernière, c'était American Black Box de Maurice G. Dantec. Hier, un livre de critiques littéraires d'un Américain, Stephen Vizinczey. Le titre: Vérités et mensonges en littérature. Je recommande le texte sur Vladimir Nabokov, texte qui remet les pendules à l'heure à propos de Lolita. Le texte qui m'a le plus frappé et celui évoquant la grande figure (dont j'ai toujours trouvé Faust très pesant) de Goethe.
Vizinczey a cette formule frappante à propos de l'homme Goethe: "Il avait les dons d'un grand poète et l'âme d'un valet." Ce grand personnage de la cour de Weimar, à la tête de la police secrète, faisait espionner les étudiants et les professeurs soupçonnés de soutenir la Révolution Française. C'était un féroce conformiste qui considérait comme un malheur d'être dans l'opposition. C'était un faux ami qui se servait des confidences du pauvre Schiller (qui le considérait comme un ami) pour avoir des informations sur les éventuelles Révolutionnaires. Mais Stephen Vizinczey ne s'en prend pas seulement à l'homme, ce qui serait forcément réducteur. Il soutient que le conformisme de Goethe avait de graves conséquences sur son oeuvre. Il donne l'exemple d'un passage de Faust, qu'il supprima, la condamnation à mort de Gretchen, une infanticide, pouvant laisser à penser qu'il était critique sur la peine de mort. Il supprima quelques Elégies romaines qu'on trouvait un peu trop libertines.
Stephen Vizinczey considère que Werther est illisible. On ne peut lui donner tort. A propos de cette oeuvre, le critique américain a ces mots:" Manifestement, quand Goethe écrivit cette oeuvre, il ne savait pas de quoi il parlait." Il ajoute que son "registre émotionnel est limité", n'ayant connu l'amour que très tard. Goethe,un tombeur de soubrettes se vantant de son grand pouvoir de séduction, était donc un faux sensible? Cela semble n'être que trop vrai. Dans cet article, il est dit également que Goethe fut à l'origine (peut-être pas le seul mais tout de même!) de la condamnation à mort d'une jeune domestique, nommée Gretchen, comme dans Faust! coupable elle aussi d'infanticide. La critique de Goethe va encore plus loin, Stephen Vizinczey soutenant que le grand écrivain allemand a plus contribué au soutien des classes cultivées à Adolf Hitler que Nietzsche. En effet, Faust montrerait qu'on peut commettre des actes ignobles tout en gardant sa noblesse d'âme.
Je finirai en citant cette question d'un autre critique, David Luke, à Stephen Vizinczey: "Mr. Vizinczey aurait-il préféré que Goethe meure jeune comme Kleist, ou fou comme Hölderlin?" La réponse de Vizinczey: "Eh bien, oui."

Saturday, January 06, 2007

Le crabe

Ainsi, j'ai parcouru cette si longue distance pour finalement rebrousser chemin? Personne ne peut plus répondre; le monde est soudain devenu muet; les mots ont été interdits. L'écho se moque de moi. Je marche sans regarder derrière moi, comme si tout danger était écarté, comme si l'humanité avait perdu de sa substance. Les étoiles bercent mes rêves endormis. Elles sont à portée de main. Elles ne sont pas authentiques. J'ai bien peur de ne plus comprendre grand chose. Mais je ne suis pas le seul à marcher à l'envers. Les voitures, le soleil aussi, qui se lève à l'ouest: caprice divin. L'absurde n'existe que pour les débiles mentaux. C'est si beau de voir le film, non, pas le film, le non-film à l'envers. Je suis le crabe. Nous sommes les crabes qui mouchent leurs yeux où perlent des espoirs ancestraux. Si ça continue, je vais devenir poète. Je murmure quelque chose. On ne peut plus parler à haute voix, j'allais l'oublier. Il faut que je fasse vraiment attention; je suis si étourdi. Ma tête s'enfonce dans mes épaules. Je vais devenir un monstre ridicule si je ne suis pas vigilant. L'avantage, quand on est un crabe, c'est qu'on ne sait jamais où on va. Il est devenu ridicule d'aller à des endroits précis. Une belle condamnation éternelle, une condamnation à errer pour toujours à reculons. Comme le temps. Je parlerais à voix haute et à l'envers. Ah, ah, ah! Mes rires se déplacent comme des animaux. Je vais réapparaître bientôt. La déesse me pousse pour que j'accélère la marche arrière.

Conclusions un peu trop hâtives (24)

- La Bulgarie ne va pas avoir de gros problèmes avec les islamistes.
- Ségolène Royal ne voudrait pas entendre des voix, comme Jeanne d'Arc.
- L'avenir de l'Europe, ce n'est pas l'empire ottoman.
- Le jazz, c'est pire que la musique arabe.
- La situation est grave mais pas désespérée.
- Le progrès humain va de pair avec le progrès technique.
- Je dois devenir dingue.
- Je ne veux pas la voir la vérité en face, comme dirait un de mes amis.
- Les vacances ne sont pas des moments de convalescence trop courts.
- Je suis un néo-nazi de Rostock, comme le pense un autre de mes amis.
- Le voisin du dessus, celui de la boule à zéro, ne hoche pas la tête quand il me voit.
- Il semble, parfois, que tout le monde ne soit pas de gauche.

La justice des enculés


Il semble bien, d'après ce que j'ai compris, que la Grande-Bretagne se prépare à une attaque nucléaire. Au polonium, c'est bien ça? Il y a quelques temps, on parlait du rsique d'attentat dans le tunnel sous la Manche. Les Anglais sont les grands ennemis, les ennemis à éliminer; c'est pourquoi l'attentat qui eut lieu il y a maintenant deux ans et demi est une attaque bénie, comme le dit si bien al-Zawahiri. L'anéantissement des Croisés est le devoir de tout bon musulman. Des Croisés britanniques qui humilient la oumma depuis plus de cent ans, qui agressent l'Iraq et l'Afghanistan et qui, font partie, tout de même, j'oubliais de le préciser, des artisans de la création du monstrueux Israêl. Non, les Anglais ne sont pas des partisans de la liberté; la seule liberté, pour ces chiens d'infidèles qui ne sont même pas musulmans, c'est d'agresser l'islam. La liberté d'expression pour eux, c'est de donner la parole à l'impie Salman Rushdie qui remet en question l'existence d'Allah, cet enfoiré de musulman occidentalisé. Seul le djihad pourra mettre de l'ordre dans ce monde de dégénérés, de putes, de pédés, d'incroyants insultants. Qu'on se le tienne pour dit. Une bonne fois pour toutes. La morale, c'est al-Zawahiri, Ben Laden et tant d'autres, qui la détiennent. Car eux, les musulmans, sont le peuple du livre, du vrai livre, de la vérité. Les Anglais, les Américains, tous les Européens, les Français racistes, les Espagnols "reconquérants" vont payer. Inch'Allah! Allah Akbar!
Un jour, les Américains ou les nations européennes se verront peut-être forcés d'atomiser certains pays musulmans, islamistes. Je pense en particulier au Pakistan.

Friday, January 05, 2007

L'idiot


Le dimanche 12 janvier 1997, au matin, j'apprenais la mort de Jean-Edern Hallier, ce qui me remplit de tristesse.
Je l'aimais beaucoup; j'attendais toujours avec impatience la sortie de L'idiot international. C'était drôle, cruel, souvent vrai. Je n'oublierai jamais la campagne contre Le Monde des livres, contre les deux momies: Philippe Sollers et Josyane Savigneau, celle qui "sentait le lisier." La campagne aussi contre Bernard Tapie, l'horrible ministre mittérandien. Tout le monde passait à la moulinette, ou presque. A propos de la mort de Charles Hernu, on pouvait lire ce titre: "Charles Hernu est mort. On n'en a rien à foutre!" C'était toujours savoureux. Il est vrai que les individus qui entouraient Hallier étaient un peu douteux ou stupides: Nabe ou Laborde qui ne cessait de répéter: "Libérez Casabonne", l'activiste basque. L'idiot international a dû paraître jusqu'en 1993.
Il est vrai aussi que Hallier jouait trop au grand écrivain. Il ne peut y avoir deux Chateaubriand. Il ne pouvait y avoir non plus deux Napoléon. Mittérand n'était qu'une petite frappe sans conviction. Son air hypocrite m'a toujours frappé. L'honneur perdu de François Mittérand n'était pas encore assez méchant pour cette fripouille. C'est bien écrit mais certains passages ne valent pas la peine d'être lus. Ce qui est intéressant, entre autres, c'est de lire des poèmes de François Mittérand d'une rare bêtise. Quand on pense que notre cher président méprisait Charles Baudelaire, le trouvant pas du tout original...
Oui, Jean-Edern Hallier avait du talent mais, parfois, il trempait sa plume dans la vulgarité la plus immonde. A propos de Simone Weil (la mystique), il disait dans son journal, paru à la fin des années 80, je crois, qu'il aurait aimé la baiser dans les chiottes de la CGT. Il se voulait provocateur. Il n'était que vulgaire. Parfois, il ne brillait pas par l'intelligence. Il disait, pour donner un autre exemple, que la sodomie distingue l'homme de la bête. On disait qu'il était meilleur à l'oral qu'à l'écrit. Peut-être... J'exultais pendant cette émission de Poivre-d'Arvor où, présentant son livre sur Fidel Castro, il s'amusait à choquer les ennemis du dictateur cubain. Ce qui était drôle également, c'était de voir Marie Cardinal, la paysanne de la littérature, lui tournant le dos, en signe de mépris.
Il semble maintenant qu'on veuille le ressusciter. En Chateaubriand. Toujours Chateaubriand. Le dernier livre paru et qui est un recueil de lettres s'intitule: Fax d'outre-tombe. Le Chateaubriand du fax! Pourquoi pas le Céline du mail? Ou le Proust du SMS?
Le bruit a couru et court toujours encore que Jean-Edern Hallier a été assassiné. Il avait beaucoup d'ennemis, certes. Jean-Edern Hallier est mort d'une crise cardiaque, voilà tout. On a voulu en faire le martyr de la liberté d'expression. Ce qui est d'un ridicule achevé.
Philippe Sollers, à la mort de son ennemi Hallier, disait que ce n'était pas le moment de parler de son oeuvre romanesque, voulant nous faire comprendre qu'il aurait été déplacé de dire des méchancetés sur un homme qu'on venait d'enterrer. Phillipe Sollers s'est toujours cru supérieur littérairement à Jean-Edern Hallier. Pauvre Philippe, tu t'illusionnes!

La victoire

Ils n'y arriveront pas. La mort devient innombrable. Ils se croient les plus forts. La mort a faibli. Je la vois flancher, trembler sur ses bases. On m'avait sous-estimé. Ils sont là, bavant de rires et de haine mais l'océan cadavérique ne m'impressionne plus. Je survivrai à l'abjection. Les patries sont décédées et je danse comme un sauvage sur les drapeaux qui rougissent. On me prévient. Je ne sortirai pas de la cellule. On prépare mon avenir. Je n'ai plus de prise sur mon destin; ce sont les chiens mordeurs qui décideront à ma place; la nuit ne succédera pas au jour. La peur de l'engloutissement ne me fait plus pleurer. Les fontaines sont taries. Le soleil s'est accroupi comme pour déféquer je ne sais quelle nouvelle vie. Comédie très sombre de l'histoire inhumaine. Charme obsolète des antiques religions qui devaient faillir, un jour ou l'autre. Tout cela doit certainement porter un sens. Ma chair est ouverte; la souffrance ne peut être plus intense. Les barbares s'imaginent beaucoup de choses. Ils s'imaginent, par exemple, que le regard de la lune va planter ses crocs sur moi. Pour m'achever. Non, c'est un délire de poète; les lunes n'ont pas de crocs. Les lunes ne sont pas des chiens. Métaphore des niais! Les fripouilles enflent et vont très bientôt exploser et ce sera moi. Oui, moi, qui remporterai la victoire sur les hommes d'en bas. Les hommes sont démodés. Je viens de trouver cette sentence définitive et je la hurle à la face grimaçante de la haine qui perd de sa puissance, elle aussi. Fin de l'histoire. Géographie modifiée. Je vois une silhouette qui ressemble beaucoup à la beauté ancienne.

Sonnet X

Tout à coup m'a quitté l'effroyable nausée
Qui parcourait mon corps vieux comme un animal
Dont la raison de vivre est de faire le mal,
- Et j'ai quitté le monde abject de la pensée.

A cet instant précis, j'ai vu se succéder
Pour mes yeux alourdis des fantômes ludiques
Que j'ai pris par erreur pour des hommes sadiques,
- Et je sens ma conscience infime s'éroder.

J'ai parcouru ce soir les mille voies lointaines
Où se répand mon émotion comme une odeur,
Et je suis revenu tenaillé par la peur.

Le nouveau monde humain montre à l'homme ses chaînes,
Car l'humanisme est mort dans le sentier des dieux:
- Tout à coup, mon esprit n'est plus qu'un monstre odieux.

Le Chrétien le plus haut


Les émissions de télévision sur l'Egypte ancienne sont parfois intéressantes mais on finit par s'en lasser; il semble que pour certains programmateurs, le monde ancien se résume aux pharaons, à leurs pyramides et rites funéraires. Jamais aucune évocation de la Grèce ancienne et, encore moins, des premiers chrétiens. Un jour, peut-être, le christianisme sera interdit pour incitation au crime et à l'impérialisme. Dans la situation où nous sommes, plus rien ne pourra me surprendre.
Il est un homme (de 390 à 459 après Jésus-Christ), Syméon, qui , pour échapper à l'attraction terrestre, vécut sur une colonne pendant des dizaines d'années, La dernière faisait près de vingt mètres. Syméon le stylite, l'admirable, en qui Dieu s'exprimait, comme en Isaïe ou en Jérémie. Saint Syméon, le miraculeux, miracle de Dieu pour anéantir l'idolâtrie. Saint Syméon, le saint vénéré des foules barbares, qui guérissait les parlaytiques, rendait fertile la reine de Ismaélites, qui était tenu en haute estime par les Perses. Le recordman des adorations de Dieu! Un jour, on en compta (quelle patience!) 1244. Toujours debout, le chrétien prodigieux, nuit et jour, souffrant du pied gauche. C'était aussi non seulement un esprit mais un corps, comme il le montra à un curieux qui le prenait pour un pur esprit. La plaie à son pied. Un corps souffrant dans l'amour de Dieu, les mains levées au ciel du lever du jour au coucher du soleil, ne mangeant qu'une fois par semaine, dispensant la justice, exhortant les peuples. Ah, il avait du succès, le saint! La foule en admiration devant lui!
J'ai écrit un poème il y a quelques années sur ce personnage extraordinaire, poème que, malheureusement, je ne retrouve plus. Je me ferai un plaisir d'en écrire un autre, que je mettrai en ligne. Je joins la photo des ruines de la colonne de Saint Syméon, en Syrie.

Thursday, January 04, 2007

La détresse humaine


Quoi qu'en puissent penser mes éventuels lecteurs, je ne suis pas d'un naturel pessimiste, loin de là. Je passe souvent pour un désespéré quand j'évoque le gravissime danger que représente le fondamentalisme musulman ou la littérature française contemporaine. Il semble même que la mélancolie soit parfois complètement ridicule. Par exemple, la mélancolie de Zinédine Zidane évoquée par Jean-Philippe Toussaint, le phraséologue du néant, le spécialiste des périodes négligeables. Oui, comme le dit cet immense écrivain, pendant la finale de la Coupe du monde à Berlin, "Sans doute ne fut-il question que de forme et de mélancolie le soir de cette finale." Oui, la forme. Zidane, excellent joueur, certes,mais son pénalty (loin d'être évident, soit dit en passant), à moitié raté, il faut le préciser, devient, sous la plume de Toussaint, une citation de Panenka, le grand écrivain footbalistique des années 80. Pourquoi pas une ode à Panenka? Oui, Zidane est un poète, oui, un artiste. Toussaint ne définit-il pas le coup de boule comme "la soudaineté et le délié d'un geste de calligraphe"? Zidane calligraphe, ces mots font rêver... Un calligraphe nietzschéen qui se situe, je cite, je n'invente rien:"par delà la bien et le mal". Car au-dela de ce "geste décisif, brutal, prosaïque (le mot est faible!) et romanesque", Zidane vivait un véritable drame intérieur. Une tempête se déchaînait en lui. Oui, c'était: Tempête sous un crâne. Le dernier match de la carrière de notre fierté nationale. Ce match qu'il ne voulait pas terminer. C'est pourquoi il a préféré faire ce geste irréparable qui lui a valu "le carton noir de la mélancolie." Gérard de Nerval, le pendu sublime, n'était jamais arrivé à exprimer autant de détresse. Oui, il s'agit bien de détresse humaine, de l'homme préférant "la fuite finale devant l'accomplissement de son oeuvre", comme disait l'ami Sigmund Freud, que cite Toussaint.
Victor Hugo aurait écrit un poème mounumental sur Zidane, poème où auraient cohabité ces mots si chers à son coeur: gibet, gouffre, tempête,sinistre etc.

Brèves (15)

201) Philippe Sollers n'a jamais envie de pleurer quand il se relit. C'est un homme très heureux. Que du bonheur!
202) Christine Angot va devenir blonde et se laisser pousser les cheveux. Elle pense que cela lui ira mieux. Comme les pantalons en jean.
203) En banlieue, les enfants de dix ans sont envoyés par des adultes pour qu'ils fassent le sale boulot à leur place.
204) Dominique Voynet se rase tous les trois jours.
205) Je vomirais volontiers sur Laurent Ruquier.
206) Le crâne de François Weyergans ressemble à son oeuvre.
207) Jean-Philippe Toussaint, en pleine détresse littéraire, a écrit un petit livre sur Zidane.
208) Serge July va probablement ouvrir un snack-bar.
209) On aurait conseillé à Christine Boutin d'arrêter de manger des flans.
210) La photo ci-dessus symbolise la jeunesse désemparée.
211) Bat Ye'or est toujours en vie. Messaoud Bouras aussi.
212) Bernard Tapie va probablement finir par vendre des montres à 5 euros, place Bellecour.
213) Paul Amar ferait mieux de porter un masque.
214) Bernadette Chirac semble ne pas être un peronnage du musée Grévin.
215) Charden a déclaré qu'il ne lui reste plus beaucoup de neurones, assez tout de même pour se rendre compte de son état alarmant.
216) Il se peut que Jean-Luc Mélanchon remonte bientôt dans son arbre.
217) Carole Rousseau est en matière plastique.
218) Marc-Olivier Fogiel est un être fort sensible qui souffre de tout ce qu'on dit sur lui sur Internet. Qu'est-ce qu'on en à foutre?
219) Voyant tant de pauvres, tant de Don Quichotte, Dominique de Villepin a promis d'arrêter de collectionner les shorts. C'est une simple question de délicatesse. Il est immoral de dépenser autant d'argent alors que tellement de gens souffrent de la précarité.
220) Arlette Laguiller est si touchante quand elle s'adresse au peuple de gauche!

Littérature et comique


Le roi du bavardage, le "citateur" sans fin, le Montaigne du pauvre, c'est bien Philippe Sollers. L'isolé absolu, une sorte de Lucky Luke, le poor lonesome cow-boy du néant. A quand la sortie de son oeuvre essentielle à la Pléiade? De cette oeuvre géniale qui joue avec tellement de génie sur les contradictions, sur les contradictions qui ne sont qu'apparentes, bien sûr, comme le montre cette sentence spendide: "Sera heureux celui ou celle pour qui tout est important et, en même temps, sans aucune importance." Ce qui est important n'est pas important et ce qui n'est pas important est important. Il faut le dire, Philippe Sollers est un vrai révolutionnaire de la littérature. Le poète de la bite et du con des fleurs comme il le démontre dans son dernier livre intitulé: Fleurs. Un musicien aussi, puisque on l'appelle le virtuose, le maestro. On ne cesse de faire son éloge. Pourtant, il est l'isolé absolu. On le dit. Il faut donc le croire. Un poéte, un musicien mais ce n'est pas seulement cela. C'est le guerillo, le Che Guevara qui fait la guerre au conformisme, à la France moisie. Il faudra rédiger une autre Théorie des exceptions, où il serait, bien sûr, en bonne place. Il ne faut tout de même pas oublier qu'il a révolutionné la littérature avec la création de Tel Quel, revue qui réunissait tous les petits comiques littérairement nuls, cet ancien maoïste, ce compilateur sans scrupule. Il a raté sa vocation: il aurait dû être bibliothécaire. La littérature n'était pas faite pour lui. Il se croit très important dans la littérature actuelle, ce dixhuitièmiste qui ferait pâlir Diderot ou Laclos.
Un jour, je ne sais plus dans quel livre négligeable, il s'en prenait à Carl Gustav Jung, à qui il reprochait d'avoir eu une attitude très vulgaire avec James Joyce. Pour lui, l'affaire était claire. Si Jung détestait Joyce, c'est tout simplement parce que le nom de celui-ci était la traduction anglaise du nom de Freud. Et il évoquait, ce benêt, son vrai nom: Joyaux (oui, Phillipe Joyaux), s'inscrivant ainsi dans une continuité magnifique: Freud, Joyce, Joyaux. Oui,un écrivain joyeux, un écrivain du bonheur, un diamant, une perle de la littérature, le Philippe. A quand un livre sur la sexualité des bijoux?

Wednesday, January 03, 2007

Le cerveau de Christine Angot


Pauvre Christine Angot, on doit peut-être avoir de la peine pour vous. Je soupçonne que votre cerveau ne fonctionne pas à plein régime. Quand on ose dire des choses telles que: "Est-ce que l'amour existe?", on est en droit de se poser des questions sur votre encéphale. Peut-être pensez-vous révolutionner la littérature en posant cette question risible. Peut-être vous trouvez-vous originale. En réalité, vos écrits sont aussi insipides (et laids) que votre apparence (Voir la photo). Mais je n'ai pas fini de citer vos sentences définitives d'écrivaine (c'est comme ça qu'on dit, chez les connes?) géniale, détentrice de la vérité, comme vous le dîtes si bien: "L'écrivain aime la vérité qui fait mal comme les cons la vérité flatteuse." L'écrivain, amoureux de la liberté bla bla bla. Vous êtes la reine des lieux communs. En vérité, c'est monstrueux. Oui, vous êtes un monstre d'infatuation et d'insignifiance. Et que de faux écrivains vous défendent m'en convainc d'autant plus. Vous vous déclarez sans morale quand vous écrivez. La morale d'un écrivain, c'est d'écrire comme un écrivain, c'est d'apporter quelque chose de nouveau dans le paysage ennuyeux de la littérature française. Désolé, mais vous n'apportez rien de neuf. Même quand vous évoquez la liberté: "La liberté ne se définit pas, elle se vit." Quand on n'a pas de talent, on la ferme. C'est juste une question de délicatesse.
J'aurais voulu être drôle, mais non seulement je n'en ai pas le goût, en ce moment, mais je ne veux surtout pas imiter Jourde et Naulleau: l'écrivain pesant et l'arriviste télévisuel.

L'infinitif


J'ai appris ce matin que les islamistes étaient traqués au sud de la Somalie et que certains d'entre eux ont été refoulés du Kénya. Cela fait toujours plaisir d'apprendre que les islamistes sont en pleine déroute. Quand le seront-ils tous? La mauvaise nouvelle, c'est que les responsables des tribunaux islamiques se sont volatilisés. Ma bonne humeur en est toute froissée! Mais ce n'est pas pour parler de cela que je tape ce message. Je pourrais parler de l'habitat, des activités, de la reproduction des ragondins ou des pingouins. Je préfère aborder un point de grammaire, ou, plus précisément, d'orthographe. Beaucoup semblent avoir oublié, et, cela, je m'en rends compte chaque fois que je me connecte sur Internet, que lorsque deux verbes se suivent, le deuxième se met à l'infinitif. J'ajoute que ce n'est pas le cas lorsque le premier verbe est l'auxiliaire 'avoir' ou 'être'. Exemple fameux d'un mauvais chanteur: J'entends siffler le train. Un petit truc mnémotechnique: remplacez toujours le verbe du premier groupe par un verbe du deuxième ou du troisième. Exemple: J'entends battre mon coeur. Ou mieux encore: Je vois sourire Ségolène Royal méchamment. Vous voyez, c'est facile. Non, jamais de verbe à l'infinitif!Sauf...après... l'auxiliaire 'être' ou 'avoir'. Voilà, vous avez trouvé. Je donne quelques exemples encore, tant il est vrai que les exemples sont éclairants: Ségolène Royal a dit une connerie; Nicolas Sarkozy a fait de l'esbrouffe; Jean-Marie Le Pen a lâché un pet. Je reconnais que la langue française est difficile et qu'elle demande beaucoup de concentration quand on écrit. Il faut se surpasser, arrêter d'être (à l'infinitif) fainéant! C'est comme quand on a trop bu et qu'on voit double. Il faut fermer l'oeil pour voir normalement. Fermez l'oeil!
Je reviens sur les islamistes. Les législateurs barbares ne sont pas prêts de quitter le sol français, européen; c'est une véritable plaie qui s'est installée pour des décennies. De deux choses l'une, soit on plie devant l'ennemi, soit c'est la guerre totale. Alléluïa!

Sonnet IX

Si je me suis levé au début de la nuit,
C'est que le rêve impur a fondu dans le gouffre
Où la tristesse ancienne et qui sent fort le soufre
Se multipliait comme un univers fortuit.

La tête entre les mains, je ferais plutôt rire
Si le dégoût ne déformait ma laide bouche
D'où part avec violence une imprécation louche
Dont les duplicata sans fin sont à maudire.

Je sais que je mens à quatre heures du matin;
La rationalité n'est plus qu'une putain
Double ou triple, quadruple, est une onde utopique.

J'inscris dans mon journal intime le décès
De la solidité du corps macroscopique
-Et, contemplant le temps, fier, je crève l'abcès.

Danger maximum


Il faut faire très attention. Vous dispensez tranquillement un cours sur les propositions subordonnées relatives, sur les grandes religions monothéistes ou sur la géométrie dans l'espace quand vous vous ramassez un coup de poing par un élève excédé par votre présence sur Terre. C'est de votre faute, aussi. Vous n'avez qu'à faire un autre métier. Il faut comprendre que les cours sont la plupart du temps très choquants pour les élèves. Ne vous étonnez pas si un jour, vous mourez sur scène, c'est-à-dire un coup de couteau dans le dos en plein cours. Le mieux, le moins risqué, c'est de faire cours face aux élèves, de ne plus leur tourner le dos. C'est une question de survie. On pourra me dire que certains élèves vous agressent de manière frontale. Il semble que cela soit vrai, certains documents tendant à la prouver. Alors, que faire en milieu hostile, devenu hostile? Je propose de faire cours un gourdin à la main ou avec un berger allemand très susceptible. Ou avec un vigile. Ou les trois à la fois. Les cours de dérouleraient normalement, peut-être. Il y aurait cinq ou six élèves attentifs, qui sait?
Il semble que le métier de professeur se rapproche de plus en plus du métier du policier. Tous les deux courent de grands risques, la violence ne cessant d'augmenter. Il se rapproche aussi du métier de geolier. Cela vous choque? Pourtant, les professeurs ont parfois l'impression de serrer très court de futurs taulards. Dont le rêve est probablement votre anéantissement pur et simple. Vous avez trop fait chier le monde avec le passé simple, les frontières de la Bretagne ou le prétérit des verbes irréguliers anglais.
Que Dieu ait pitié de notre âme à tous!
De toutes façons, il faut bien le dire, seuls les professeurs provocateurs se font agresser.

Tuesday, January 02, 2007

Contre les kangourous


Regardez-les bien, ces deux connards, surtout le petit, avec son ventre ridicule. Ce sont ce qu'on appelle communément des têtes de noeud. Ils sont très attentifs. On les dirait prêts à s'affronter contre n'importe qui, ces prétentieux. La question s'impose d'elle-même: pour qui se prennent-ils donc, ces monstres de la nature? J'avoue qu'ils me rendent agressif. Je ne peux pas les sentir. Je les hais. C'est vrai, je m'emporte et je ne devrais pas. Certains les trouvent drôles, surtout quand ils se battent comme des boxeurs. Moi, ils ne me font pas rire du tout. Je les sens capables de tout. Ils sont d'une laideur effrayante. On va me dire encore que je vais trop loin, que je ne ne devrais pas m'énerver pour si peu, que je ferais mieux de penser à autre chose, qu'on ne comprend pas pourquoi j'écris un message sur ces animaux négligeables. Que voulez-vous que je vous dise? Je déteste leur tête. Les kangourous ont des têtes de connards. Je n'y peux rien. On va me dire aussi que ce n'est pas des kangourous que je parle vraiment, que les kangourous ne sont qu'un prétexte pour parler de l'humanité pesante et délétère. On va me traiter de misanthrope, de mysogine, de raciste et de je ne sais quoi d'autre. Tant pis.
Il faudrait écrire une histoire délirante où tous les voisins du personnage principal ont des têtes de kangourou. Parfois, on les voit bondir. On va me reprocher encore d'avoir une drôle d'imagination. Je vois très bien les voisins-kangourous devenir dangereux et le héros s'enfuir tant la peur le tenaille.

Faits divers imaginaires mais plausibles (2)

1) Une femme a égorgé son mari depuis peu converti à l'islam. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'homme devenait de plus en plus agressif avec sa femme et, de plus, se laissait pousser la barbe. Ce qui horripilait sa conjointe. On raconte qu'elle souffrait de troubles psychologiques graves mais nous ne pouvons le confirmer pour l'instant. Certaines associations antiracistes se sont déclarées très choquées par cette histoire, accusant la meurtrière d'islamophobie. Nous avons recueilli ces propos: "L'islamophobie fait des ravages à notre époque. Les féministes sont racistes."
2) Rectificatif: le vieil homme dont nous évoquions la mort, hier, n'est pas décédé des suites de sa chute. En effet, l'autopsie a montré qu'il y avait un trou au niveau du poumon. Il s'agirait d'un nouveau meurtre, d'un nouvel attentat de la mystérieuse organisation qui sévit depuis quelques mois et dont la lettre anonyme à la police, l'été dernier, évoquait l'urgence de se débarasser des derniers fascistes de la Terre. Nous n'en savons pas plus pour l'instant.
3) Parricide: un jeune homme a assassiné son père de sang froid tout en écoutant de la musique sur son baladeur. Il semble même qu'il ait accompli cet acte tout en dansant. Il a eu ces mots devant les policiers: "C'est la danse du meurtre!" Il a été admis en hôpital psychiatrique. La dance murder a déjà frappé trois fois. Certains psychiatres ont décelé un rapport de cause à effet reliant l'écoute de la musique à fond et les actes sanglants.
4) Une femme ayant accouché de deux jumeaux et voulant les appeler Placid et Muzo, s'est heurtée à un refus catégorique de la part de la mairie. Choquée, elle a tout de suite pris un avocat. Celui-ci nous a clairement dit qu'il s'agit là d'une grave atteinte à la liberté de nommer et qu'il n'est pas aussi débile qu'on le prétend de donner des noms de personnages de bande-dessinée à ses enfants. C'est une preuve d'amour et un grand hommage à la bande-dessinée, qui est tout de même un art. (Comme quoi, les faits divers peuvent être idiots!)
5) Tentative de strangulation dans un pub karaoké. La nuit dernière, vers deux heures, un homme a bondi sur une jeune femme qui chantait une chanson de Sheila. Les vigiles sont intervenus rapidement, sauvant la jeune femme des griffes du fou furieux. Qui a avoué qu'il aurait eu la même réaction s'il avait écouté Michel Sardou.

Monday, January 01, 2007

Vive l'Espagne!


En mars 2004, plus de deux cents personnes étaient victimes d'un attentat terroriste et islamiste, à la gare d'Atocha, à Madrid. Peu après, ce fut l'entrée en scène de José-Luis Zapatero. Un sinistre individu pour lequel les Espagnols ont massivement voté. Qu'on ne vienne pas me dire après que seuls les Français se comportent comme des veaux. Les Espagnols se sont imaginés que le vrai responsable était le gouvernement d'Aznar qui avait envoyé des troupes en Iraq. Ils étaient en pleine illusion. Pour les musulmans, frapper l'Espagne est un acte qui venge la Reconquista, l'espulsion des musulmans d'Espagne. Cela, ils ne l'ont pas digéré, ne le digéreront jamais. Le Grand Djihad est un grand vengeur. Il ne faut pas oublier et, cela, je ne cesserai pas de le dire, que les musulmans sont des opprimés. La preuve, on mettait toujours les indigènes de l'armée française en première ligne! Non, ce n'est pas vrai, c'est un mensonge. Je plaisantais.
L'ironie veut que des bombes aient explosé sous l'ère zapatéresque. Il y a deux jours, un attentat dans un parking était revendiqué par l'ETA, l'organisation meurtrière qui ne peut bénéficier d'aucune circonstance atténuante. L'opinion publique (qui avait vite déchanté avec Zapatero) s'est déchaînée contre cet énergumène. On a réclamé sa démission. Il ne fallait pas l'élire. Il faut vraiment être suicidaire pour voter à gauche à notre époque. Trop tard, le mal est fait. Il faudra attendre encore un an et demi pour virer comme un malpropre cet individu. Et l'oublier à jamais.
Je ne mettrai jamais les pieds en Espagne tant que le cordonnier y règnera. Si la cordonnière de France est élue en mai 2007, il se peut que je change de continent.

Sonnet VIII

Nous regardons nos pieds, la culpabilité
Infeste nos esprits en phase terminale.
Nous connaissons bien tous la probabilité
Que l'aurore cruelle émette un dernier râle.

La belle âme encombrée en ce monde fictif
S'engouffre dans un puits, un rêve ridicule
Où se débat notre regret définitif,
Et où la joie incommensurable pullule.

Je délire et je vois l'échine de la foi
Se courber à jamais sous la nouvelle loi
Et feindre de pleurer, la débile mentale!

Et j'écris un sonnet sur le jour rationnel
Qui envahit toujours la souffance natale,
- Là haut, bien au-dessus du monde passionnel.

Illuminations et art moderne


On pouvait le prévoir: les oeuvres artistiques ont pullulé la nuit de la Saint Sylvestre! Nouvelle attaque artistique des instantanéistes! J'avais déjà parlé de ces nouveux adeptes de l'art brut, vraiment brut! Les brûleurs, les anéantisseurs. Plus de 400 voitures brûlées, cette nuit. Les instantanéistes se sont surtout déchaînés dans le Bas-Rhin (Strasbourg). C'est tout de même beau, non, des voiture calcinées? Selon les informations officielles (dont il faut, bien sûr, se méfier), le nombre d'incendies est en diminution par rapport à l'année dernière. Même si les chiffres sont authentiques, des centaines de voitures ont été anéanties. C'est ce qu'il faut retenir de la nuit de la Saint Sylvestre, la nuit où les crétins se déchaînent. Cette nuit, j'ai entendu plusisieurs fois la sirène des pompiers. Que se passait-il donc? Des abrutis fortement alcoolisés criaient de toutes leurs forces. On peut me reprocher de n'être pas très joyeux de nature, me dire que j'ai tort de m'emporter contre la jeunesse qui fête la nouvelle année. La fête des hurlements, pourquoi pas, après tout?
Au moins, les instantanéistes égayent le Nouvel An, eux. Les illuminations, le jour en pleine nuit! Quelle joie! La joie de la destruction! La joie de détruire encore un peu plus un pays colonialiste qui mérite bien ce qu'il lui arrive. Les instantanéistes n'ont font pas assez. Ils sont encore trop gentils. S'ils voulaient, ils mettraient la France (et l'Europe!) à feu et à sang. Nous devrions les remercier d'être indulgents avec nous. J'ai souvent entendu ce genre de discours murmuré dans le bus ou le métro. Ces discours, comme par exemple:"On en fait pas assez encore, wallah!" Le mieux, ce serait que toute l'Europe soit atomisée. On n'en parlerait plus. Les sales races disparaîtraient de la surface de la Terre.

Sunday, December 31, 2006

Faits divers imaginaires mais plausibles

1) Un homme, Gérard P., fêtant chaque année le nouvel an le 27 juin,a été appréhendé hier alors qu'il tentait de fuir. Il venait d'assassiner sa femme à coups de hache. D'après les premiers éléments de l'enquête, Gérard P. aurait été saisi d'une soudaine folie furieuse. La rumeur veut qu'il ne pouvait plus supporter son épouse qui faisait un dédoublement de personnalité. En effet, elle s'était mise à sourire comme Ségolène Royal et, deux jours avant son assassinat, avait acheté un tailleur. Fort cher, paraît-il. Nous ne sommes pas en mesure de vous donner plus de précisions sur ce drame domestique.
2) Une vieille dame, Georgette B., qui discutait souvent de l'élection présidentielle de 2007 avec son chien, un caniche nain, a été retrouvée morte, ce matin. C'est un voisin qui ne la voyant plus depuis quelques jours a alerté les pompiers. Ceux-ci, ayant défoncé la porte, ont assisté à un spectacle affreux: le chien affamé dévorait la main de la pauvre dame dont l'état de décomposition était déjà très avancé.
3) Une toute jeune fille, fuyant ses bourreaux qui la violaient collectivement, et ceux-ci la poursuivant dans les rues, un homme d'une quarantaine d'années a ouvert le feu sur les délinquants. Bilan: quatre morts et deux blessés, dont un dans un état désespéré. C'est la grande émotion dans le quartier. On parle beaucoup de ses jeunes, dans le quartier, de leur gentillesse. On dit qu'ils étaient respectueux, qu'on ne comprend pas ce qu'il s'est passé.
4) C'est le quatrième meurtre depuis deux mois. Il faut préciser que le tueur en série (qui est une seule et même personne, comme l'a démontré l'enquête) ne frappe que les chanteurs de rap. Les meurtres sont suivis chaque fois de mutilations, dont nous ne pouvons donner les détails, tant ils sont insoutenables. On soupçonne le serial killer d'appartenir à un groupuscule néo-nazi.
5) Un homme qui urinait par la fenêtre est tombé du troisième étage écrasant un couple dans sa chute. Bilan: trois morts. On dit dans le quartier qu'il ne se rendait pas toujours compte de ce qu'il faisait, qu'un jour, il s'était mis à déféquer devant tout le monde, au beau milieu de la route. On dit aussi qu'il écrivait des poèmes dont certains sont sublimes. Nous avons interrogé sa voisine qui était en larmes. Elle le trouvait si gentil, si serviable...

Nouvel entretien avec Guillaume Legli

Nouveauxtemps: Bonjour, Guillaume Legli. Une rumeur disait que vous étiez retourné à l'hôpital psychiatrique. Votre présence dément cette rumeur. Vous accusez encore la presse de gauche?
Guillaume Legli: Je n'accuse pas seulement la presse de gauche mais toute la presse. Tous les journalistes sont des ratés! Vous aussi, vous êtes des ratés. Les comiques, les minables qui font leurs one-man-show de merde, aussi!
Nouveauxtemps: Vous passez encore une fois d'un sujet à l'autre! Vous êtes le roi du coq-à-l'âne! Si nous parlions de votre poème apocalyptique sur les Pères de l'Eglise? Est-il sous presse? Vous m'en avez fait lire un passage, tout à l'heure...
Guillaume Legli: Non, il n'est pas encore sous presse. Et alors?
Nouveauxtemps: Et alors, vos vers ne sont pas très compréhensibles. Vous sentez-vous tributaire de la tradition surréaliste? Parce que maintenant, on peut parler de tradition surréaliste...
Guillaume Legli: Pauvre niais! Ce n'est pas seulement un poème sur les Pères de l'Eglise. C'est un long poème chrétien! Un très long poème. Incompréhensible, mon poème? Vous ne faîtes aucun effort de compréhension, mon pauvre! Me comparer aux surréalistes! Vous n'avez décidément aucune culture! Je me demande si vous avez une cervelle. Maintenant, ça suffit, laissez-moi parler! Qu'ils soient maudits, ceux qui me traitent de haineux, d'extrêmiste de doite, de phallocrate! Lisez Catherine de Sienne, bande de blaireaux, lisez Brigitte de Suède, Thérèse d'Avila, bande de bourrins! Si vous croyez que je vais mourir bientôt, vous pouvez attendre assis! La haine que vous me vouez se retournera contre vous! Dieu ne peut m'être hostile! Dieu est un vengeur! Qu'est-ce que c'est ce poème d'André Breton, L'Amour libre? Une connerie monumentale! Voilà ce que je pense! Lisez Hildegarde de Bingen, l'amoureuse de Dieu!
Nouveauxtemps: Vous rejetez toute la poésie du XXème siècle, si j'ai bien compris?
Guillaume Legli: Je vous rejette, vous! Vous tous! Je vois le meurtre dans vos yeux.
Nouveauxtemps: Ne vous étonnez pas après que l'on vous traite de paranoïaque.
Guillaume Legli: Ceux qui me traitent de paranoïaque sont des malfaisants!
Nouveauxtemps: Je vais, si vous le permettez, lire quelques vers de votre poème. Ces vers évoquent Bernard de Clairvaux.
Chagrin, inquiétude, peine du pauvre neveu,
Celui de Saint Bernard de Clairvaux(1090-1153),
Culpabilité, très profonde douleur;
Cîteaux, Cluny
Où l'humilité que demande le Seigneur a été oubliée.
A Cîteaux, c'est la non-cuisine mystique.
Seulement Dieu.
Seulement Dieu, l'humilité, pas de toilette, pas de
Paraître comme à Cluny.
Robert=les entrailles de Bernard.

Méditation


Je ne vais pas critiquer mon maître. D'ailleurs, ce n'est pas mon maître. Mon ami? Peut-être. Je ne vais pas le critiquer mais parfois, il pèse une tonne, il ne cesse de jurer comme un charretier, pour un rien. De plus, il engraisse. Il mange, il boit de plus en plus. Hier soir, son discours était incohérent. J'aurais aimé pouvoir l'envoyer paître. Depuis quelques temps, il devient même un peu prétentieux. Je ne sais pas ce qu'il a à bomber le torse depuis deux ou trois jours. Qu'est-ce qu'il est laid depuis qu'il s'est laissé pousser la moustache! Il lit toujours les mêmes magazines, les mêmes journaux. Marianne et Libération. Quand il a fini de les lire, il s'imagine être informé sur tout, avoir tout compris. Mais il n'est pas le seul à être dans cet état. Sa femme, cette bobonne moche, lit, elle aussi. C'est une véritable catastrophe. Croyez-moi, ce n'est pas du tout désagréable d'être un chat. C'est vrai, je ne lis pas mais j'affirme que je suis moins bête que la plupart des gens qui lisent. Les lecteurs, pour la plupart d'entre eux, sont des imbéciles. Il ne suffit pas de lire. Encore faut-il avoir un cerveau. Ah, l'humanité est un étrange cas d'espèce animale... Ce sont les êtres humains qu'on devrait mettre au zoo. Ils sont vraiment divertissants. Je les trouve aussi drôles que désespérants. Aujourd'hui, ils me cassent les oreilles, mes deux 'maîtres'. Ils ne cessent de parler de l'élection présidentielle, comme si les élections pouvaient encore servir à quelque chose! Ils m'empêchent de dormir; ils sont pénibles. La télévision est allumée. J'espère qu'il n'y aura pas du football, comme l'autre soir. Je ne peux jamais fermer l'oeil quand il y a ces matchs.Le volume de la télévison est à fond.On n'arrête pas de hurler. Le football est un sport violent et ridicule. Je suis pourtant dénué de toute haine, mais si ça continue, je vais finir par haïr l'humanité. Y-a-t-il des exceptions? La question mérite d'être posée. La bonne année, je ne la souhaite à personne!

Conclusions un peu trop hâtives (23)

- Alain Duhamel ne déteste pas les catholiques.
- Nous aurions pu gagner la deuxième Guerre mondiale sans les Américains.
- On n'a pas le droit de condamner les crimes du communisme.
- On ne doit pas abolir les débats télévisés.
- Malek Chebel ne prend pas les gens pour des imbéciles.
- Ségolène Royal a une réelle compassion pour les Don Quichotte.
- Le débat interreligieux entre chrétiens et musulmans doit avoir lieu.
- Les musulmans sont les rois de l'autocritique.
- Il n'est pas crapuleux de comparer les musulmans du XXIème siècle aux chrétiens du XIIIème siècle, de mélanger les époques.
- Patrick Besson n'est pas une tête de noeud.
- Ses voeux de Bonne Année, Jacques Chirac ne devrait pas s'en servir de suppositoire.
- J'ai très envie de fêter la nouvelle année.

Sonnet VII

L'esprit las, humilié ne baisse pas la tête,
Continue à écrire, invaincu, des fictions.
Il retourne en lui-même en sa belle retraite
Où s'épuisent en pleurant les malédictions.

L'homme écrit, il rature, et, dans la nuit, s'emporte
Contre le mauvais sort qui s'est moqué de lui
Mais tout de suite après, l'esprit frappe à sa porte,
Cette beauté sans nom qui sans cesse le suit.

Il est vrai qu'aujourd'hui, notre poète peine,
(L'enfant!) à respecter la versification.
Il semble bien que désormais la narration

Du matin intérieur, de la mort de la haine
Soit devenue un châtiment trop dangereux.
Mais qu'est-ce qu'il te prend de devenir pompeux?

Les vessies et les lanternes (3)


- Il ne faudrait tout de même pas prendre Saddam Hussein pour une victime des Américains.
- Il ne faudrait tout de même pas croire qu'il y a une culture soixanthuidarde.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre le communisme pour un idéal d'égalité et de démocratie.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre Le Pen pour un révolutionnaire.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre les gauchistes pour des humanistes.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre Malek Chebel pour un autorité.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre le stalinisme pour une dérive du communisme.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre la culture islamique pour une culture supérieure à toutes les autres.
- Il ne faudrait tout de même pas prendre Alain Duhamel pour une lanterne.
- Il ne faudrait tout de même pas me prendre pour une burne!
- Il ne faudrait tout de même pas prendre l'Europe pour l'Europe!!

Saturday, December 30, 2006

Interview de l'homme en colère


-Qu'avez-vous à dire, aujourd'hui? Je vous en prie. Ne vous énervez pas trop. Pas comme la dernière fois!
- Un jour, je me tairai. J'en ai par dessus la tête de parler dans le vide. Ce que j'ai à dire? C'est que je suis cerné par les salauds, par les pourris!
- De qui parlez-vous donc, précisément?
- Je n'ai pas à vous le dire, gros connard! J'en ai assez des démocrates, des couilles molles qui se disent républicaines! La république, mon cul!
- Vous en voulez à la République, c'est ça?
- Oui, à la République, aux politiciens! Il ne faut pas voter aux présidentielles! Ceux qui voteront sont des têtes de noeud! Tous les hommes politiques sont ridicules! Les femmes, c'est pareil!
- Vous allez encore une fois trop loin!
- Arrêtez de me provoquer! La République n'a plus lieu d'être!
- Vous êtes pour la dictature? Attention à ce que vous allez dire, vous pouvez tomber sous le coup de la loi! Vous êtes pour le totalitarisme, si j'ai bien compris.
- Mais vous ne comprenez rien! Vous êtes un débile mental! Pauvre bourrin! Les totalitarismes musulmans, c'est racaille et compagnie! Tous des ordures! C'est tout ce qu'il y a à dire!
- Vous haïssez l'humanité? Vous êtes misanthrope?
- C'est vous, le misanthrope! Arrêtez de m'insulter! Vous cherchez des histoires? Si vous continuez, il va y avoir de l'action physique! Vous me prenez pour un imbécile! Les politiques, les écrivains, les acteurs, les chanteurs sont des vampires avides d'argent!
- Vous leur reprochez d'être riches? Vous êtes jaloux?
- Mais pas seulement eux! Les footballeurs aussi, je les hais! Ils méritent tous la mort!
- Vous êtes pour la peine de mort?
- Oui, je suis pour la peine de mort! Pour vous! Pour tous vos semblables! Les poseurs de questions! J'en ai ras le bol! Il faut en finir!
- Vous êtes terroriste?
L'homme en colère n'a pas répondu. La suite de l'entretien s'est très mal passée. Nous ne pouvons vous assurer que d'autres entretiens comme celui-là vont se dérouler.

Friday, December 29, 2006

Figures de style


Saddam Hussein condamné à mort! Cela met en émoi notre stylisticien national, Jean-Marie Le Pen. Il s'est depuis longtemps spécialisé dans l'euphémisme, depuis septembre 1987, si ma mémoire est bonne. L'euphémisme est, je cite: "L'expression atténuée d'une notion dont l'expression directe aurait quelque chose de déplaisant, de choquant." C'est cela, Le Pen est un stylisticien délicat. Il ne veut pas choquer ses auditeurs. Par exemple, les 140 villageois que Saddam Hussein a fait massacrer ne sont plus qu'un incident dans sa bouche. Il ajoute tout de même que c'est un incident un peu douteux.
Il manie très bien la langue française. Je suis le premier à le reconnaître. Quand on écoute Sarkozy, La Cigogne ou Jack Lang, on est dégoûté. Oui, Le Pen est un bon parleur mais les mots qu'il emploie sont crapuleux, force est de le constater. Que pense-t-il du sort des Kurdes sous le totalitarisme de Saddam Hussein? Pas grand chose, probablement. Peut-être les massacres des Kurdes n'ont-ils jamais existé. Il faudrait poser la question au sordide et pointilleux Robert Faurisson. Qui, j'en suis persuadé, croit dur comme fer que "la puissance étrangère", comme dit Le Pen, les Américains sont un peuple de génocidaires. Il ne peut y avoir de doute là-dessus. Par exemple, le génocide des islamistes en Somalie existe.
Ceux qui prennent Le Pen pour un raciste anti-arabe sont des cons.

La maschera del demonio


Mario Bava, comme Jesus Franco, semble être le metteur en scène d'un seul film. Je veux parler du Masque du démon, sorti en 1960 avec cette créature étrange, au visage un peu cruel, Barbara Steele. Elle joue le rôle d'une sorcière qui est condamnée par l'Inquisition au 17ème siècle. Son châtiment est affreux. Le bourreau lui enfonce,à coups de masse, un masque dans le visage, un masque dans lequel se trouve des pointes . Deux siècles plus tard, la sorcière est réveillée par des gouttes de sang provenant d'une blessure d'un des personnages. Les forces du mal se déchaînent! Rarement, j'ai assisté à un spectacle aussi morbide. Beaucoup de scènes se passent dans la crypte où repose (et ne repose plus!) Asa, la sorcière. Et dans la nuit. La première fois que j'ai vu ce film, c'était au cinéma, (L'Athanor, un petit cinéma de quartier qui a vite fait banqueroute), il y a plus de vingt ans; j'avais été impressionné. Un peu plus tard, j'avais vu également La Baie sanglante. Ma perplexité, mon malaise devait se voir sur mon visage. J'ai du mal à dissimuler mes sentiments. En sortant, je m'étais exclamé textuellement; "C'est vraiment de la merde, ce film!" C'est l'histoire (?) de jeunes gens qui se font trucider l'un après l'autre, jsqu'au dernier, si je me souviens bien. Ce que jen'oublierai pas, c'est le recours presque systématique au zoom. Peut-être Bava voulait-il donner le vertige aux spectateurs. Peut-être était-ce fait exprès, comme on dit. Moi, je crois que non, et que ce fim est d'une indigence rare. Un jour, je suis tombé sur un article des Cahiers du Cinéma, faisant l'éloge de ce film. On le comparait à une tragédie grecque. Pauvre Sophocle! Il ne se doutait pas qu'il allait être insulté par les Cahiers du cinéma! De Mario Bava, j'ai vu aussi Six femmes pour l'assassin. Un film à sketch, un navet, une endive finie. On m'a parlé un jour aussi d'un film sado-masochiste, dont j'ai oublié le nom. Non, non, mille fois non! Ces films n'ont aucun intérêt! Je recommande tout de même Le masque du démon.

Film d'horreur


J'ai revu L'horrible docteur Orloff de Jesus Franco, hier soir. De Jess Frank, devrais-je dire puisque ce metteur a usé de ce pseudonyme pour ce film. Il en a eu beaucoup. Le plus drôle était: Clifford Brown, le nom d'un musicien de jazz. Un drôle de personnage, Jesus Franco, dont la filmographie laisse à désirer, armé tout de même d'une solide culture cinématographique. Oui, un drôle de personnage qui était capable de tourner deux ou trois films en même temps. Sa filmographie est interminable. Il semble qu'il n'ait été le cinéaste que d'un seul film, celui sur lequel j'écris ce message. Film bien réalisé, très macabre. La présence de Howard Vernon, acteur suisse-allemand, rend le film plus impressionnant encore. C'est l'histoire d'un savant fou qui a sous sa botte une créature aux yeux exorbités et sans vie. Ce monstre tue pour son maître, lui ramène les cadavres dont la peau servira à rafistoler le visage défiguré de la fille du scientifique. Une énième histoire de savant fou, me direz-vous. Mais ce film mérite d'être vu. Il est sorti en 1962. Il se déroule en France. C'est un film franco-espagnol. Il me semble que la production est française. Où en est le cinéma d'horreur, à l'heure actuelle? Je serais bien incapable de le dire, ne fréquentant plus (et avec raison! Il suffit de voir les films récents à la télévision!) les salles obscures. Mais je crois, d'après ce que j'en ai entendu dire, qu'elle n'est pas fameuse. Il semble que la production de films d'horreur de qualité se soit arrêtée aux débuts des années 80. Je reviendrai là-dessus.
Dans le DVD de L'horrible docteur Orloff, il y a une intéressante interview de Jesus Franco dans laquelle, à un moment donné, il dit qu'on l'a accusé d'avoir plagié Les yeux sans visage de Georges Franju (Bon film, celui-là aussi!). Il est vrai que le sujet est quasiment le même. Franco affirme que Franju et lui ont fait leur film en même temps. Il n'y a pas de raison de croire que Franco est un menteur.